Le 17 octobre, la convergence des luttes a montré toute sa force ! Continuons le 24 et le 31 !

Le 17 octobre, grâce à l’élan porté par la jeunesse, un espoir renait pour toustes : travailleureuses, chômeureuses, retraité·es !

Plus de 800 000 personnes ont répondu présent·es et ont tenu le pavé face à une répression d’une violence sans limite. La mobilisation de la jeunesse nous a donné la force de rentrer dans la lutte à leurs côtés d’abord. 

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Précarité et ubérisation dans la culture

La commission juridique

Depuis le début de l’année, on travaille avec des avocats conseils, qui peuvent également agir : en droit privé Lucie Marius et Juliette Bourgeois, en droit administratif Thibault Laforcade.

Le but est d’avoir une bonne expertise technique juridique du dossier et de réfléchir ensemble sur les perspectives syndicales prioritaires, les perspectives de luttes.

La commission sert à accueillir les gens qui ont des problèmes, ils sont nombreux. Cela se passe mal partout, en privé comme en public. C’est l’occasion d’élaborer ensemble des stratégies de défense et d’observer les récurrences dans le monde du travail en termes de harcèlement moral, abus managériaux liés, harcèlement sexuel… Il y a beaucoup de choses.

Cette observation des principaux problèmes permet d’élaborer des fiches outils disponibles pour tous et sert de support de réflexion.

En cours d’année, on a été contactés par des médiateurs et médiatrices culturels, surtout de la Fondation Cartier, pour nous dire qu’on les emploie sur des petits contrats, des CDD d’usage.

L’évolution du monde du travail

C’est ce qu’on perçoit déjà ailleurs, des emplois sur des besoins permanents avec des contrats initialement prévus pour des extras et qui coupent toute possibilité de se projeter sur le plan professionnel, qui précarisent. Cela empêche aussi l’organisation syndicale, on ne peut pas créer une section, on ne peut pas se présenter à des élections. C’est le couperet, si on commence à l’ouvrir, on est vite black-listé. La Fondation Cartier a été un exemple. Malgré les tentatives de négociation cela s’est
fini par une éviction de la plupart des salarié·es.

Actuellement, on peut voir l’usage massif d’un panel de contrats courts et le recours de plus en plus fréquent à l’externalisation par le biais d’agences qui prennent en charge la gestion autrefois assurée par
les entreprises. Ces agences grossissent et négocient auprès des établissements pour obtenir des prestations au détriment des gens qu’ils emploient.

Pour les personnes qui travaillent on constate un cumul des statuts, on est à la fois salarié·e quelque part, micro-entrepreneur·euse, etc. Cela complexifie e leur compréhension et leur faire-valoir au droit aux couvertures sociales, au chômage, etc. Le contrat commercial se substitue de plus en plus au contrat de travail. Il y a une évolution du rapport de subordination qui reste bien réel et on voit une inversion avec le/la salarié·e qui devient autoentrepreneur·euse et le/la patron·ne qui devient le/la client·e. Il y a une confusion dans les termes, toujours au détriment des travailleurs et travailleuses.

Au sommaire

  • Introduction (voir ci-dessus)
  • Statuts et contrats précaires dans la Culture
  • Outils juridiques judiciaires pour les salarié·es précarisé·es
  • Petite histoire de la précarisation dans la fonction publique et le milieu culturel et présentation
  • des niveaux d’action en droit administratif
  • Présentation du régime social des artistes auteur·ices
  • Témoignages sur la médiation culturelle, la lutte à Cartier et la prestation de services à la Bourse de commerce – Pinault
  • Présentation de l’évolution du métier de guide conférencier·ère
  • Comment réagir et défendre les salarié·es face au phénomène de l’externalisation
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 17 octobre : amplifions le mouvement ! Sud Culture appelle à la grève et aux manifestations

Alors que la mobilisation lycéenne et étudiante se renforce de manif en manif depuis plus de trois semaines et que le gouvernement abat sa répression et laisse les revendications sans réponse, il faut démontrer notre soutien sans faille à leurs revendications et à leur mobilisation ! 

Plusieurs écoles d’art telles que l’école du Louvre, des Chartes, Estienne et Boulle ont elles aussi été bloquées cette semaine, pour dénoncer aux côtés des lycées et des universités déjà en lutte :

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Soutien aux lycéen·nes en lutte

Depuis le 21 septembre, un mouvement de mobilisation lycéenne parti d’Île-de-France s’étend dans tout le pays. Ces derniers jours, les blocages, rassemblements et manifestations se sont multipliés dans des centaines de lycées.

L’état des lieux est consternant : des classes surchargées ; des professeur·es absent·es et non remplacé·es ; des personnels éducatifs, sociaux et de santé en nombre insuffisant ; des bâtiments vétustes, insalubres (nuisibles, plafond qui s’écroulent, infiltrations, absence de savon, papier toilettes…) ; absence de chauffage en hiver et de climatisation en canicule ; des inégalités considérables d’un établissement et d’un territoire à l’autre.

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Mardi 13 octobre : après la Bastille, on prend Matignon !

Le 13 octobre, nous, travailleureuses de la culture, répondons présentées par milliers dans toute la France !

Technicien·nes de plateau, réalisateurices, libraires, bibliothécaires, auteurices, éditeurices, acteurices, technicien·nes, ingés son et lumière, archéologues, surveillant·es de salle, médiateurices culturel·les, guides conférencières, salarié·es, agent·es du public, intermittent·es…

La semaine du 12 octobre, la jeunesse aura besoin de toutes les forces des travailleureuses de la culture pour soutenir sa lutte menée courageusement depuis plusieurs semaines, malgré une répression inédite et d’une extrême violence.

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Soutien au blocage de l’ENC ; élargissons la lutte pour l’ensemble des services publics

Vendredi 9 octobre, l’École nationale des Chartes [ENC], située à côté et dans le site de Richelieu de la Bibliothèque nationale de France [BnF], est bloquée par les élèves de cette école, dans le cadre de la mobilisation des lycées et des universités qui dure depuis la fin du mois de septembre.
 
La section SUD Culture de la BnF, établissement qui partage des locaux avec l’ENC, soutient totalement ce blocage et appelle à le renforcer. Nous appelons aussi à ce qu’il n’y ait aucune répression, ni policière, ni interne à l’ENC contre cette mobilisation.

Toute répression serait inacceptable, alors que ce mouvement de lutte subit déjà une répression policière ultra-violente, avec des arrestations massives, des blessé-e-s graves, une volonté de l’Etat de faire peur, des fermetures d’établissements pour casser la mobilisation. Notre section syndicale dénonce d’ailleurs l’invasion violente et inacceptable de la police sur le campus Nation de l’université Sorbonne Nouvelle lundi dernier et assure nos collègues de toute notre solidarité.

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