Refusons une culture mise au pas par l’extrême droite !

Aujourd’hui, l’extrême droite est à une marche du pouvoir. Les dangers qu’elle fait peser sur l’ensemble des services publics et notamment à la culture sont plus que jamais tangibles. Nous, travailleurs·euses, avons bien conscience de la menace que représente ce tournant politique pour la Culture.

Une vision réactionnaire de la culture

La culture est vue par l’extrême droite comme un outil de propagande au service du nationalisme. Il s’agit, comme dans l’éducation, d’écrire et de diffuser un « roman national » fantasmé. Cette vision manichéenne, unilatérale et autocentrée de la « France », abandonne tout esprit critique pour lui préférer la mise en scène de la « gloire patriotique ».

D’ailleurs, dans le programme du Rassemblement national le terme de culture n’existe pas. C’est la notion de « patrimoine » qui est mis en avant. Celui-ci est centré sur les seuls monuments d’un passé très sélectif, retirant à la culture son caractère vivant, mouvant, fait d’échanges et de productions riches et diverses. Le RN s’en prend souvent à la création artistique contemporaine, aux musiques actuelles, aux festivals indépendants ou engagés.

« Le patrimoine est notre histoire pétrifiée, au sens premier de cet adjectif ; c’est pourquoi il tient une place majeure dans le programme de redressement moral du pays. » (Livret patrimoine du RN, page 5)

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POUR UN FRONT DÉMOCRATIQUE CONTRE L’EXTRÊME DROITE, TOUTES ET TOUS À RÉPUBLIQUE MERCREDI 3 JUILLET À PARTIR DE 18H !

Après les résultats du 1er tour des élections législatives et alors que la situation, en termes de désistement, est encore inconnue dans de nombreuses circonscriptions, la société civile appelle à un large rassemblement pour un Front démocratique contre l’extrême droite, le 3 juillet de 18H30 à 23H, Place de la République à Paris. 

Le pire nous fait face. Le Rassemblement national est au seuil du pouvoir. Son projet, fondé sur l’inégalité, la discrimination, le racisme et l’antisémitisme, piétine les valeurs de la République. Il menace notre démocratie. Pour nos libertés, pour notre humanité, pour notre société, pour notre économie, tout peut basculer.

Ensemble, construisons un front démocratique contre l’extrême-droite. Avec ce simple mot d’ordre : votez ! Un seul bulletin, partout : contre l’extrême droite. C’est-à-dire un bulletin pour le ou la candidat·e en situation de battre le RN. 

Oui, c’est demander à certaines et certains d’entre nous de voter le 7 juillet pour un adversaire politique. Un acte difficile, nous le savons. Mais un acte indispensable si nous voulons sauver notre capacité à vivre ensemble, dans un espace public pluraliste et apaisé, qui ne soit pas emporté dans une guerre de tous contre tous. Un acte indispensable si nous voulons préserver la République, sa vitalité, ses débats et ses confrontations démocratiques.

Pour faire entendre ce message vital, rassemblons-nous pour un Front démocratique contre l’extrême-droite. 

Ce rassemblement sera l’occasion d’entendre des prises de parole de nombreuses personnalités de la société civile. Des concerts seront ensuite organisés. 

Il sera retransmis en direct par les médias et organisations participant·es

L’extrême droite n’est pas l’alternative à la macronie !

Le résultat des élections européennes dimanche soir confirme, malgré une abstention toujours forte, le renforcement du FN/RN, parti issu du fascisme et de la collaboration. Cette organisation s’appuie sur la peur, la frustration et la colère du peuple exacerbées par les choix politiques actuels. Il utilise ce ressentiment légitime en proposant des solutions simplistes qui pointent des boucs émissaires. 

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NON A L’EXTRÊME DROITE AU CABARET SAUVAGE

Communiqué SUD Culture Solidaires

Sud Culture a été alerté par des collectifs de veille contre l’extrême droite dans les musiques et des collectifs antifascistes (AIM_Panam et AntiNSBM) sur la programmation du groupe « Slaughter to Prevail » avec le chanteur au passif nazi, homophobe, transphobe, masculiniste et sexiste, le 31 janvier 2024 dans une salle de concert parisienne : le Cabaret Sauvage.

Alex Shikolai (Alex Terrible), chanteur du groupe anciennement lié aux mouvements néonazis Russes, utilise des images pro militaire, patriotique dans ses chants et diffuse des discours transphobe et homophobe dénoncés par la communauté LGBTQ. :

En été 2023, Alex Terrible a posté une vidéo Instagram intitulée « 4 Rules of a real man » soit « 4 règles d’un vrai mâle ». Le 24 août, il a publié un autre post, s’adressant à ses critiques et les attaquant avec des insultes homophobes et sexistes. Alex y fait également l’éloge des « vraies valeurs familiales », parle du « lavage de cerveau des enfants » et a utilisé l’ensemble des standards de la propagande transphobe.

https://www.theprp.com/2023/08/24/news/alex-terrible-responds-to-backlash-from-lgbtq-community-over-real-man-video-as-falling-in-reverses-ronnie-radke-voices-support-for-him/

Une première tournée européenne avait été annulée en 2015 suite aux accusations portées contre le chanteur Alex Shikolai et aux pressions à son encontre. En 2024 nous nous questionnons sur ce changement de cap. Pourquoi le Cabaret Sauvage programme-t-il un tel groupe ?

Selon l’édito du lieu, son directeur Méziane Azaïche « rêve la France comme un lieu chaleureux de fraternité multicolore, carrefour d’arts et de cultures » et « avait l’image d’un Paris plein de vie, avec un mélange de gens, pas de racisme, pas de barrière. »

Le choix de programmer un tel artiste nous semble donc dissonant vis-à-vis des valeurs prônées par le Cabaret Sauvage et sa direction.

Sud culture, syndicat anti-raciste, antifasciste anti-homophobe et anti-sexiste se positionne contre l’extrême droitisation de la culture et appelle donc la direction du Cabaret Sauvage à être en cohérence avec ses valeurs en déprogrammant ce groupe.

Combattons la “loi immigration” raciste et antisociale

Union syndicale Solidaires

L’Assemblée nationale vient d’adopter ce texte après des tractations politiciennes organisées par le gouvernement tandis que l’extrême-droite jubile.

Il reflète la volonté du gouvernement de stigmatiser une fois de plus les immigré·es et développe un climat nauséabond vis-à-vis des étranger·es, malgré les promesses de “digue contre l’extrême-droite” d’Emmanuel Macron en mai 2022.

La journée du 19 décembre a franchi un nouveau cap. Le gouvernement a décidé de faire adopter une loi reprenant les pires positions de l’extrême-droite sur la préférence nationale, sa négation du droit du sol et des droits des travailleuses et travailleurs étranger·es. Le problème n’est pas d’adopter le projet de loi avec ou sans les voix de l’extrême droite. C’est bien son contenu, qui permet qu’il soit voté par l’extrême droite.

L’Union syndicale Solidaires lutte depuis des mois contre ce projet de loi. Nous avons participé activement au cadre unitaire UCIJ, Unis contre une immigration jetable, pour repousser cette loi et porter une politique migratoire d’accueil et solidaires. L’urgence c’est de régulariser les travailleurs et travailleuses sans-papiers trop souvent exploité·es, sous la menace d’une arrestation sur le chemin du travail. Cette loi n’y répond pas. L’urgence c’est de ne laisser personne à la rue. L’urgence c’est de donner les moyens aux services publics. L’urgence c’est les augmentations de salaires, le partage des richesses et la lutte contre la crise écologique, pas une énième loi sécuritaire et xénophobe.

Nous sommes à un tournant politique majeur. Il est urgent que l’ensemble du mouvement social, que les forces syndicales, associatives et politiques, fassent front ensemble. Nous avons une responsabilité collective à proposer une action massive et populaire pour empêcher l’application de cette loi. L’Union syndicale Solidaires va tout mettre en œuvre dans ce sens dans les jours et semaines qui viennent.

50 ANS DE HAINE : RIPOSTONS FACE AU RN

Samedi 5 novembre, la salle de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris accueillera le Congrès du Rassemblement National. Le nouveau président du parti y sera désigné. L’événement n’arrive pas dans un contexte quelconque, puisque cette année, où le RN a obtenu 89 sièges à l’Assemblée Nationale, est aussi le 50e anniversaire de la formation d’extrême droite. En termes d’Histoire humaine, 50 ans ne sont rien, mais visiblement assez pour que beaucoup semblent avoir oublié que le RN n’est rien d’autre une formation réactionnaire et identitaire, ayant les racismes pour fondement.

Les noms et les parcours de ses fondateurs tels que Jean-Marie Le Pen, tortionnaire de la guerre d’Algérie, condamné en 2017 pour contestation de crime contre l’humanité et président du FN entre 1972 et 2011, Alain Robert, ancien membre de la direction d’Ordre Nouveau, mouvement nationaliste ayant grandement impulsé la fondation du FN, et premier président du GUD, groupuscule d’action violente raciste et homophobe, ou Pierre Bousquet, engagé volontaire dans la Waffen SS (armée nazie) et premier trésorier du FN, incarnent ce que le RN fut et sera, malgré les modifications de nom, les nouveaux visages et les discours et images policés. Une formation aux origines fascistes, avec un projet politique réactionnaire, suprématiste, et patriarcal.

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