Réforme de l’assurance chômage : la lutte continue !

Communiqué Union syndicale Solidaires

Le Conseil d’État vient de rejeter le référé suspension déposé contre le nouveau décret assurance chômage par plusieurs organisations syndicales dont l’Union syndicale Solidaires. C’est une mauvaise nouvelle pour des centaines de milliers de chômeuses et chômeurs qui vont voir leur allocation baisser.

Réduire les droits des privé.es d’emploi ce n’est pas réduire le chômage, c’est par contre dégrader les conditions de travail en obligeant des travailleuses et des travailleurs à occuper des emplois où ni les salaires ni les conditions de travail ne sont acceptables. Il y a urgence à partager le travail pour que tout le monde y ait accès. Les 32h hebdomadaires comme référence sont une nécessité !

Solidaires avec la CGT et la FSU ont déposé un recours sur le fond devant le conseil d’État avec un résultat attendu fin novembre. Nous continuerons à lutter sur tous les fronts pour faire reculer ce gouvernement.

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Violences sexistes et sexuelles dans le théâtre : la peur doit changer de camp !

Communiqué SUD Culture Solidaires

A l’évidence, depuis les rapports de Reine Prat et de Cécile Hamon, rédigés à la demande du ministère de la Culture, rien n’a véritablement changé.

Les violences sexistes et sexuelles dans le théâtre, ont fait l’objet de plusieurs dénonciations ces dernières années. Comédiennes, metteuses en scène, directrices, techniciennes ont témoigné du sexisme et de harcèlement qu’elles ont subies au quotidien de la part de metteurs en scène, de comédiens, de régisseurs ou de professeurs de théâtre.

Plus récemment, c’est Marie Coquille-Chambel, vidéaste et critique de théâtre qui a dénoncé le viol impuni par un comédien de la Comédie-Française pendant le premier confinement, pour que les langues se délient avec plus de vigueur. Grâce à #MeTooTheatre, de nombreux.ses professionnel.le.s du spectacle vivant, qui se sont réuni.e.s afin de libérer la parole et agir contre les violences sexistes et sexuelles dans le théâtre. En vingt-quatre heures, plus de 10 000 témoignages ont déferlé sur le réseau social pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. La manifestation organisée samedi 16 octobre place du Palais Royal et à proximité de la Comédie-Française, pour interpeller la ministre de la culture, a rassemblé 200 à 300 personnes.

Et si les travailleuses du Spectacle Vivant victimes de violences sexistes ont eu le courage de dénoncer ces agressions et bénéficient ainsi d’un début de visibilité dans l’espace public, combien d’autres restent inaudibles ? Combien de premières de corvées dont la parole ne parviendra jamais jusqu’à la sphère médiatique ?

Pour sa part, la ministre de la culture est en pleine opération de communication sur les labels AFNOR « égalité et diversité », alors même que les femmes ne représentent que 37% des postes de direction des centres dramatiques nationaux et régionaux, qu’elles ne mettent en scène que 35% des spectacles programmés dans des théâtres nationaux, et qu’elles n’étaient que 26% d’autrices présentées dans les théâtres nationaux en 2018-2019. Elle se contente de renvoyer les victimes vers la « hotline » Allo sexisme du Ministère, une forme de sous-traitance dilatoire, sans annoncer aucune mesure d’envergure pour lutter en amont contre les violences faites aux femmes. Du cas par cas, totalement inefficace pour venir à bout d’un problème systémique.

SUD Culture demande depuis des années un véritable plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au Ministère de la Culture. Des mesures concrètes doivent être prises par le ministère, les services déconcentrés, les établissements et mises en œuvre rapidement. Les revendications concrètes du collectif #MeTooThéâtre sont à retrouver dans la tribune publiée ce 13 octobre dans le journal Libération.

Au travail comme ailleurs, combattons le patriarcat !

Lyon : Manifestation contre les violences de l’extrême-droite le 23 octobre

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Lyon, considérée comme un « laboratoire de l’extrême droite », depuis maintenant plus de 10 ans, subit de multiples agressions de l’extrême droite (attaques racistes, islamophobes, antisémites, attaques au couteau, attaques de manifestations, attaques de librairies, attaques LGBTIphobes, etc…).

Nous avons constaté ces derniers jours, à Lyon et ailleurs, ces dernières semaines, une accélération de ces violences, allant même jusqu’au projet d’attentats.

La situation lyonnaise, que nous dénonçons depuis plusieurs années, est en train de s’étendre sur l’ensemble du territoire.

L’extrême-droitisation des discours, du champ politique et médiatique a une immense responsabilité, et ce jusqu’au gouvernement.

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Liberté pour les 7 de Montpellier !

Appel de la Marche des Solidarités, soutenu par SUD Culture Solidaires

Le jeudi 7 octobre à Montpellier, huit jeunes Africains sans-papiers ont été arrêtés sur le quai de la gare quelques heures avant le début du contre-sommet Afrique-France annoncé depuis plusieurs mois et organisé par un collectif d’organisations locales et nationales. La préfecture de police et le Ministère de l’intérieur ont été prévenus de cet évènement et n’ont interdit ni les réunions, ni les manifestations au programme. Pourtant le matin du 1er jour de ce contre-sommet, la préfecture a envoyé des policiers procéder à des arrestations ciblées et discriminatoires sur le quai de la gare.

Seul ce groupe de Maliens, de Sénégalais et d’Ivoiriens, qui avait pris le train au sein d’une délégation de 24 membres de différents collectifs de la région parisienne a été arrêté et emmené en garde à vue. On les a contrôlés au faciès et parce qu’ils sont descendus du train en groupe, parce qu’ils étaient Africains et qu’ils venaient contester, de manière organisée, la politique du gouvernement. Deux d’entre ont été transférés en centre de rétention avant d’être enfin libérés 5 jours plus tard grâce, entre autres, à une riposte et une mobilisation rapides qui ont commencé le jour-même devant le commissariat de Montpellier. Cinq autres sont sortis des locaux de la police avec OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) assortie d’une IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français) dès jeudi 7 octobre.

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