Aux camarades du Rail, Aux Chômeurs, Précaires et Intermittents En lutte pour défendre des droits et des valeurs

Réuni-e-s en congrès national à Angers du 16 au 19 juin 2014, les militant-e-s de Solidaires Finances Publiques apportent tout leur soutien à leurs camarades du Rail ainsi qu’aux Chômeurs, Précaires et Intermittents.

Les un-e-s et les autres sont en lutte depuis plusieurs jours pour défendre leurs droits mais aussi, comme à la Direction Générale des Finances Publiques, pour tenter d’endiguer une vague néolibérale qui noie sur son passage tout ce qui crée le lien social et les valeurs communes de notre pays.

Tout comme pour nous, un front du refus et de la dénégation se heurte aux légitimes revendications portées des mois durant et qui les obligent depuis plusieurs jours à les clamer dans la rue par des grèves et des blocages.

Tout comme nous, nombre de ces camarades sont militant-e-s d’un syndicat membre de l’Union Syndicale Solidaires. Leurs combats sont les notres parce qu’ils sont justes et sont le reflet des valeurs que nous partageons.

En ce premier jour de leur congrès, les militant-e-s de Solidaires Finances Publiques adressent à toutes et tous leur soutien fraternel.

Angers, le 16 juin 2014

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Communiqué du collectif des salariées de l’association Travail et Culture (TEC), en grève

Aujourd’hui, vendredi 13 juin, nous sommes 4 salariées sur 5 en conflit avec la direction, les arrêts de travail pour maladie se multiplient et l’une d’entre nous fait actuellement l’objet d’une procédure de licenciement que nous considérons illégitime et infondée.

Cette grève constitue l’aboutissement d’une succession d’interpellations d’un ensemble d’acteurs qui n’ont pas permis à ce jour d’enrayer le processus de dégradation de nos conditions de travail :
Présidence de l’association, Conseil d’Administration, Médecine du Travail, Inspection du Travail. Notre action est soutenue par deux organisations syndicales SUD-Culture et Synptac-CGT.

Surcharge de travail, conflit du travail, mal-être au travail se gèrent et se résolvent à TEC par l’exclusion des salariés gênants. D’autres salariés ont quitté l’association de façon plus discrète mais en grande souffrance. C’est pourquoi nous dénonçons de façon symbolique, le lendemain de l’entretien préalable de licenciement de l’une d’entre nous, un mode de management arbitraire et injuste. L’absence de règles comprises de toutes et applicables à toutes conduisent à la peur. Qui
sera la suivante ?

A chaque interpellation, nous percevons un durcissement des positions de la direction et de la Présidence. Les propositions qui nous sont faites visent un traitement interne des questions alors même que le dialogue est impossible. Pour preuve, le refus de notre direction d’organiser dans les délais légaux, les élections de Délégués du Personnel malgré le rappel à l’ordre de l’inspection du travail. Nous espérions du Conseil d’administration, organe de gestion de l’association, des propositions constructives pour sortir de cette impasse et de cette situation de crise mais nous avons reçu de sa part une fin de non-recevoir : les questions de gestion du personnel ne sont pas de leur ressort !

Enfin, et peut-être d’abord, notre souffrance est aussi éthique :

Comment continuer à faire « La promotion d’une alternative militante face à la dégradation de la condition salariale et de sa représentation (source – Site internet TEC) » dans de telles conditions ?
Comment continuer à travailler pour un projet associatif que nous avons à coeur et dont nous défendons les valeurs quand la perte de sens dans le travail est aussi forte ?

TEC doit être pour nous un laboratoire des relations sociales, et n’est même plus capable d’organiser une confrontation autour de son organisation et de son propre travail.

Face à cette impossibilité de dire et d’être entendues, le travail devient intenable.

Roubaix, le 13 juin 2014

Le collectif des salariées de Travail et Culture en grève : collectiftecengreve@gmail.com

Contact Synptac-CGT : 06 71 77 39 02

Contact SUD-Culture : 06 73 86 77 32

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Non à l’agrément, c’est maintenant !

2014 06 10 Soutien Grève Printemps Sud Culture SolidairesPartout en France des coordinations en lutte contre la convention d’assurance chômage mènent la bagarre depuis des mois. La grève lancée au Printemps des comédiens à Montpellier a permis un élan : Toulouse, Angers, Châlons-en-Champagne, Thionville, Nice, Sète, Loos-en-Gohelle, Guise, Limoges, Avignon, Paris, Besançon, Nancy, Lyon… Les grèves se lancent, les action se multiplient, la mobilisation monte !

Poursuivons cette dynamique !
La réunion du Conseil National de l’Emploi est le 18 Juin. Nous devons toutes et tous participer pour que notre message soit enfin entendu : non à l’austérité, non à l’agrément !

Vous trouverez ici le communiqué de Sud Culture en soutien aux grévistes, particulièrement adressé aux camarades du Printemps des Comédiens à Montpellier.

Pour suivre l’actualité des mobilisations, voir http://www.cip-idf.org/

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UNEDIC – Appel à la grève jusqu’au retrait du protocole du 22 Mars !

2014 06 09 UNEDIC – Appel à la grève et à la mobilisation -SUD Culture SolidairesVous trouverez ci-contre le tract de SUD Culture Solidaires appelant à la grève et à la mobilisation contre la réforme de l’assurance chômage.

Attention seul-es les salarié-e-s du champ culturel du secteur privé sont pour l’instant couvert-es par cet appel.

Un préavis de grève doit être déposé au ministère de la Culture pour couvrir les agents du secteur public qui souhaiteront s’impliquer dans cette mobilisation.

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UNEDIC : L’urgence est là. Agissons !

La lutte sur l’assurance chômage est en cours, on ne le sait que trop peu. Elle nous concerne tou-tes.

L’Union syndicale Solidaires se positionne sur cette question mais l’implication de l’ensemble des militant-es doit augmenter. L’assurance chômage n’est pas un enjeu qui concerne les seul-es chômeurs/ses de longue durée. S’il faut continuer à lutter aux côtés des mouvements de chômeurs/ses, intérimaires, intermittent-es, précaires, c’est parce que cette lutte est la nôtre.

Un nouvel accord Unédic est en passe d’être agréé par le ministre du travail. Une nouvelle fois le gouvernement veut se cacher derrière un prétendu respect des « partenaires sociaux » pour laisser la loi du Medef s’imposer. Nous devons nous opposer à cette politique de régression sociale. Partout en Europe les réformes tendent à créer toujours plus de travailleurs/ses pauvres. Nous sommes nombreux/ses à n’en plus pouvoir de cet engrenage libéral antisocial. Il est urgent de faire entendre notre refus et d’agréger nos légitimes colères pour renverser cette politique.

Les médias et le gouvernement tentent de réduire cette lutte à celle des intermittent-es du spectacle, c’est-à-dire une extravagance sympathique puisqu’elle vient d’« artistes ». Oui, nous utilisons des moyens spectaculaires, mais c’est pour nous faire entendre toutes et tous et pour combattre la désinformation.

Des convergences commencent à se créer. Elles nous donnent de l’énergie. Elles doivent s’amplifier.Salarié-es du public ou du privé, chômeurs/ses, RSAstes, étudiant-es, retraité-es, avec ou sans papiers, bloquons ensemble cette machine avant d’être tou-tes trop précarisé-es pour avoir des forces à unir.

Si nous laissons les droits au chômage se dégrader, ce sont toutes nos luttes qui seront sans cesse plus difficiles à mener : plus nos droits se réduisent et plus la pression des employeurs est grande, plus le chantage au chômage ou l’incitation à sortir du salariat (notamment par le statut d’autoentrepreneur) mettent en danger nos moyens de lutte. C’est l’exacerbation de la concurrence entre les travailleurs/ses qui fait progresser l’extrême droite, dans les urnes et dans les têtes.

Il reste moins d’un mois avant l’échéance de l’agrément. La lutte n’est pas perdue.

Et au delà de l’agrément, c’est une lutte contre la précarisation que nous devons mener. L’Union syndicale Solidaires doit continuer à construire un discours qui tienne compte des mutations du travail et de l’emploi. L’ensemble des syndicats et des fédérations qui la composent doit se saisir de la problématique de la précarisation, faire entendre la centralité de cette problématique.

Il reste moins d’un mois avant l’échéance de l’agrément. Nous devons considérer ce délais comme une opportunité à saisir. Nous pouvons toutes et tous participer aux actions menées partout en France. Nous avons de très bonnes raisons, en tant que syndicalistes, travailleurs/ses, membres d’association, pour refuser l’état des choses, donc pour qu’un mouvement général se lance. N’attendons pas la prochaine manifestation pour nous attrister du manque de mobilisation et de perspectives. La coordination nationale des précaires, chômeurs, intermittents, intérimaires organise des actions nationales. Des Solidaires participent à cette coordination nationale dans de nombreuses villes. Tous les Solidaires doivent participer à créer de réels blocages. Le désir existe. L’urgence est là. Agissons !

Dunkerque le 5 juin 2014

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Non à l’agrément de l’accord UNEDIC

2014 05 26 OS Ministère du travail – non à l’agrément de l’unedic« Nous, organisations syndicales du ministère du travail, demandons que l’accord UNEDIC signé la nuit du 22 mars 2014 ne soit pas validé par agrément de notre ministère.

(…)

Nous manifestons notre pleine et entière solidarité au mouvement de mobilisation des précaires, intérimaires, intermittents, chômeurs contre l’agrément de l’accord UNEDIC, qui pour nous fait écho à la lutte que nous menons pour défendre nos missions de service public, au services des travailleurs, à l’inspection du travail et dans le champ des politiques emploi. »

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