Communiqué intersyndical du 16 mars 2020

Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respecter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord.

De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l’exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.

L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

https://solidaires.org/Communique-intersyndical-du-16-mars-2020

Le 14 mars unissons nos révoltes !

Union syndicale Solidaires

Depuis presque deux ans, notre pays est traversé par des long conflits sociaux et environnementaux qui loin de s’éteindre, voient les mouvements foisonner, se rencontrer, penser, réfléchir et porter des projets de transformation sociale et écologique.

Le samedi 14 mars, notamment à Paris, de nombreuses actions et manifestations sont prévues, pour le climat, pour la justice sociale, contre les violences policières, pour nos retraites, appelées par les organisations syndicales, les associations de luttes sociales et environnementales, les mouvements climatiques, les collectifs de lutte contre les violences, les assemblées de victimes, les gilets jaunes.

L’ensemble de ces luttes, de ces mouvements a un adversaire, le système capitaliste, ses politiques néolibérales et avec lui des gouvernants et des institutions, qui exploitent et asphyxient la planète, brisent et avilissent les travailleuses et travailleurs, discriminent, répriment et promeuvent et soutiennent des régimes autoritaires pour maintenir leur emprise.

Dans nos luttes depuis des mois, nous avons appris à nous connaître, nous avons déjà pris des initiatives communes et partout des liens se sont tissés. Le samedi 14 mars doit être une nouvelle occasion d’unir nos forces dans un objectif commun et, dans le respect des tactiques de chacun-e, de faire entendre nos voix pour augmenter encore d’un cran la pression sur ce gouvernement et les possédants et d’imposer une réelle transformation sociale, écologique, et féministe.

« Changer le système », ce n’est pas qu’un slogan mais une urgence absolue, pour l’Union syndicale Solidaires c’est par notre présence en masse le 14 mars dans les différentes initiatives que nous pourrons le mettre en acte.

Paris, 10 mars 2019

Un 8 mars historique !

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L’Union syndicale Solidaires se félicite du succès historique de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes.

Notre Union a fait partie des 150.000 manifestantes mobilisées activement sur tout le territoire autour de ce 8 mars.

Solidaires se félicite de l’inventivité de l’expression de nos luttes et grèves féministes. Nous réaffirmons que l’égalité de façade doit cesser, et sommes aux côtés de toutes les femmes qui brisent le silence face aux violences sexistes et sexuelles.

En ce sens, nous condamnons les violences policières exercées à l’encontre des manifestantes à Paris et à Nantes. Nous condamnons cette société qui trouve des excuses aux auteurs, et ne reconnaît pas les victimes : c’est pourtant elles qui devraient, par leur courage, avoir les Césars !

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49.3 ou pas, cette loi sur les retraites nous n’en voulons pas !

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Le gouvernement a annoncé samedi 29 février 2020 qu’il allait recourir à l’article 49.3 de la constitution pour faire adopter, sans vote à l’assemblée nationale, le texte de casse des retraites, montrant une nouvelle fois, sans véritable surprise, tout son mépris pour les millions de personnes qui se sont mobilisées contre ce projet inacceptable depuis début décembre. Un passage en force face aux débats parlementaires qui s’éternisent selon lui, débats qui ont surtout révélé les mensonges du gouvernement et en réalité pour faire passer une contre-réforme qui est rejetée par une majorité de la population.

En agissant ainsi, le gouvernement vient de rappeler que c’est sur le terrain de la lutte, de la mobilisation, des actions et de la grève que nous pourrons gagner et défendre un système de retraite par répartition juste et égalitaire.

SUD Culture Solidaires appelle donc à rejoindre toutes les initiatives locales contre ce déni de démocratie et pour le retrait du projet de loi sur les retraites. Nous appelons à organiser partout où c’est possible des manifestations ou des rassemblements et à multiplier les actions pour montrer notre détermination.

Nous appelons aussi à organiser des assemblées générales sur les lieux de travail ou au niveau des villes dans la Culture, pour débattre collectivement des moyens de mener notre lutte et de construire le rapport de force nécessaire.

Dans le secteur public, des préavis de grève, dont le préavis de grève intersyndical du ministère de la Culture, existent, ils peuvent être utilisés à tout moment par les travailleurs/ses mobilisé-e-s. Dans le secteur privé, il n’est pas nécessaire d’avoir un préavis de grève pour cesser le travail afin de participer aux actions.  

Notre lutte se poursuit, encore et toujours, jusqu’au retrait !

Paris, le 2 mars 2020

(49.3) Une seule réponse s’impose, la mobilisation !

Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, FIDL, MNL, UNEF, UNL) ont pris acte de l’annonce par le Premier ministre samedi dernier en fin d’après-midi d’utiliser l’article 49-3.

Cette procédure gouvernementale permet de faire passer sans vote à l’Assemblée Nationale le projet de loi portant sur le système de retraites par points.

Cela démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif aux multiples inconnues.

C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique.

Deux motions de censure sont désormais déposées, et imposent au gouvernement de s’expliquer par un discours de politique générale.

Les organisations réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de créer de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es,retraité-es.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement.

Elles appellent à multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars, et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève, au moment de ce passage en force au parlement, afin de signifier massivement avec force le rejet de ce texte.

Les mobilisations massives très importantes initiées depuis le 5 décembre n’ont pas été́ entendues par ce gouvernement mais le poussent à la faute.

Elles poursuivent et amplifient, dans ce cadre, la construction d’une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour mettre en échec ce projet de loi ainsi que les suites si nécessaire.

Montreuil le 2 mars 2020