Texte de lever ou de baisser de rideau

Cher public, cette déclaration nous concerne toutes et tous.

Dix ans après la réforme des annexes 8 et 10 de l’assurance chômage, force est de constater que les seules victimes de cette réforme ont été les salarié(e)s intermittent(e)s. Son application a eu les conséquences désastreuses que nombre d’entre-nous anticipaient et dénonçaient déjà à l’époque, sans pour autant réduire les injustices d’un régime d’assurance chômage s’éloignant de plus en plus des principes fondamentaux de la solidarité interprofessionnelle. De nouvelles négociations de la Convention UNEDIC vont commencer dès septembre prochain. Ces négociations doivent, en principe, être bouclées fin 2013 au plus tard.

Il est donc URGENT pour chacun d’entre-nous, artistes, techniciens, mais aussi spect(ac)teurs, et citoyens, de nous mobiliser tous ensemble pour manifester notre attachement à la solidarité interprofessionnelle et de refuser, dès à présent, le cadre idéologique que le MEDEF et certains « partenaires » sociaux souhaiteraient imposer à ces négociations : celui d’une casse sans cesse plus grande des droits sociaux de tous les salariés au nom d’une soi-disant « flex-sécurité ».

En ce qui concerne les intermittents du spectacle, nous réaffirmons la nécessité que ces négociations s’ouvrent sur la base des revendications unitaires défendues par le Comité de Suivi :

  • Annexe unique, artistes et techniciens ;
  • Date-anniversaire (507 heures en 12 mois, avec indemnisation sur 12 mois) ;
  • Plafonnement du cumul salaires et indemnités ;
  • Prise en compte des heures d’enseignement et d’heures faites au régime général ;
  • Rétablissement des règles non discriminatoires sur les congés maternité et maladie.

Chacune de ces préconisations avait déjà été revendiquée en 2004 par le groupe socialiste. Alors député, François Hollande avait même tenu à assister et à soutenir la première conférence de presse du Comité de Suivi à l’Assemblée Nationale, le 25 février 2004. Aujourd’hui, les ministres en charge du dossier (Aurélie Filippetti pour la culture et Michel Sapin pour le travail) ont pris des engagements sur le maintien des annexes, mais pas sur leur contenu ! Les ministres de Chirac, de Sarkozy, n’avaient pas fait autre chose… Nous sommes en droit de revendiquer d’urgence auprès de ministres socialistes un positionnement politique et idéologique d’une autre nature et de flécher les futures négociations. Nous leur demandons une réponse claire et précise sur ce sujet, en particulier à Michel Sapin, à qui il reviendra au final de signer (ou non) ce protocole d’accord.

Soyons nombreux, solidaires et mobilisés pour des actions nationales, partout en France dès maintenant, afin que, à l’ouverture des négociations en septembre, un vrai rapport de force pèse sur des décisions qui, en tout état de cause, risquent d’influer sur notre quotidien et de bouleverser nos vies…

Comité de Suivi 2013 : ADDOC (Association des cinéastes Documentaristes), CGT Spectacle, Coordination des Intermittents et Précaires, Fédération des Arts de la rue, Société des Réalisateurs de Films, Les Scriptes Associés, les scriptes LSA et les monteurs LMA, SUD Culture Solidaires, SUD Spectacle, Syndicat du cirque de création, Syndicat des Musiques Actuelles, SYNDEAC, TIPPI (Truquistes Infographistes de la Post-Production Image associés), UFISC, Union des créateurs lumière.

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Communiqué de Solidaires Etudiant-es

Mardi 20 août, la Ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a présenté, en grandes pompes, son nouveau dispositif : la « caution locative étudiante ». Ce dispositif consiste à permettre à des étudiant-e-s d’obtenir que l’état se porte garant (à la place de leurs parents) pour la location d’un logement lorsque ces étudiant-e-s sont coupé-e-s de leurs parents. Quelle audace de présenter cette mesure en grandes pompes ? Cette mesure est, en réalité, dirigée contre les étudiant-e-s précaires et contre les services publics.

Le dispositif est d’abord très limité : il ne touchera, au maximum, que 20.000 étudiant-e-s soit moins de 1% des étudiant-e-s inscrit-e-s en 2012 et, pour cette année, ce dispositif ne concernera que 0,2% des étudiant-e-s.

Ce dispositif est inacceptable car il vient, de nouveau, aider le parc locatif privé. Le problème n’est pas que des étudiant-e-s soient sans garant mais que les garanties exigées par les propriétaires sont trop nombreuses. Les propriétaires et les agences locatives profitent de la pénurie de logement, notamment étudiant-e-s, pour « sélectionner » leurs locataires par l’argent (garanties, loyers…). Rien n’est fait contre les « marchands de sommeils » et autres pratiques inacceptables des propriétaires (prélèvements de la caution sans raison suffisante, logements insalubres ou inférieurs à 7m2…) ou d’agences (« vendeuses de listes » par exemple). A l’inverse, ce dispositif vient cautionner une partie de leurs pratiques.

En parallèle, le gouvernement poursuit son démantèlement du logement étudiant public, notamment par la privatisation rampante des CROUS avec le projet CROUS 2020 : au lieu d’être financés selon les besoins réels des étudiant-e-s en termes de logement ou de restauration, les CROUS seront financés selon leur rentabilité et leur capacité à trouver d’autres sources de financements que les fonds publics. Les avantages au logement privé (caution solidaire, système Lokaviz… transforment le CROUS en simple agence immobilière publique. S’agissant enfin des 40.000 logements promis par Fioraso, il ne s’agit que de la continuation des politiques précédentes : beaucoup d’ambitions, peu de moyens et, au final, beaucoup de logements construits et gérés en partenariats public-privé.

Mais ce dispositif est encore plus pervers. Pour « compenser les aléas », l’Etat prélèvera 1,5% du loyer aux étudiant-e-s bénéficiaires. L’Etat fait donc payer aux étudiant-e-s leurs situations familiales. Cela va encore inciter des étudiant-e-s à davantage se salarier pour payer leurs loyers (et la taxe de 1,5% du loyer mise en place par l’Etat) et à risquer de compromettre leurs études.

Finalement, les grands gagnants de cette mesure sont l’Etat et les organismes partenaires qui récolteraient entre 120.000 et 140.000 euros.

Solidaires Etudiant-e-s, dans le domaine du logement, revendique :

 Un plan massif de construction et de réhabilitation de logements étudiants publics dignes et à bas loyer afin de répondre à la crise du logement, ainsi que la réquisition des logements vides ;

 Une véritable politique de réglementation des loyers et de lutte contre les abus des propriétaires et des agences, au-delà des simples effets d’annonce ;

 Le retrait des « cadeaux » (avantages fiscaux, « Caution locative étudiante ») accordée aux propriétaires et aux agences privées, mesures qui ne bénéficient pas aux étudiant-e-s

 Le retrait du projet CROUS 2020 et un refinancement public massif des CROUS.

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Marseille solidaire contre l’extrême droite

Le FN, organise son université d’été à Marseille les 14 et 15 septembre 2013. Dans le but de gagner plusieurs grandes municipalités en 2014, il compte démarrer là sa campagne électorale.

Le collectif Marseille solidaires contre l’extrême droite appelle, le samedi 14 septembre à Marseille à une grande manifestation unitaire contre la tenue des Universités d’été du FN, réaffirmant nos valeurs de solidarité, de partage et notre opposition farouche au FN, à l’extrême-droite et aux réactionnaires.

Cette manifestation de septembre sera préparée par une large mobilisation militante, unitaire et populaire, une série de réunions, d’actions de rue, d’éducation populaire dans les semaines qui précédent.

Cette manifestation ne doit pas être une fin en soi et ni une seule réaction aux Universités d’été du FN, mais comme la remise en marche d’un combat global contre le fascisme et le racisme sous toutes leurs formes.

Des départs sont organisés depuis différentes villes de France.
Plus d’info sur le blog du collectif et les pages facebook des collectifs unitaire marseillais et parisien.

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Nouvelles attaques contre nos retraites : Toutes et tous en grève et aux manifestations le 10 septembre !

2013 08 19 Retraites 10 septembre1993, 1995, 2003, 2007, 2010, et maintenant 2013 : les gouvernements successifs s’acharnent contre notre système de retraite, satisfaisant ainsi les revendications patronales. Leur volonté permanente est de brader les acquis sociaux, gagnés grâce aux luttes syndicales passées. Le nouveau projet de loi sera présenté début septembre, mais nous connaissons déjà son orientation : faire payer les salarié-es, les chômeurs-ses, les retraité-es, les jeunes en formation.

Lisez la suite de ce tract ci-dessus.

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CinéSolidaires N°20

Le numéro estival de CinéSolidaires est là, bronzé et imprimé.

Au sommaire:

  • AVANT J’ETAIS CAISSIERE, l’affiche détournée;
  • Les cinémas Gaumont Pathé, après le nouveau C.E. et la nouvelle représentativité :
    les négociations salariales & la question du partage du profit;
  • LYON: les maux de Bellecour sont T.Rocourt;
  • Cinéma les Carmes d’Orléans : appel à soutien pour une reprise en SCOP par les salariéEs;
  • Les états Généraux du film documentaire à Lussas (07);
  • Disney, le sexisme et l’actualité résumée du mois de juin.
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