Équipement de protection individuelle grand froid : mais où vous cachez vous ?

Communiqué de la Section Sud Culture aux Centre des monuments nationaux (CMN)

La période hivernale s’est peu à peu installée et certains d’entre vous se demandent encore, et à juste titre, si l’établissement leur attribuera des EPI (équipement de protection individuelle) et/ou des vêtements de travail satisfaisants et suffisants pour faire face au froid.

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🗓️ 🎉 Soirée : En finir avec les violences sexistes au travail !

🔊 Sud Culture et Solidaires 93 appellent à une soirée solidaire et joyeuse de soutien à Jamila, comédienne harcelée et licenciée parce qu’enceinte ! Pourtant victorieuse aux prud’hommes et au pénal, le théâtre a décidé de faire appel et la date est tombée le 3 mars… La honte doit changer de camp !

🌟Rendez-vous le 8 février aux Amarres à partir de 18h30 (24 quai d’Austerlitz 75013 Paris)

👉Formation – Débat – Lecture – Chorale – Boom féministe à partir de 22h 🧚‍♀️

👉En présence de l’avocate Maude Beckers, de syndicalistes et militantes féministes.

💪 Venez nombreux-ses pour la soutenir le 8 février et dire stop aux violences sexistes au travail dans la culture !

Affiche soutien à Jamila
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La Bobine en grève !

La Bobine, salle de musique actuelle à Grenoble, est en cessation de paiement depuis décembre. Depuis cette date, les salarié·es n’ont ni leur salaire de manière complète ni tous les frais lié à l’exercice de leur travail. Face à cette situation, les salarié·es de la structure ont décidé d’exercer leur droit de grève.

Depuis plusieurs mois, la Bobine traverse une crise économique et humaine majeure. Ce contexte impacte fortement les conditions de travail de l’équipe salariée :
Incertitude constante sur l’ouverture et l’avenir de la structure, décisions opaques, importants retards de versement des salaires, nouvelles informations contradictoires quotidiennes, difficultés d’approvisionnement, missions indispensables non assurées en raison d’un sous-effectif, dépenses essentielles non engagées, détérioration du bâtiment et des outils.

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Signature de l’accord protection sociale complémentaire au ministère de la Culture

À l’heure où les politiques gouvernementales accentuent la remise en cause de notre modèle de protection sociale, la Protection Sociale Complémentaire (PSC) est malheureusement devenue indispensable pour permettre aux agent.e.s et à leur famille d’avoir accès aux soins et de se protéger des aléas de la vie. Tout en revendiquant une couverture totale par la sécurité sociale, les organisations syndicales CGT-SUD-FSU-UNSA-CFTC du ministère de la Culture ont assumé la nécessité de négocier un accord ministériel déclinant un dispositif mis en place pour toute la Fonction publique d’État.

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Pour en finir avec la logique de l’aide et garantir un droit à la continuité du revenu aux travailleur·euses de l’art

La BUSE, Le SNAP CGT, Le STAA, Le SNÉAD-CGT, SUD Culture Solidaires

Diffuseurs, diffusez !

Au printemps dernier, nous avons publié une tribune : « Ne soutenons pas les artistes, rémunérons les travailleur·euses de l’art ! » répondant à celle publiée par des responsables d’institutions artistiques en France : « Le monde de l’art se mobilise / # Soutenons les artistes contemporains ». Dans cette dernière, les diffuseurs demandaient à l’État, entre autres : une augmentation des budgets d’acquisition des FRAC et des musées, plus de moyens pour « aider » à la recherche et à la production, des « aides matérielles » aux jeunes diplomé·es, un budget plus important pour la commande publique, et enfin, « un véritable statut des artistes-auteur·ices ». Dans notre réponse, nous avons démontré que seulement 0,6 % des artistes sont concerné·es par les acquisitions d’œuvres1, et que ranger les artistes-auteur•ices dans la catégorie des personnes à aider entretient le manque de reconnaissance du travail fourni. Cela entraîne par ailleurs la multiplication de dispositifs financiers complexes dont très peu d’artistes-auteur·ices, au final, bénéficient. Pour réellement soutenir les artistes, il s’agirait de reconnaître la valeur du travail qu’i·elles produisent. Cela passe par l’amélioration du statut existant et des droits qu’il offre, en effet.

Ainsi, notre tribune proposait un ensemble de mesures concrètes pour ouvrir de nouveaux droits comme une assurance chômage aux travailleur·euses de l’art non salarié·es. Le statut que nous avons envisagé correspond à un régime de la continuation des revenus et des droits entre les engagements professionnels ; nous avons imaginé son financement, entre autres, par l’augmentation de la contribution dérisoire que paient actuellement les diffuseurs lorsqu’ils ont recours au travail d’artistes-auteur·ices en France (1,1 % de la rémunération brute, contre 46 % de cotisations patronales dans le secteur du spectacle).

Suite à la publication de notre tribune, nous avons rencontré des diffuseurs souhaitant « soutenir » les artistes et leur avons soumis notre proposition. Nombre d’entre ell·eux nous ont confié n’avoir aucun pouvoir pour mettre en place de telles mesures, ni même pour les défendre auprès des élu·es, car les institutions culturelles publiques (y compris les personnes qui les dirigent) sont elles-mêmes en difficulté. Parallèlement à notre dialogue avec les diffuseurs, nous avons rencontré les tutelles (ministère, DRAC) qui disent ne rien pouvoir faire car soumises aux décisions du ministère de l’Économie. Au même moment, le ministère de la Culture annonçait aux organisations syndicales ses prochaines actions pour le secteur des arts visuels. Des étapes particulièrement timorées qui ne profiteraient qu’à un nombre restreint de personnes : projet de cession de droits pour que les artistes soit rémunéré·es lors des expositions futures des œuvres acquises par des collections publiques, diffusion de recommandations de rémunération dans les musées, etc.

Cependant, notre proposition a trouvé un écho auprès de certaines formations politiques, en particulier auprès de membres du Parti communiste français (PCF). En effet, depuis plusieurs mois, un groupe de travail réfléchit à un projet de loi visant à créer un revenu de remplacement pour les artistes-auteur·ices. Le texte devrait bientôt être présenté à l’Assemblée nationale. Nous souhaitons donc profiter de ces débats parlementaires pour appeler les diffuseurs à reconsidérer leur implication aux côtés des travailleur·euses de l’art, à soutenir la mise en œuvre d’un véritable statut et à diffuser notre initiative. 

La suite ici : https://framaforms.org/pour-en-finir-avec-la-logique-de-laide-et-garantir-un-droit-a-la-continuite-du-revenu-aux-1639666230