Pie que tout N°29

NI CPE I, NI CPE BIS !!!….

Pie que tout N°29Depuis deux mois, l’intransigeance du Premier ministre a conduit le
pays dans une crise sociale de grande ampleur. Les millions de
manifestants et de grévistes comme les actions des lycéens et des
étudiants reflètent la position majoritaire du pays.

En expert qu’il est dans l’art de la manoeuvre, Chirac nous a servi
une soupe insipide dont le seul but était de faire diversion et de diviser
le mouvement anti-CPE.

29.jpgEn promulgant, envers et contre tous, le CPE, Chirac nous dit :  » Je
légalise le C.P.E, mais reprenez le travail, arrêtez de manifester, le
CPE sera ensuite modifié par une nouvelle loi  » votée  » par les
députés, les mêmes qui ne pouvaient être saisis par une deuxième
lecture pour le modifier ou le retirer, les mêmes qui avaient voté des
deux mains un CPE imposé par un De Villepin aujourd’hui carbonisé
par son attitude infléxible. (…)

Service régional de l’Inventaire.

L’avenir s’annonce plus incertain que jamais. Rien ne
bouge sur les conditions de transfert.

Le conseil général de l’Aisne a décidé de ne plus subventionner
l’AGIRPIC, ce qui ne manquera pas d’avoir de graves répercussions
sur son personnel. L’Etat s’en lave les mains et refuse de
compenser, à l’euro près, les dépenses engagées au titre du transfert.

Ainsi sa dotation provisionnelle s’élevait, en 2005, à 65 026
euros, bien loin des 185 000_/an nécessaires en besoins annuels
de crédits d’intervention intégrant les besoins liés à AGIR PIC. (…)

Xavier l’a demandé, Xavier l’a eu…

Depuis des années, la Picardie est l’une
des régions les plus défavorisées en matière culturelle,
touit comme dans le domaine du social ou de
l’éducation. En vertu de l’adage  » on ne donne rien
aux pauvres « , le ministre de la culture avait décidé
de réduire de manière drastique (20%) les crédits
2006 de la Drac.

Consigne était donc de gérer la pénurie et
de tenter de calmer les inquiétudes des différents
acteurs culturels de la région en les faisant lanterner
le plus longtemps possible. (…)

Pie que tout N°27

Lame de fond historique contre le CPE !!

Pie que tout N°27Si le gouvernement escomptait un essouflement de la mobilisation, il a manifestement perdu son pari.

Jamais autant de monde n’avait manifesté à Amiens, y compris au plus fort de la contestation contre la casse des retraites.

27.jpgCoudes à coudes, 20 000 ou 25000 lycéens, étudiants, fonctionnaires, salariés du privé et
retraités ont clamé leur rejet du CPE
Environ un quart des agents de la Drac étaient en grève ou avaient posé une journée de
congès en signe de solidarité. Une bonne dizaine a participé à la manif.

Mais rien n’y fait….. (…)

Pie que tout N°26

Non au Contrat Poubelle Pour Esclaves !!

Pie que tout N°26Incontestablement, les journées de mobilisation des 18 et 23 Mars contre le CPE ont été un réel succès. Elles ont montré la
détermination de tous ceux qui refusent une nouvelle détérioration du contrat de travail salarié, une généralisation de la précarité
comme mode de gestion et de profit et la logique d’une société basée sur la flexibilité et la
compétition entre tous.

Mais ni les tensions qui s’accroissent, ni les risques de bavures qui
amènent notamment qu’un militant de SUD soit a cette heure entre la vie et la mort, ne
semblent devoir fléchirvéritablement le chef du gouvernement et certains de ses fidèles
ministres. Le notre en premier lieu qui clame  » Y a rien à partager, Y a rien à négocier « .

Nous verrons bien quels seront les résultats de la rencontre de ce jour entre De Villepin et
les organisations syndicales. Dans l’immédiat, nous devons maintenir la pression.

26.jpgIls veulent nous diviser, nous catégoriser en chômeurs fainéants, étudiants immatures,
jeunes casseurs, vieux qui vident les caisses de la sécu, diplômés-non diplômés, fonctionnaires
privilégiés, précaires CDIstes… (…)

Voitures de service, la loterie

Depuis quelques mois, y’a
comme un malaise dans l’utilisation
des véhicules de service.

Une procédure et un mode
de fonctionnement, normalement
valables pour tous, a pourtant bien
été mise en place pour mettre fin à
certaines situations qui nous amenaient parfois à confondre
véhicule personnel et véhicule de service.

Nous comprenons mal que certains, qui devraient
pourtant montrer l’exemple, se soient affranchis de ces
règles communes pour s’octroyer, à titre personnel, un
quasi  » véhicule de fonction « .

Certes, nous comprenons
que les temps sont durs et que de
petits avantages en nature puissent
être les bienvenus. (…)

Du changement dans le paysage syndical de la DRAC

Une section Sud-Culture est en cours de constitution à la DRAC de Picardie. Elle regroupera de nouveaux
syndiqués et la plupart des adhérents de la section SNAC-FSU de la DRAC. Tous restent animés de la
même volonté de lutter sans concession, au niveau local comme au niveau national, contre la casse des
services publics, le respect des missions traditionnelles des DRACs et la défense nos conditions de travail…..

Pie que tout N°25

SALARIES JETABLES .. SALARIES SANS
DROITS…. NON, MERCI !!!

Le Premier ministre n’en démord pas.

Pie que tout N°25Quelle que soit la mobilisation contre son projet de Contrat Première Embauche, il est bien décidé à imposer, sans
débat et avec brutalité, une mesure phare qui s’inscrit dans la déréglementation du code du travail et la volonté de
donner plus de fléxibilité aux entreprises.

Les patrons, ravis d’une aubaine qui leur permettra, non seulement d’être exonérés de charges sociales, mais
aussi de renouveler en permanence leur  » stock  » applaudissent des deux mains. Revoilà revenu le temps béni du
XIXe siècle et des maitres-chanteurs…

Tout a été dit sur ce contrat qui vise à précariser encore plus les moins de 26 ans auxquels il est destiné.

Pendant
deux ans, ceux-ci pourront être virés à tout moment, sans préavis, indemnités ni même justification. Voilà contourné
le droit du travail qui prévoit pour les CDI une période de un à trois mois.

Désormais, ils n’auront aucune perspective d’avenir et devront durablement plier face à l’arbitraire. (…)

CDI, CDD, CNE, CPE….

Jusqu’à présent, en droit du travail français, le
contrat de travail de droit commun, c’est le CDI,
le contrat de travail à durée indéterminée.
Comme son nom l’indique, il dure sans limitation,
tant que l’employeur ne licencie pas ou tant que
le salarié ne démissionne pas. Bien sûr, le licenciement
est possible, mais depuis 1973, il ne
peut être prononcé sans être basé sur un motif
réel et sérieux. Ce motif peut être d’ordre économique
: suppression de poste, fermeture d’établissement,…
ou tenant à la personne : motif disciplinaire,
insuffisance professionnelle, inaptitude
au poste et impossibilité de reclassement,…
Par contre, il ne peut être fondé sur une discrimination,
sur un état de grossesse ou sur un abus
de droit. Pour savoir quel est le motif du licenciement
et apprécier s’il est réel et sérieux, la lettre
de licenciement doit le mentionner expressément,
dès lors que le licenciement intervient après la fin
de la période d’essai. (…)

Intermittents : Journée nationale d’actions

Alors que plusieurs rapports d’expertises montrent que le protocole du 26 juin 2003, malgré toutes les exclusions qu’il engendre, ne génère pas d’économies¹, et qu’il n’est tout simplement pas adapté à nos pratiques d’emploi²,

Alors que le Gouvernement, sous la pression du mouvement des intermittents, a dû intervenir en créant en urgence une Allocation de Fonds Transitoire (AFT) pour tenter de réduire l’hémorragie des gens qui se sont retrouvés brutalement privés de droits (plus de 21 400 personnes ont été rattrapées par l’AFT),

Alors que la contestation s’est accompagnée de l’élaboration d’un contre-projet basé sur une meilleure redistribution,

Alors que plus de 470 parlementaires de tous bords, représentés au sein du Comité de Suivi,
soutiennent une Proposition de Projet de Loi (PPL) reprenant nos principales revendications,

Alors que Renaud Donnedieu de Vabres, le Ministre de la Culture, s’est publiquement engagé à maintes reprises à ne pas agréer ce protocole et à légiférer³,

Alors que, après une prorogation du protocole actuel le 22 décembre dernier, de nouvelles « négociations » ont commencé le 14 février sans prendre en compte nos propositions,

Nous savons déjà que le MEDEF et certains syndicats censés nous représenter veulent adopter le 8 mars prochain un nouveau protocole qui aggravera celui de juin 2003 !

Journée nationale d’actions

Mercredi 8 mars 2006
A Paris, MANIFESTATION, à 15h
De la Place de l’Opéra à Matignon

A l’initiative de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France
des syndicats CGT du Spectacle, du SNLA-FO et de Sud Culture.

Nous appelons à tous types d’actions : Interventions, occupations, blocages, grève…


Ce nouveau projet du MEDEF est une provocation : il ignore les différents rapports qui ont été effectués et ne tient pas compte de nos propositions :

 Il maintiendrait le principe de capitalisation (pas de date anniversaire), en instaurant un maximum de 22 jours indemnisés par mois, ce qui entraînera un allongement démesuré de la période d’épuisement des 243 jours (8 mois) indemnisables.

 Le nouveau mode de calcul de l’Indemnisation Journalière + l’indemnisation sur 22 jours par mois maximum aurait également pour conséquence une baisse de l’allocation mensuelle allant jusqu’à plus de 50% pour les intermittents les plus pauvres, tout en maintenant l’allocation de ceux pour qui les « assedics » ne sont qu’un revenu de complément. Ce mode de calcul serait encore plus désavantageux pour les intermittents de l’annexe 10 (artistes).

 De plus, le calcul de l’Indemnisation Journalière serait basé uniquement sur le Salaire Journalier de Référence (SJR). Il ne tiendrait plus compte du nombre d’heures travaillées dans l’année, ce qui inciterait à ne pas déclarer tous les jours employés.

Rappel de nos principales revendications (la proposition de nouveau modèle et la PPL sont consultables sur le site de la CIP)

 507 heures sur une période de 12 mois à date anniversaire fixe, pour ouvrir des droits à indemnisation.

 12 mois d’indemnisation, chaque jour chômé étant indemnisé.

 Une indemnité journalière plafonnée et ayant un plancher égal au smic jour, qui tient compte du salaire annuel et du nombre d’heures déclarées, favorisant ainsi la déclaration de toutes les heures travaillées.

1. Expertise de J.P. Guillot, nommé par le Ministre de la Culture; Missions d’information parlementaires du Sénat et de l’Assemblée Nationale; Enquête collective menée par la Coordination des Intermittents et Précaires en coopération avec le Laboratoire Matysse-Isis Paris (UMR associée au CNRS).
2. Le protocole actuel favorise ceux qui travaillent régulièrement, n’incite pas à déclarer toutes les heures effectuées et indemnise davantage que le précédent protocole les salariés les mieux payés.
3. «Mon objectif, je le redis, c’est qu’il y ait un système équitable et pérenne pour les artistes et techniciens, au sein de la solidarité interprofessionnelle, qui soit opérationnel le 1er janvier 2006. Si, pour une raison ou pour une autre, ça ne fonctionnait pas, le gouvernement en liaison avec le Parlement, prendra toutes ses responsabilités. » Déclaration de RDDV au Journal Le Monde le vendredi 13 mai 2005.


Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France >>> www.cip-idf.org

14, quai de Charente, 75019 Paris – M° Corentin Cariou – 01 40 34 59 74
– Chèques de soutien à l’ordre de l’AIP –
Pour s’informer: permanences CAP (Conséquences de l’Application du Protocole) le lundi de 14h à 17h et jeudi de 17 h à 20h.