Assurance Chômage : C’est l’abrogation de la « réforme » qu’on veut !

Union syndicale Solidaires

Après avoir déclaré durant l’été différer une nouvelle fois l’application du 2e volet de la réforme de l’assurance chômage, le gouvernement a publié un décret le 29 juillet 2020. Il reporte entre autres l’application de la mesure la plus controversée (le nouveau calcul du salaire de référence) au 1er janvier 2021. Comme annoncées par le gouvernement, des « négociations » viennent de s’ouvrir sur le sujet. Sans surprise, le Ministère du Travail ne semble pas vouloir remettre en cause l’ensemble de son projet anti-social. Seuls quelques aménagements, minimes et temporaires, semblent se dessiner. Doit-on s’en satisfaire ? Certainement pas !

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Marche des Sans-Papiers: 4 marches en route vers l’Elysée!

Marche des Solidarités

C’est la deuxième phase de la marche nationale des Sans-Papiers. Aux marches de Montpellier, Marseille et Grenoble qui manifestent ce samedi à Lyon se joignent des marches qui partent de Lille, Rennes et Strasbourg. Plus de 200 Sans-Papiers vont marcher. Rendez-vous le 17 octobre à Paris pour aller en manifestation vers l’Elysée !

Ce week-end la marche partie de Marseille et Montpellier le week-end du 19 septembre fait étape à Lyon où elle est rejointe par la marche partie de Grenoble le 29 septembre. Une manifestation a lieu ce samedi à Lyon. Et près de 100 marcheurs et marcheuses sans-papiers vont entamer la deuxième partie de la marche vers Paris. (Ci-dessous quelques vidéos)

Et trois autres marches démarrent ce week-end, de Lille, Strasbourg et Rennes avec des manifestations dans chacune de ces villes.

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IRAN – Libération immédiate des syndicalistes et prisonnier-es d’opinion !

Union syndicale Solidaires

Une multitude de condamnation

Djafar AZIMZADEH, militant ouvrier et secrétaire du conseil d’administration de « l’Union Libre des travailleurs d’Iran » a été condamné à plusieurs reprises du fait de ses activités syndicales. En prison, il a entamé des grèves de la faim, dont une de 62 jours, en 2016, qui a failli lui coûter la vie.
Récemment condamné à 6 ans de prison, il a été informé, le 18 mars 2020, de sa libération. Malgré tout, le service des renseignements des « Gardiens de la Révolution » a décidé, sans motif, de transférer Djafar AZIMZADEH dans la prison Redjaei Shahr, située dans la commune de Karadj, à l’ouest de Téhéran, en cellule isolée. Son état de santé est affaibli du fait de ses nombreuses grèves de la faim, et l’on a appris qu’il avait attrapé la COVID-19.
Djafar AZIMZADEH a décidé d’entamer une grève de la faim de 21 jours, durant laquelle il n’a eu aucun contact avec ses proches. Il a décidé de l’arrêter suite à la promesse de la direction de le transférer et de le sortir de l’isolement.

Tout comme Esmail ABDI et Mohammad HABIBI, enseignants, ainsi que d’autres prisonniers politiques, il est maintenu en détention dans des conditions extrêmement rudes.

Le 25 septembre, trois membres de l’Association des écrivains iraniens (IWA) – BAKTASH Abtin, Reza KHANDAN et Keyvan BAJAN – ont été condamnés et emprisonnés (à 5 et 3 ans). Il leur est reproché, leurs activités au sein de l’association, ainsi que l’organisation d’une cérémonie en hommage au poète iranien Ahmad SHAMLOU, mort en 2000.

Nasrin SOTOUDEH, l’avocate et militante des droits de l’Homme, condamnée à douze ans de prison pour avoir défendu une jeune iranienne opposée au port du voile, a également entamé une grève de la faim de 40 jours le 11 août 2020. Elle entend ainsi protester contre ses conditions carcérales. Son état de santé s’étant dégradé elle a été transférée en soins intensifs le 19 septembre dans un hôpital de Téhéran. Le 24 septembre 2020, elle a été renvoyée à la prison d’Evin (Téhéran), malgré son état de santé.

Des conditions d’incarcération intolérables

Les conditions carcérales dans les prisons iraniennes, réputées pour être surpeuplées, insalubres, et ne permettant pas aux détenus d’accéder aux soins de santé, sont un terreau fertile pour la COVID. Un rapport accablant publié en juillet 2020 par Amnesty International révèle que l’État iranien ignore la crise liée au COVID-19 dans les prisons. Dans ce cadre, les détenus atteints n’ont pu être traités, les prisons n’étant pas équipées pour faire face à cette épidémie et protéger les détenus.

Nous demandons la libération, et sans conditions de Nasrin SOTOUDEH, Djafar AZIMZADEH, Esmail ABDI, Mohammad HABIBI ainsi que de toutes et tous les prisonnier-es d’opinion, syndicalistes, et écrivain-es.

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L’urgence, c’est la protection des travailleurs-ses et de la population !

Union syndicale Solidaires

Sur le front de la pandémie les nouvelles ne sont pas bonnes, avec un COVID 19 à nouveau en expansion. Les clusters dans les entreprises et les établissements scolaires se multiplient mais le gouvernement place principalement ses réponses sur le plan du rapport individuel et de l’espace privé : les mesures principales de lutte contre la maladie touchent à la restriction des espaces de sociabilités. N’y a-t-il pas deux poids deux mesures dans la lutte contre la pandémie quand rien n’est mis en place pour protéger massivement les travailleuses et les travailleurs ou quand les masques sont toujours payants ? Pire : où sont les embauches de personnels dans les services publics qu’il aurait dû y avoir pour faire face à cette nouvelle vague annoncée depuis l’été ? Où sont les créations massives de lits, notamment en réanimation, de postes dans les hôpitaux, les remplaçant.es dans les écoles ?

Sur le front économique, le gouvernement a dégainé un plan de relance qui est destiné à satisfaire la finance et le grand patronat. Traduites dans le projet de loi de finances pour 2021, ces mesures sont donc un nouveau cadeau de Noël avant l’heure. Pour les travailleurs-euses, les classes populaires, les chômeurs-euses en revanche, pas même quelques miettes… Pas la moindre augmentation du SMIC ou du point d’indice des fonctionnaires, aucune incitation à une revalorisation salariale, sans parler de réduction du temps de travail. Et le pire est à venir pour la protection sociale : les multiples allègements de cotisations sociales vont réduire drastiquement son financement. De nouvelles économies sont donc à craindre dans le secteur de la santé.

Sur le front social, pas une journée ou presque sans annonce de plan social dans des secteurs qui pour certains ne semblent pourtant guère impactés par la crise comme la grande distribution. Et si ceux de l’hôtellerie, la culture, la restauration, le tourisme et l’évènementiel se prennent la crise de pleine face, d’autres secteurs profitent donc d’un effet d’aubaine pour imposer d’importantes régressions sociales et couper dans leurs effectifs pour dégager toujours plus de dividendes pour leurs actionnaires. Le gouvernement laisse faire. Sa politique se résume à profiter de la peur du virus pour imposer définitivement son programme de casse sociale tout en tentant de réduire encore les libertés publiques. Le monde d’après pour le capitalisme, c’est de profiter de la moindre opportunité pour faire bien pire que le monde d’avant…

Face à eux, notre réponse doit être solidaire et collective.

Pour nous les priorités sont claires : protéger au mieux la population de la pandémie en donnant des moyens massifs aux services publics, lutter contre les fermetures d’entreprises, créer massivement des emplois notamment par la réduction du temps de travail et la semaine des 32h, engager une reconversion sociale et écologique en rupture avec le système actuel qui nous envoie dans le mur.
Le cadre unitaire « Plus jamais ça » existe pour construire un monde d’après en réponse aux urgences sociales et environnementales. Un plan de sortie de crise y a été élaboré et ne cesse de s’enrichir. Partout sur nos lieux de travail, débattons des vraies urgences et engageons la lutte pour imposer nos revendications de progrès social.

Du pouvoir il n’y a rien à attendre : à nous de lui arracher des conditions de vie dignes et décentes !

Paris, le 2 octobre 2020

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Soutien intersyndical à la marche nationale de Sans Papiers

Communiqué CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL et UNL.

A l’appel de 20 collectifs de Sans-Papiers, de la Marche des Solidarités, des États Généraux des Migrations et de plus de 230 organisations, des Sans-Papiers marchent depuis le 19 septembre des quatre coins du pays pour atteindre Paris dans une grande manifestation le samedi 17 octobre.

Ils et elles revendiquent la régularisation de tou·te·s les sans papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et un logement pour toutes et tous.

Les travailleurs et les travailleuses sans papiers sont exploité·e·s, précarisé·e·s par des patrons qui profitent souvent de leur situation administrative pour s’affranchir du code du travail. La situation sanitaire a révélé l’importance de leurs métiers, en particulier dans les secteurs de la santé, du nettoyage, de la collecte et du tri des déchets, la logistique, la livraison, la sécurité, la grande distribution et l’aide à la personne. Elle a aussi fragilisé toutes celles et ceux dont les entreprises ont fermé ou réduit leurs effectifs et qui n’ont accès à aucun droit au chômage. Les étudiant·e·s sans papiers accumulent en plus des difficultés rencontrées par tou·te·s les étudiant·e·s et de celles spécifiques aux étudiant·e·s étranger·e·s (pas d’accès aux bourses, etc.), un parcours du combattant administratif pour être régularisé alors que toute inscription est censée garantir l’obtention d’un titre de séjour.

Les travailleurs et les travailleuses sans papiers sont nos collègues, nos voisin·e·s, nos ami·e·s, parfois nos camarades de classe et participent comme tou·te·s les habitant·e·s à la richesse économique, sociale et culturelle dans nos quartiers, nos villes et nos campagnes.

Nous les soutenons au quotidien sur nos lieux de travail, dans nos syndicats, dans les tribunaux pour que leurs droits soient respectés et étendus à ceux de tou·te·s les travailleurs/euses.

Nous les avons soutenu·e·s et accompagné·e·s dans leurs luttes pour l’égalité des droits depuis des années. Aujourd’hui, ils et elles ont décidé de marcher à travers la France en direction de Paris pour revendiquer l’égalité pour toutes et tous.

La CGT, la FSU, Solidaires, l’UNEF, laFIDL et l’UNL sont solidaires et à leurs côtés pourqu’ils et elles obtiennent satisfaction.

Ils et elles bossent ici, étudient ici, vivent ici et restent ici !

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Mon corps m’appartient !

Union syndicale Solidaires

Gendarmes demandant à des femmes de remettre leurs hauts de maillot de bain sur la plage, interdiction d’entrée au musée d’Orsay à cause d’un décolleté, affaire des lycéennes sommées d’aller se rhabiller et ministre Blanquer les enjoignant de se vêtir « normalement » ou de façon « républicaine »… Ces dernières semaines auront été marquées par une multiplication d’injonctions aux fondements sexistes.

Rappelons que l’appropriation des normes de genre façonne des représentations et des usages du corps différenciés entre les femmes et les hommes, depuis l’enfance et tout au long de la vie.

Le corps est un enjeu fondamental de contrôle social, qui renvoie à des représentations de ce qui serait de l’ordre du féminin, du masculin, et qui est construit tout au long de la vie, notamment par les institutions sociales.

Quelle que soit la marge de manœuvre individuelle et collective vis-à-vis de cette forme de conditionnement, ses ressorts sont puissants. Si ces normes identitaires sont contraignantes pour les deux sexes, elles sont génératrices de violences vis-à-vis des femmes car leur corps est censé rester « à disposition », et à être façonné, habillé, contrôlé suivant les normes sociales.

Or, dès l’enfance, l’Éducation nationale devrait affranchir les enfants des représentations et stéréotypes sexistes plutôt que de les valider en fondant des interdits aux seules filles, et en mettant en exergue des arguments tout aussi stupides que sexistes comme « cela distrairait les garçons ».

La conquête des droits contraceptifs et la libération de la sexualité n’ont pas fait disparaître ce mécanisme patriarcal puissant qu’est l’objectivation d’un corps tenu de rester « à disposition »…

Laisser entendre qu’un décolleté ou un ventre apparent dérange leurs camarades, voire les excite, c’est accepter comme une donnée intangible que les désirs masculins sont irrépressibles. Qualifier l’aspiration des jeunes femmes à s’affranchir des diktats sexistes de « liberté affichée qui n’en a que le nom », c’est non seulement leur dénier toute capacité réflexive, c’est aussi nourrir les représentations qui enferment leur corps dans le registre sexuel. Exiger qu’elles couvrent leur poitrine, leurs épaules, leurs jambes, c’est en un mot leur asséner un rappel à l’ordre patriarcal des choses » (tribune du 17 septembre dans Libération de Camille Froidevaux-Metterie, professeure de science politique).

Solidaires revendique :

  • une éducation non-sexiste dès la petite enfance (crèches, école…) ;
  • l’interdiction des pubs sexistes et autres supports de communication véhiculant des messages sexistes ;
  • l’application des lois sur les discriminations contre les LGBT
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