L’occupation du théâtre d’Orléans attaquée par l’extrême-droite

Communiqué de presse officiel suite à l’agression des occupant.e.s du théâtre

Le Théâtre d’Orléans a été victime d’une attaque dans la nuit du 8 au 9 Mai dernier.

Vers 1h du matin en effet un groupe de 5 a 6 individus a fait irruption par effraction dans le théâtre.

Ils ont poursuivi leur sinistre projet en agressant tout de suite le vigile du théâtre à coups de poing avant de le maîtriser au sol … Les autres se sont aventurés dans le théâtre avant d’être raccompagnés le plus calmement possible vers la sortie. Une altercation a alors éclaté et une volée de coups s’est abatue sur le groupe d’occupant.e.s mais face à notre nombre et notre détermination à ne pas se laisser intimider et violenter, les individus ont pris la fuite.

Le bilan, sans être préoccupant, nous semble déjà beaucoup trop lourd : 3 occupant.e.s du théâtre aux urgences avec des hématomes, des points de suture, et le vigile blessé et choqué comme nous tout.e.s.

Depuis 59 nuits, nous, occupant.e.s du théâtre d’Orléans, nous luttons contre la réforme de l’assurance chômage et pour la préservation de nos droits sociaux, et c’est dans ce contexte que ce groupe d’individus a tenté de porter atteinte à notre mouvement.

Si l’agression n’a pas été encore revendiquée, les méthodes ne font aucun doute pour nous.

Cette attaque est inadmissible, nous la condamnons avec fermeté, et appelons à la résistance de toutes et tous face à ces méthodes fascisantes.

Notre détermination à la poursuite de l’occupation reste intacte.

Orléans, le 9 mai 2021 Les occupant.e.s du théâtre d’Orléans.

Extrême-droite sur les campus Niçois. L’ombre des années 1990/2000 ?

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Communiqué de presse de l’intersyndicale (CGT – FSU – SUD) de l’Université Côte d’Azur

Ce mardi 1er septembre sur le campus niçois Carlone, des étudiants du syndicat « Solidaires Etudiant.e.s » ont été pris à partie par des membres d’un groupuscule raciste d’extrême-droite niçois étranger à l’Université. L’un des étudiants a dû être hospitalisé. Heureusement son pronostic vital n’est pas engagé.

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Syndicalistes, donc antifascistes 7 ans après la mort de Clément Méric, on n’oublie pas, on pardonne pas

Union syndicale Solidaires

Le 5 juin 2013, Clément Méric, militant de Solidaires étudiant-es et militant antifasciste, était tué par des militants d’extrême droite. 7 ans après, on n’oublie pas, on pardonne pas !

Le 5 juin 2013, à Paris, Clément Méric, syndicaliste à Solidaires étudiant-e-s et militant antifasciste, tombait sous les coups de militants néo-nazis.
La vérité a été dite publiquement sur les circonstances de la mort de Clément et la dimension politique de ce crime a été clairement mise en évidence. Il ne doit pas y avoir d’impunité pour les crimes fascistes.

À l’issue d’un premier procès, deux des trois agresseurs de Clément Méric ont été condamnés à 7 ans et 11 ans de réclusion criminelle. Leur défense qui renvoyait dos à dos extrême gauche et extrême droite a été réfutée. Le procès en appel, prévu en décembre 2019, puis repoussé à avril 2020 n’a pu se tenir pour cause de pandémie.

Clément est mort pour ses combats : il luttait pour le progrès social et contre toutes les formes d’oppressions ; c’était insupportable pour ses agresseurs. Profondément antifasciste, il est mort d’avoir refusé de baisser les yeux.

Dans un contexte de criminalisation des mouvements sociaux et des militant-e-s, il est important de rappeler que c’est l’extrême droite et ses idées qui violentent, blessent et tuent partout en France, et dans le monde, hier comme aujourd’hui. Le fascisme est un poison : la résistance antifasciste doit continuer à s’organiser.

Le fascisme doit être combattu partout, dans les universités comme sur les lieux de travail, dans la rue comme dans les discours.

Les combats de Clément Méric sont toujours d’actualité : les lois anti-immigré-e-s, les réformes antisociales de Macron, les violences policières notamment dans des quartiers populaires et les discriminations structurelles nous rappellent que le racisme et l’autoritarisme sont toujours bien ancrés dans les institutions.

Nous continuerons de lutter contre les politiques de casse sociale qui font le jeu de l’extrême-droite. Et nous n’accepterons aucun compromis avec les thèses et discours d’extrême droite, quels que soient ceux qui les véhiculent.

A l’heure où Trump veut déclarer « terroristes » les antifascistes, à l’instar de propositions de Marine Le Pen et d’autres politiciens français, nous le répétons : il ne peut y avoir aucun compromis avec l’extrême droite. Alors oui, syndicalistes Solidaires, nous sommes antifascistes !

Paris, le 5 juin 2020