Les travailleur-se-s précaires de la culture ne doivent pas être laissé-e-s pour compte !

Manifestant-es SUD Culture Solidaires

Le secteur culturel est particulièrement impacté par la crise du covid 19. Il a été un des premiers champs professionnels à devoir cesser toute activité et sera certainement dans les derniers à pouvoir reprendre. Les programmations sont suspendues, les temps de création ne peuvent avoir lieu, le montage de nouvelles productions est impossible, de nombreux festivals sont d’ores et déjà annulés, de même que les interventions en milieu scolaire et les manifestations associatives, les tournages sont également à l’arrêt. Cette situation va durer des semaines, voire des mois. Les activités culturelles ne reprendront pas immédiatement mais sans doute progressivement en fonction des restrictions de jauges et de la réorganisation de nos activités. Ces arrêts auront des répercussions pendant plusieurs saisons. Ce secteur a la particularité d’un recours massif aux contrats précaires, dont ceux des salarié-e-s intermittent-e-s du spectacle, qui sont privé-e-s, de fait, de toute activité professionnelle et de rémunérations salarié-e-s pendant cette crise. Cela aura également un très lourd impact sur le maintien de leurs droits à l’assurance chômage notamment au titre des annexes 8 et 10.

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Précaire un jour, précaire toujours ? Crise sanitaire COVID-19 : les premiers sacrifiés sont les vacataires !

Communiqué CFDT Culture, CGT-SNMH, FO-FNEC-FP, SUD Culture

Alors que les monuments sont fermés, que deviennent les vacataires que l’on fait intervenir « à la demande » selon les besoins ? Depuis quelques jours au CMN, c’est le flou le plus total, notamment sur la situation des animateur.trice.s et conférencier.ère.s salarié.e.s vacataires à l’acte. Alors que beaucoup de chargé.e.s d’actions éducatives (CAE) avaient eu l’autorisation de permuter les heures d’animations en heures de conception et avaient commencé à organiser le travail à distance, petit flottement au CMN et rétropédalage… Finalement on suspend tout

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Communiqué de SUD Culture Loiret

Le secteur culturel est particulièrement impacté par la crise du covid 19. Il a été un des premiers champs professionnels à devoir cesser toute activité et sera certainement dans les derniers à pouvoir reprendre. Les programmations sont suspendues, de nombreux festivals sont d’ores et déjà annulés, de même que les interventions en milieu scolaire et les manifestations associatives. Les tournages sont également à l’arrêt.
Cette situation va durer des semaines, voire des mois, les activités culturelles ne reprendront pas immédiatement mais sans doute  progressivement en fonction des restrictions de jauges et de la réorganisation de nos activités.

Ce secteur a la particularité d’un recours massif aux salariés précaires, dont les intermittent-e-s du spectacle, qui sont privés, de fait , de toute activité professionnelle et de rémunérations salariées pendant cette crise. Cela aura également un très lourd impact sur le maintien de leurs droits à l’assurance chômage au titre des annexes 8 et 10.

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Compte-rendu de la conférence téléphonique intersyndicale Culture/Administration du 2 avril 2020

L’administration a-t-elle pris la pleine mesure de la situation ?

L’intersyndicale adresse tout d’abord son plein soutien à la petite centaine d’agent.es du ministère touché.es, à un stade ou un autre, par le COVID-19. 1. Introduction
La séance a débuté, comme à l’accoutumée par un propos introductif de la secrétaire générale apportant des réponses que nous jugeons encore partielles à nos précédentes questions.
Du côté de l’administration, c’est une forme de méthode Coué permanente. En comparaison de la situation d’autres ministères, le nôtre est « exemplaire et très proactif sur le travail à distance ». Même si on apprend dans la presse que le ministre de la Culture est obligé de se déplacer place Vendôme au ministère de la Justice pour participer en visioconférence au Conseil des ministres… L’administration apporte progressivement des réponses aux justes problématiques énumérées par l’intersyndicale.
Ce propos s’est conclu par une petite musique nous invitant à relativiser la gravité de la situation du ministère au regard de ce que peuvent éprouver les salarié.es de la Santé, de l’Intérieur, etc, que les ASA pourraient être transformées en congés ou en bénévolat dans le domaine social (exemple des maraudes) ou dans l’agriculture. Serions-nous donc considéré.es comme des privilégié.es alors que beaucoup d’agent.es ont une faible rémunération et vivent dans des logements exigus ? Quant aux actions de solidarité, nombre d’agent.es n’ont pas attendu l’administration centrale pour les exercer.

Archéologie : sur les chantiers ou dans les bureaux, la reprise c’est NON !

Comme tant d’autres secteurs, l’archéologie est impactée par la crise sanitaire. *Le 16 mars dernier, les chantiers archéologiques ont été mis à l’arrêt et tous les lieux de travail fermés. *Depuis cette date, l’ensemble de la profession est « à la maison » : en arrêt pour garde d’enfant ou maladie, télétravail, en travail à distance, autorisation d’absence ou au chômage partiel. *Par manque de matériel informatique et d’accès à des données scientifiques ou professionnelles, le travail à distance est difficile voire impossible, encore plus lorsque des enfants sont à la maison. *De leur côté, les agent·es des services régionaux de l’archéologie n’étant plus présent·es en DRAC, ne peuvent pratiquement plus exercer leurs missions de prescription.

Une précarité accrue

Les très nombreux·euses salarié·es en CDD du secteur bénéficient aussi de cette situation. Enfin, surtout seul·es ceux et celles dont la date de contrat commençait au plus tard le 16 mars. Pour les autres, dépendant d’employeurs privés, leurs contrats ont été suspendus voire annulés, les renvoyant alors à la case chômage. Ceux et celles dont le contrat devrait être prolongé durant cette période de confinement verront-ils leur contrat effectivement reconduit ? Tout·es ces CDD se retrouvent à présent en plein confinement dans une incertitude professionnelle complète alors que le contexte actuel ne se prête pas aux changements de situation et aux démarches administratives.

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