JEUDI 29/09 : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE A LA BnF

Le jeudi 29/09, le personnel de la BnF sera de nouveau en grève pour des créations de postes, contre les contrats ultra-précaires, contre les mauvaises conditions de travail et contre la réduction des services offerts aux usagers-ères. 

Cela sera la 29ième journée de grève depuis le début de notre mouvement au début du mois de mai. 

Pour faire de cette journée de grève une journée d’action, pour montrer une fois encore notre détermination et notre colère, pour réunir le personnel en grève, les usagers-ères et tous/toutes les soutiens à notre lutte, la section SUD Culture de la BnF organise un

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE A LA BnF, à 11h, sur le site de Tolbiac de la BnF (station Bibliothèque François Mitterrand, métro ligne 14 ou RER C), hall Est, juste après l’entrée du public.

La section SUD Culture BnF appelle tout le monde à y venir, grévistes, collègues de la fonction publique, personnel des bibliothèques, précaires, usagers-ères, personnes solidaires, travailleurs/ses du public comme du privé, afin d’affirmer ensemble notre volonté de défendre le service public du livre et de la lecture et le personnel qui le fait fonctionner.

Ni ultra-précarité, ni service public dégradé, nous voulons de vrais moyens pour bien fonctionner !  

Fin du monde, fin du mois : même combat ! Grève le 29 septembre

Les luttes pour une augmentation des salaires se multiplient dans les entreprises, et ce ne sont pas les revalorisations de 3,5 % du point d’indice dans la fonction publique, 2,9 % des indemnités chômage ou de 4 % pour les pensions et autres mesurettes cache-misères, qui compenseront l’absence de revalorisation réelle des salaires, du SMIC, des minima sociaux et bourses étudiantes !

Ce gouvernement a par ailleurs validé sa feuille de route : poursuite de la liquidation du droit du travail et de l’assurance chômage, RSA conditionné au travail, de la fiscalité toujours plus en faveur des plus riches sous couvert d’efficacité économique au détriment du financement des services publics et de la transformation sociale et écologique.

Même si le gouvernement n’affiche plus les 65 ans comme âge de départ à la retraite, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre une réforme injuste des retraites dès 2023, en nous faisant travailler plus longtemps.

Une transformation radicale plus que jamais nécessaire pour sortir du système capitalisme qui détruit notre planète. Les catastrophes climatiques de cet été (sécheresse, incendies, inondations…) sont venues rappeler l’urgence de cette transformation.

SUD Culture revendique :

  • Un SMIC à 1 700 euros net ;
  • Une réelle revalorisation du point d’indice dans la fonction publique ;
  • L’égalité salariale et la revalorisation des métiers les plus féminisés ;
  • Des augmentations de salaires, pensions, minima sociaux de 400 euros ;
  • Un écart maximum des salaires de 1 à 5 (entre les plus bas et plus hauts salaires dans les entreprises, administrations) ;
  • Le RSA pour les moins de 25 ans ;
  • La retraite à 60 ans max avec 37,5 annuités ;
  • Un réinvestissement massif dans les services publics ;
  • La réduction du temps de travail

Vivre dignement, et bien vivre n’est pas une option.

C’est un choix de société qui découle d’une transformation sociale radicale.

SUD Culture Solidaires appelle à se mobiliser pour cette journée du 29 septembre et à rejoindre les assemblées générales, manifestation par la grève ce jour.

Fin de l’abondance ? Pas pour les riches. Grève nationale le 29 septembre

Union syndicale Solidaires

Nourriture, électricité, essence, transports, logement, gaz, fournitures scolaires, abonnements divers : pas un jour ne passe sans que nous voyons les prix flamber. Bien sûr, la guerre en Ukraine a un impact. Mais elle ne doit pas cacher le problème de fond : ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les milliardaires et les millionnaires ne se sont jamais autant enrichis en France que ces dernières années (44,3 milliards d’euros versés au 2ème trimestre). Les versements des dividendes des grandes entreprises pour les actionnaires n’ont jamais été aussi importants. Pire, certaines entreprises en profitent pour augmenter artificiellement les prix : après les profiteurs de guerres, revoici les spéculateurs sur l’inflation … toujours sur notre dos.

Face à cela, le gouvernement ne fait quasiment rien : des mesurettes et rien de précis concernant les superprofits. Pour l’heure, il faudrait se contenter de la “charité” de Total sur l’essence. Il appelle aussi à la fin de l’abondance alors que le SMIC à 1 300 euros ne permet pas de vivre dignement, et que l’inflation augmente plus vite que les salaires des travailleur-ses y compris des agent-es publics. L’Etat est bien le premier à ne pas montrer l’exemple et ose nous parler de “fin de l’abondance”.

Et du côté des patrons et des entreprises qui ont touché des dizaines de milliards d’aides et d’allégement de cotisations sociales (au détriment de notre protection sociale), ce sont des larmes de crocodiles : il ne faudrait surtout pas augmenter les salaires, au risque de remettre en cause la sacro-sainte compétitivité et surtout leurs bénéfices. Car s’ils ne peuvent vous augmenter c’est pour défendre leurs intérêts : la vente de gros SUV, de résidences secondaires avec piscines et les voyages en jets privés augmentent en flèche… Ce sont les mêmes qui accélèrent la crise climatique. Cet été nous l’a encore montré avec les canicules, feux de forêts et inondations : il y a urgence écologique. Avec l’urgence sociale, c’est le capitalisme le point commun.

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Solidarités avec les travailleurs sans papiers en grève depuis plus de 8 mois !

Depuis plus de 8 mois des travailleurs de l’agence d’intérim RSI de Gennevilliers (92), de la plateforme colis DPD du Coudray-Montceaux (91) et de l’agence Chronopost d’Alfortville (94), ces deux dernières entreprises étant des filiales de La Poste, sont en grève pour leur régularisation.

Les caisses de solidarité :

Pour les Chronopost : https://www.cotizup.com/sans-papiers-chrono-alfortvill,
ou envoi de chèques à Solidaires 94 ou Sud Poste 94
(Maison des syndicats 11/13 rue des Archives 94010 Créteil Cedex)
Cagnotte en ligne pour les DPD :
https://www.cotizup.com/sanspapiersdpd
Pour les RSI :
https://lydia-app.com/collect/48135-caisse-de-grave/fr

Deux mois de lutte à la BnF !

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

La Bibliothèque nationale de France, troisième plus grande bibliothèque au monde est traversée depuis plusieurs mois par un mouvement social de grande ampleur et en phase de devenir historique. Rarement les agents se sont autant mobilisés, dans une grève unitaire touchant plusieurs sites, toutes les catégories de personnel et toutes les directions de la BnF, pour dénoncer de manière forte la situation désastreuse de l’établissement, les choix opérés par la direction et l‘austérité budgétaire et de personnel que lui imposent ses tutelles. Cette mobilisation s’est faite dans un premier temps à travers une pétition signée par plus 700 agents qui n’a eu aucune réponse de la part de la direction, puis depuis le début du mois mai par un mouvement de grève fort et ininterrompu qui dure depuis 8 semaines.

Dans le même temps, le public de la BnF, notamment celui des chercheurs et chercheuses, a décidé de s’investir de manière intense dans l’action en soutenant la mobilisation des agents, tant dans un élan de solidarité que dans une perspective de lutte pour sauver leur outil de travail qu’ils et elles considèrent légitimement en danger. Une telle mobilisation des usagers est inédite et montre bien l’ampleur de la crise sociale en cours dans cette établissement, mais aussi la remise en cause de ses missions fondamentales. Cela a donné lieu à deux pétitions en ligne recueillant en tout 19 000 signatures, aux prises de positions de l’Association des bibliothécaire de France et de nombreuses associations de chercheurs et de sociétés savantes contre la réorganisation du service public, à la conférence de presse organisée le 15 juin en soutien à la grève en présence de plusieurs personnalités du monde de la recherche et de la Culture et à la tribune publiée le 20 juin contre cette réorganisation et signée par plus de 420 chercheurs, universitaires, intellectuels, écrivains et artistes.

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