Le 5 novembre et au-delà : la culture en grève

Depuis le mois de septembre, les lycéen·nes d’Outre-mer et des quartiers populaires se mobilisent pour leur avenir et réclament des conditions d’études dignes. Leur mouvement s’est étendu à toute la France !

Cette contestation inattendue, combative et joyeuse est devenue l’avant-garde d’une mobilisation d’ampleur contre l’État autoritaire et son racisme.

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Le 17 octobre, la convergence des luttes a montré toute sa force ! Continuons le 24 et le 31 !

Le 17 octobre, grâce à l’élan porté par la jeunesse, un espoir renait pour toustes : travailleureuses, chômeureuses, retraité·es !

Plus de 800 000 personnes ont répondu présent·es et ont tenu le pavé face à une répression d’une violence sans limite. La mobilisation de la jeunesse nous a donné la force de rentrer dans la lutte à leurs côtés d’abord. 

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AG des métiers de la transmission culturelle – Paris 3 novembre 2026

Guides, médiateur·ices, agent·es d’accueil, prestataires

Le mouvement de contestation qui se développe depuis la rentrée prend de l’ampleur. Les travailleur·euses de la culture doivent y prendre toute leur place. La branche Métier de la Transmission Culturelle de SUD Culture (MTC) appelle à une assemblée générale pour construire un mouvement d’ampleur et défendre nos droits.

Nos revendications sont celles de l’ensemble des manifestant·es, quels que soient leur âge, leur genre ou leur métier : lutte contre la vie chère, défense des services publics et combat contre la précarisation.

Nos métiers sont variés, notre précarité est commune

Personnels d’accueil (billetterie, audioguides, vestiaires…), guides-conférencier·es et médiateur·ices culturel·les : nous faisons face à la même précarité et la dégradation générale de nos conditions de travail.

Cette situation résulte de choix politiques. Depuis des années, les gouvernements successifs organisent le désengagement de l’État et la privatisation des services publics, au nom d’économies prétendument nécessaires. Dans les établissements culturels, la sous-traitance se généralise, au profit d’agences exploitant des salarié·es en contrats hyper précaires (CDDU) ou des auto-entrepreneur·euses de manière illégale (salariat déguisé).

Le patrimoine n’est pas une marchandise !

Pendant que des institutions privées détenues par des milliardaires imposent leur vision de la culture, les établissements publics s’alignent sur une logique de prétendue rentabilité. Le patrimoine devient un produit de luxe : tarifs prohibitifs, course au tourisme de masse, freinant l’entretien des bâtiments, qui est négligé.

À terme, c’est le droit à la culture pour toutes et tous qui est menacé, comme les droits et les conditions de travail de celles et ceux qui la font vivre.

En raison de leur lien avec l’Histoire et le Patrimoine, les travailleur·euses de la culture trop souvent identifié·es à des ambassadeur·ices du pouvoir en place.  Pourtant,  i·elles sont les victimes des politiques antisociales et deviennent les variables d’ajustement de ses choix.

Pour SUD Culture  Solidaires, défendre le Patrimoine ne signifie pas défendre l’ordre établi et sa vision réactionnaire.

La préservation des vieilles pierres ne doit pas servir à masquer la destruction des droits sociaux au profit d’un ordre néolibéral et bourgeois !!

TOUTES ET TOUS À L’AG POUR ORGANISER LA RIPOSTE !

Mardi 3 novembre 2026 à 18h30
Bourse du Travail, annexe Turbigo, salle Léon Jouaut (RDC)

67 rue de Turbigo, 75003 Paris
Métro : Temple, Art et métiers, Réaumur – Sébastopol

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Précarité et ubérisation dans la culture

La commission juridique

Depuis le début de l’année, on travaille avec des avocats conseils, qui peuvent également agir : en droit privé Lucie Marius et Juliette Bourgeois, en droit administratif Thibault Laforcade.

Le but est d’avoir une bonne expertise technique juridique du dossier et de réfléchir ensemble sur les perspectives syndicales prioritaires, les perspectives de luttes.

La commission sert à accueillir les gens qui ont des problèmes, ils sont nombreux. Cela se passe mal partout, en privé comme en public. C’est l’occasion d’élaborer ensemble des stratégies de défense et d’observer les récurrences dans le monde du travail en termes de harcèlement moral, abus managériaux liés, harcèlement sexuel… Il y a beaucoup de choses.

Cette observation des principaux problèmes permet d’élaborer des fiches outils disponibles pour tous et sert de support de réflexion.

En cours d’année, on a été contactés par des médiateurs et médiatrices culturels, surtout de la Fondation Cartier, pour nous dire qu’on les emploie sur des petits contrats, des CDD d’usage.

L’évolution du monde du travail

C’est ce qu’on perçoit déjà ailleurs, des emplois sur des besoins permanents avec des contrats initialement prévus pour des extras et qui coupent toute possibilité de se projeter sur le plan professionnel, qui précarisent. Cela empêche aussi l’organisation syndicale, on ne peut pas créer une section, on ne peut pas se présenter à des élections. C’est le couperet, si on commence à l’ouvrir, on est vite black-listé. La Fondation Cartier a été un exemple. Malgré les tentatives de négociation cela s’est
fini par une éviction de la plupart des salarié·es.

Actuellement, on peut voir l’usage massif d’un panel de contrats courts et le recours de plus en plus fréquent à l’externalisation par le biais d’agences qui prennent en charge la gestion autrefois assurée par
les entreprises. Ces agences grossissent et négocient auprès des établissements pour obtenir des prestations au détriment des gens qu’ils emploient.

Pour les personnes qui travaillent on constate un cumul des statuts, on est à la fois salarié·e quelque part, micro-entrepreneur·euse, etc. Cela complexifie e leur compréhension et leur faire-valoir au droit aux couvertures sociales, au chômage, etc. Le contrat commercial se substitue de plus en plus au contrat de travail. Il y a une évolution du rapport de subordination qui reste bien réel et on voit une inversion avec le/la salarié·e qui devient autoentrepreneur·euse et le/la patron·ne qui devient le/la client·e. Il y a une confusion dans les termes, toujours au détriment des travailleurs et travailleuses.

Au sommaire

  • Introduction (voir ci-dessus)
  • Statuts et contrats précaires dans la Culture
  • Outils juridiques judiciaires pour les salarié·es précarisé·es
  • Petite histoire de la précarisation dans la fonction publique et le milieu culturel et présentation
  • des niveaux d’action en droit administratif
  • Présentation du régime social des artistes auteur·ices
  • Témoignages sur la médiation culturelle, la lutte à Cartier et la prestation de services à la Bourse de commerce – Pinault
  • Présentation de l’évolution du métier de guide conférencier·ère
  • Comment réagir et défendre les salarié·es face au phénomène de l’externalisation
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