Pour un droit à une vie hors emploi : retraite, chômage
Halte à la casse de nos droits salariaux !
Tout notre système de Sécurité sociale est aujourd’hui attaqué par le Capital…
Retraites, santé, famille et assurance chômage… L’ensemble de ce système solidaire conquis de haute lutte par les travailleur·euses est encore en grande partie financé par notre salaire à travers sa partie socialisée que sont les cotisations sociales.
Mais les dizaines de milliards d’exonérations décidées par l’État n’ont eu de cesse de le mettre à mal.
Jamais compensées et offertes au patronat au nom du sacro-saint coût du travail, le voilà le fameux déficit décrié. Le choix de saborder la Sécurité Sociale en sacrifiant ses recettes, relève de la cynique valorisation d’intérêts financiers d’une minorité en dépit de toute nécessité sociale et humaine.
Tant pis si au passage les retraites fondent. Tant pis si l’on meurt par manque de soin. Tant pis si la pauvreté ne cesse de croitre…
Le jeudi 19 janvier 2023 restera comme l’une des grandes dates de l’histoire sociale de notre pays.
Avec plus de 2 millions de manifestants, cette première journée de grève et de mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle contre la réforme des retraites Macron-Borne est un succès incontestable.
Dans toute la France, dans des cortèges impressionnants, les travailleuses et les travailleurs sont venus exprimer dans l’unité et dans le calme leur rejet sans appel d’une réforme injuste et brutale.
Dans de très nombreux secteurs professionnels, les taux de grévistes affichaient des niveaux extrêmement élevés, à l’instar notamment des enseignants ou des électriciens-gaziers.
Partout dans ces manifestations, nos concitoyens ont pu une nouvelle fois entendre la voix de celles et ceux qui témoignent de services publics très dégradés.
Pour Paris et l’Ile de France, le cortège intersyndical Culture parti des Archives Nationales pour rejoindre République avait fière allure. Au ministère de la Culture, des taux de grévistes élevés ont entraîné la fermeture totale ou partielle de nombreux monuments, musées et services.
Une nouvelle journée de grève et de mobilisation est d’ores et déjà annoncée le 31 janvier prochain. Au ministère de la Culture, comme partout ailleurs dans le privé et le public, nous allons nous employer à l’extension et à l’amplification du rapport de forces.
L’intersyndicale Culture propose des rassemblements sur des sites Culture où les étudiants et les personnels avec leurs représentants sont invités à participer en prenant la parole pour dire en toute liberté leur travail, leurs missions, leur métier, leur pénibilité, leurs aspirations, leurs revendications à une bonne retraite.
Ces Forums d’Amplification de la Mobilisation auront lieu le midi de 12h30 à 13h30 et sont ouverts à tous. Les FAM sont :
Ø Le Mardi 24 janvier, sur le parvis du musée d’Orsay ;
Ø Le Mercredi 25 janvier, au Musée des arts décoratifs, côté jardins du Carrousel ;
Ø Le Vendredi 27 janvier, Parvis de la Bibliothèque nationale de France-François Mitterrand ;
Ø Le Lundi 30 janvier, dans la cour de l’école d’architecture de Belleville.
Ø Et partout en régions où cela est possible dans l’unité la plus large ;
L’intersyndicale Culture appelle les personnels du public comme du privé qui travaillent ensemble quotidiennement sur les sites du ministère de la Culture à se réunir dans des assemblées générales communes toute cette semaine pour amplifier la mobilisation.
Le gouvernement doit retirer ce projet de réforme contesté de toutes parts. C’est la seule réponse rationnelle face à l’immense colère des Français. Ensemble, solidaires et plus déterminés que jamais à ne rien lâcher, nous allons gagner ce combat pour l’avenir et le progrès social.
Amplifions lamobilisation
et gagnons le retrait du projet Macron des retraites à 64 ans !
Paris, le 23 janvier 2023
L’intersyndicale Culture se réunira le 26 janvier pour préparer ensemble la journée de mobilisation du 31 janvier. Bonne semaine de débats, d’actions, de luttes !
La journée de manifestation et de grève du 19 janvier 2023 a été d’une ampleur historique.
Plus de 2 millions de personnes en grève et dans la rue, sur l’ensemble du territoire, signifie clairement le rejet massif et profond de ce projet de réforme des retraites injuste et brutal.
L’intersyndicale unitaire a appelé à une journée de grève et de manifestation le 31 janvier prochain, avec comme objectif une mobilisation allant crescendo et s’inscrivant dans la durée pour gagner.
Solidaires appelle à amplifier la mobilisation, par toutes les actions possibles :
Rassemblements devant les mairies et préfectures, retraites aux flambeaux, réunions et débats publics, tractages, collages, mise en place de banderoles, interpellations d’élu-es locaux ou nationaux (hors extrême droite) etc…
Cette semaine va permettre de convaincre largement l’ensemble des salarié-es d’être en grève et plus largement la population d’être dans la rue le 31 janvier.
Pour l’Union syndicale Solidaires, il faut construire dans le maximum de secteurs des assemblées générales de grévistes pour débattre des suites de la mobilisation et poser la question de la grève reconductible : il va falloir passer à un cran supérieur de la lutte pour faire plier définitivement le gouvernement.
L’Union syndicale Solidaires est mobilisée et déterminée à faire retirer ce projet de réforme. Notre force est visible, amplifions le mouvement pour gagner !
Jeudi 19 janvier va être une journée de grève massive. Plus il y aura de monde en manifestation, plus cela nous donnera de la confiance et aidera à faire plier le gouvernement. Le 19 en grève ET en manif !
La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.
Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue.
Elle va aggraver la précarité de celles et ceux qui ne sont déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités entre les femmes et les hommes.
En s’attaquant ainsi aux retraites, qui constituent l’un des piliers fondamentaux de notre modèle social et l’un des plus grands conquis sociaux de notre histoire, le gouvernement expose directement les travailleurs du privé comme du public aux chocs et à la violence de l’économie de marché.
Le gouvernement vient d’annoncer vouloir imposer à des millions de travailleuses et travailleurs la retraite à 64 ans en accélérant le nombre de trimestres à cotiser. Il nous dit que c’est nécessaire et la seule solution pour financer les retraites. C’est un mensonge : il n’y a aucun souci majeur de financement dans la durée. Elle aggravera la situation d’une majorité de la population et encore plus des précaires, de celles et ceux qui n’auront pas 43 ans de travail…
La réalité c’est que ce gouvernement est enfermé dans sa logique capitaliste : c’est travailler toujours plus pour enrichir et préserver les actionnaires et les plus riches. Ils disent que la réforme permettrait de dégager autour de 8 milliards par an en 2027 soi-disant nécessaires pour sauver le système. Comparons :
Augmenter les cotisations patronales de 0,8% sur les retraites apporterait 12 milliards.
En 2022 les seules entreprises du CAC 40 ont distribué 80 milliards d’euros à leurs actionnaires.
La fraude et l’évasion fiscale des plus fortunés et des entreprises représentent entre 80 et 100 milliards par an de moins pour le budget de l’État.
Les exonérations de charges patronales représentent 17 milliards de pertes pour les seules retraites. Et les aides aux entreprises continuent de pleuvoir ! Le tiers du budget de l’État y est consacré.
Les super-profits des entreprises sur la crise de l’énergie c’est autour de 20 milliards depuis l’été dernier.
Il est temps de partager les richesses, pas de nous faire travailler plus !
Allonger le temps de travail coûterait des milliards par an pour indemniser le chômage, les arrêts maladies, les accidents du travail et invalidités qui se multiplieront… mais c’est aussi plus de jeunes dans la galère pour accéder à l’emploi. Ils nous volent déjà une partie de notre travail et veulent maintenant nous voler notre droit à laretraite en bonne santé ! Il faut les 32 h sans perte de salaire ni flexibilité tout de suite. De l’emploi pour tout-es, c’est des rentrées de cotisations sociales.
Legouvernementestenmauvaiseposture.L’ensembledesorganisationssyndicalessontuniespourrepousserle projet. Une large majorité de la population y est opposée. Notre mobilisation changera tout ! Toutes et tous ensemble nous pouvons empêcher cette régression sociale. Il va nous falloir engager un bras de fer déterminé.
C’est pourquoi nous appelons aux
GRÈVESETMANIFESTATIONSLEJEUDI19JANVIER
Plus nous serons nombreuses et nombreux en grève et dans la rue, plus nous prendrons confiance en notre force. C’est le début d’une mobilisation historique qui peut permettre de mettre un coup d’arrêt à la politique antisociale de ce gouvernement. La lutte pour nos retraites peut ouvrir la voie à des augmentations de salaires, remettre en cause la dégradation des droits de l’assurance chômage, du RSA… Bien sûr, une seule journée ne suffira pas. Mais c’est en amorçant la lutte, en provoquant des assemblées générales, en prenant le temps de convaincre nos collègues, nos proches, en agissant, que nous gagnerons et pourrons même améliorer notre vie : la retraite à 60 ans max, c’est possible !
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