Signature de l’accord protection sociale complémentaire au ministère de la Culture

À l’heure où les politiques gouvernementales accentuent la remise en cause de notre modèle de protection sociale, la Protection Sociale Complémentaire (PSC) est malheureusement devenue indispensable pour permettre aux agent.e.s et à leur famille d’avoir accès aux soins et de se protéger des aléas de la vie. Tout en revendiquant une couverture totale par la sécurité sociale, les organisations syndicales CGT-SUD-FSU-UNSA-CFTC du ministère de la Culture ont assumé la nécessité de négocier un accord ministériel déclinant un dispositif mis en place pour toute la Fonction publique d’État.

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LE 8 MARS, JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES

Grève féministe

Tous.tes dans les rues pour le droit des femmes et contre les inégalités de genre !

La grève féministe est notre moyen de nous faire entendre et construire le rapport de force face aux nombreuses inégalités qui perdurent encore dans notre société :

Au travail où l’inégalité des salaires est encore trop prégnante : En 2019, à travail égal, les femmes gagent 16,1% de moins que les hommes.

La retraite où les femmes sont encore laissées pour compte avec de nouvelles réformes envisagées par le gouvernement sur les droits familiaux et conjugaux qui réduiront les pensions de réversion.

La santé où les femmes restent les plus exposées aux maladies professionnelles : en 2011, en France, le nombre de maladies professionnelles déclarées pour les femmes était égal à celui des hommes. En dix ans, il a augmenté de 180% pour les femmes, contre 92% pour les hommes.

Les violences sexistes et sexuelles touchant surtout les femmes et les minorités de genre qui restent omniprésentes au travail, notamment dans le secteur de la culture ou dans la cellule intra-familiale dans laquelle encore 82% des mort.es au sein du couple sont des femmes.

Le doit à l’avortement encore en discussion au Sénat pour son ajout à la constitution…

Attaquons-nous au système patriarcal partout et constamment, dès l’école maternelle, dans la rue, au travail, les lieux publics, les lieux de spectacle…

Mettons-nous en grève le 8 mars, grève du travail, grève des tâches ménagères !

Sortons dans les rues pour nous faire entendre, participons partout aux actions et manifestations !

Réapproprions-nous tous les espaces publics !

Venez rejoindre les nombreux rassemblements dans toute la France !

  • Rendez-vous à Marseille, Le 8 mars :
    • 10h manifestation intersyndicale
    • 14h manifestation de soutien avec les femmes Kurdes qui rejoignent la Zone d’Occupation Féministe
    • 14h à 18h Zone d’Occupation Féministe (stands et plateau radio + garde d’enfant)
    • 18h départ de la manifestation
  • Rendez-vous à Angers :
    • Le samedi 2 mars de 14h à 17h rue Lenepveu
    • Village féministe avec les assos et syndicats membres du collectif et des invitées.
    • Le 8 mars 
    • 15h40 sur la place du ralliement
    • FÊTE FORAINE FÉMINISTE pour faire la grève en s’amusant (la pêche au connard, des pinatas…)
    • 18h manifestation avec tête de cortège sans homme cis. 
  • Rendez-vous à Paris :
    • AG des grévistes le 8 mars à 10h à la Grange aux Belles : le 8 mars nous sommes en grève, donc nous nous réunirons pour discuter toutes et tous ensemble de cette grève et des suites à donner.
    • Manifestation le 8 mars à 14h à Gambetta : nous manifesterons de Gambetta à Bastille en passant par République. 

Et bien d’autres villes encore…

Carte des manifestations : https://www.grevefeministe.fr/agir/#mobilisations

Tract d’appel, communiqué intersyndical, mais aussi du matériel unitaire sur le site du collectif :

Liste de slogans et chansons pour la manif :

Pour en finir avec la logique de l’aide et garantir un droit à la continuité du revenu aux travailleur·euses de l’art

La BUSE, Le SNAP CGT, Le STAA, Le SNÉAD-CGT, SUD Culture Solidaires

Diffuseurs, diffusez !

Au printemps dernier, nous avons publié une tribune : « Ne soutenons pas les artistes, rémunérons les travailleur·euses de l’art ! » répondant à celle publiée par des responsables d’institutions artistiques en France : « Le monde de l’art se mobilise / # Soutenons les artistes contemporains ». Dans cette dernière, les diffuseurs demandaient à l’État, entre autres : une augmentation des budgets d’acquisition des FRAC et des musées, plus de moyens pour « aider » à la recherche et à la production, des « aides matérielles » aux jeunes diplomé·es, un budget plus important pour la commande publique, et enfin, « un véritable statut des artistes-auteur·ices ». Dans notre réponse, nous avons démontré que seulement 0,6 % des artistes sont concerné·es par les acquisitions d’œuvres1, et que ranger les artistes-auteur•ices dans la catégorie des personnes à aider entretient le manque de reconnaissance du travail fourni. Cela entraîne par ailleurs la multiplication de dispositifs financiers complexes dont très peu d’artistes-auteur·ices, au final, bénéficient. Pour réellement soutenir les artistes, il s’agirait de reconnaître la valeur du travail qu’i·elles produisent. Cela passe par l’amélioration du statut existant et des droits qu’il offre, en effet.

Ainsi, notre tribune proposait un ensemble de mesures concrètes pour ouvrir de nouveaux droits comme une assurance chômage aux travailleur·euses de l’art non salarié·es. Le statut que nous avons envisagé correspond à un régime de la continuation des revenus et des droits entre les engagements professionnels ; nous avons imaginé son financement, entre autres, par l’augmentation de la contribution dérisoire que paient actuellement les diffuseurs lorsqu’ils ont recours au travail d’artistes-auteur·ices en France (1,1 % de la rémunération brute, contre 46 % de cotisations patronales dans le secteur du spectacle).

Suite à la publication de notre tribune, nous avons rencontré des diffuseurs souhaitant « soutenir » les artistes et leur avons soumis notre proposition. Nombre d’entre ell·eux nous ont confié n’avoir aucun pouvoir pour mettre en place de telles mesures, ni même pour les défendre auprès des élu·es, car les institutions culturelles publiques (y compris les personnes qui les dirigent) sont elles-mêmes en difficulté. Parallèlement à notre dialogue avec les diffuseurs, nous avons rencontré les tutelles (ministère, DRAC) qui disent ne rien pouvoir faire car soumises aux décisions du ministère de l’Économie. Au même moment, le ministère de la Culture annonçait aux organisations syndicales ses prochaines actions pour le secteur des arts visuels. Des étapes particulièrement timorées qui ne profiteraient qu’à un nombre restreint de personnes : projet de cession de droits pour que les artistes soit rémunéré·es lors des expositions futures des œuvres acquises par des collections publiques, diffusion de recommandations de rémunération dans les musées, etc.

Cependant, notre proposition a trouvé un écho auprès de certaines formations politiques, en particulier auprès de membres du Parti communiste français (PCF). En effet, depuis plusieurs mois, un groupe de travail réfléchit à un projet de loi visant à créer un revenu de remplacement pour les artistes-auteur·ices. Le texte devrait bientôt être présenté à l’Assemblée nationale. Nous souhaitons donc profiter de ces débats parlementaires pour appeler les diffuseurs à reconsidérer leur implication aux côtés des travailleur·euses de l’art, à soutenir la mise en œuvre d’un véritable statut et à diffuser notre initiative. 

La suite ici : https://framaforms.org/pour-en-finir-avec-la-logique-de-laide-et-garantir-un-droit-a-la-continuite-du-revenu-aux-1639666230

SAMEDI 5 DÉCEMBRE : UNE NOUVELLE ATTEINTE INADMISSIBLE À LA LIBERTÉ DE MANIFESTER

Communiqué de presse des unions régionales d’Ile-de-France CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL

Depuis plusieurs semaines nos organisations appellent et participent activement sur l’ensemble du territoire aux mobilisations pour défendre nos droits et nos libertés, en particulier dans les cadres unitaires contre la loi sécurité globale et le schéma national du maintien de l’ordre.

Il est bien évident que le but du gouvernement est de restreindre la liberté d’informer, la liberté de la presse et de priver la population d’user de son droit d’expression, d’être informé, de manifester, de s’organiser pour gagner de nouveaux droits.

Et ceci dans un contexte de régression alarmante des droits sociaux (assurance chômage, retraites, diminution du budget de la sécurité sociale, loi travail…) alors que les plans de licenciement se multiplient et que la précarité s’aggrave, en particulier pour la jeunesse et pour les sans papiers.

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Marche pour nos droits, nos libertés et notre dignité

Collectif Valence en lutte

Dans la lignée du rassemblement unitaire du 28 Novembre pour la défense de nos droits et nos libertés, nous appelons à une nouvelle manifestation ce samedi 5 décembre. Cet appel est élargi à une marche pour le droit de tou·te·s à vivre dignement. Il s’inscrit dans un appel national à lutter contre la précarité, la pauvreté et la réforme de l’assurance chômage.

L’inique loi “sécurité globale” n’est qu’une partie de la politique du gouvernement, la plus choquante et visible tant elle veut porter atteinte à nos libertés, et notamment au droit d’être informé et de se mobiliser. Cette loi est prévue pour réprimer les futurs mouvements
sociaux et écologiques qui ne tarderont pas à s’amplifier. Nous en demandons le retrait total.

Il nous semble pertinent que les mobilisations actuelles s’élargissent à la situation sociale qui ne cesse d’empirer. Le gouvernement n’engage aucune mesure, notamment, pour contrer les terribles vagues de licenciements qui s’abattent sur les travailleur·se·s, ni pour mettre fin à la précarité, la pauvreté et à la misère qui s’étendent dramatiquement. Un terrible exemple en est l’attaque faite à l’assurance chômage.

La loi sécurité globale a été l’étincelle qui a allumé ou rallumé en beaucoup d’entre nous une saine colère. Pour l’exprimer, nous appelons à une nouvelle manifestation unitaire ce samedi 5 décembre à Valence.

Plus que jamais, solidaires et uni·es, soyons déterminé·e·s à lutter pour nos droits, nos libertés et notre dignité.

Le pouvoir organise la chasse aux sorcières

Union syndicale Solidaires

Depuis l’ignoble assassinat de Samuel Paty, condamné par l’ensemble du mouvement social, les débats sur la liberté d’expression et sur la laïcité ont très vite évolué vers des attaques de la part d’une partie de la classe politique, des éditorialistes, mais aussi de ministres. Cela s’accompagne d’un déferlement haineux dans les médias et sur les réseaux sociaux contre l’ensemble des musulman∙es et celles et ceux qui luttent contre le racisme spécifique qu’elles et ils subissent.

Dans ce flot de haine, l’expression “islamo-gauchisme”, est utilisée pour faire croire que des militant.es antiracistes seraient complaisant∙es avec l’islamisme radical et les “complices moraux” du terrorisme. C’est une tentative de disqualification manipulatoire des organisations antiracistes.

Ainsi, plusieurs syndicats dont des organisations membres et des adhérent∙es de notre Union syndicale, des associations, des organisations politiques, des journalistes et des personnalités publiques ont été pris∙es à partie ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux, où se multiplient mensonges, amalgames et menaces. Ces propos entraînent une division grave dans la société et font le jeu de l’extrême droite qui prospère sur le racisme et l’amalgame musulman∙e / arabe / terroriste.

Les mêmes qui disent défendre la liberté d’expression essayent d’en limiter son champ. Les mêmes qui sont au pouvoir depuis des décennies cherchent à nier leurs responsabilités dans la situation. Les mêmes qui participent à renforcer les dominants veulent nier aux dominé∙es le droit de les contester. Ce sont les mêmes qui entretiennent des relations et signent des contrats notamment militaires avec les pires régimes.

Condamner le terrorisme et lutter contre est une évidence, mais dans une démocratie les moyens d’y parvenir se discutent. Défendre la laïcité sur la base de la loi de 1905, composante essentielle de notre société, est une évidence, mais elle ne doit pas être instrumentalisée ou prétexte à discriminer.

Notre syndicalisme s’inscrit dans une longue tradition de combats pour l’émancipation sociale. Nous réaffirmons que nous luttons aussi bien contre le fanatisme religieux que contre le racisme.

La période est grave. Certain∙es essayent de fracturer encore plus la société et d’empêcher toute critique de leur politique. L’Union syndicale Solidaires refuse les amalgames honteux et dangereux qui désigneraient un ou des bouc-émissaires. L’Union syndicale Solidaires affirme son soutien et sa solidarité aux structures et personnes qui défendent les droits et les libertés de toutes et tous et qui sont attaqué∙es dans cette véritable chasse aux sorcières. Nous ne nous laisserons ni impressionner, ni museler. Nous devons faire front collectivement et ne pas rester silencieux∙euses face à ces attaques.