BnF : compte-rendu du CHSCT exceptionnel du 29/10/20

Un CHSCT exceptionnel a été convoqué jeudi 29 octobre après-midi à la suite de l’annonce d’un second confinement, faussement sanitaire puisqu’il prend en réalité la forme d’une recherche optimale des profits et d’une limitation de notre temps libre.

Compte-rendu complet ici :

RMN-GP : La santé des personnels avant tout !

Section SUD Culture de la RMN-GP

Alors que les principaux clusters se concentrent sur le lieu de travail, il a fallu attendre que la situation sanitaire soit à nouveau dramatique, et même pire qu’en mars dernier, pour que de nouvelles mesures soient prises !

Ces derniers jours et jusqu’à aujourd’hui, en période de vacances scolaires, nombre de nos collègues ont été exposés à une fréquentation de visiteurs très importante, comme par exemple au Louvre ou à Versailles. Depuis le premier confinement et sa sortie le 11 mai, le télétravail a été mis en place pour certains, en même temps que des mesures contraignantes dans les musées. Mais aucun bilan n’a été dressé, faisant le point sur les conséquences de ces mesures sur les conditions de travail. Les représentant.es du personnel n’ont par conséquent pas eu l’occasion de pouvoir faire des préconisations pour l’amélioration de celles-ci.

C’est pourquoi, notre organisation syndicale demande à la direction de la RmnGP qu’un bilan sur le télétravail et l’effet des mesures sanitaires sur les conditions de travail de nos collègues posté.es soit présenté au CSE de toute urgence. Nous exigeons également que soit présenté l’évolution du dispositif. Ces deux points devant être ensuite examinés par sa Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail.

Et sans attendre, suite à l’annonce du nouveau confinement, SUD Culture de la RmnGP demande :

– Le maintien du salaire à 100% de tou.tes les salarié.e.s comme c’était le cas lors du 1er confinement ;

– La possibilité pour nos collègues éligibles au télétravail qui doivent s’occuper d’enfants ne pouvant pas être accueillis en collectivité de pouvoir bénéficier du chômage partiel ;

– Le bénéfice du chômage partiel pour tou.tes nos collègues en CDD et conférencier.es ponctuel.les pour lesquel.les un contrat était prévu au mois de novembre ;

– Le report des récupérations non prises et des congés posés sur la période du confinement.

Face à la pandémie de coronavirus, la priorité c’est la santé et la protection du personnel et du public !

Section SUD Culture BnF

Le lundi 19 octobre, notre organisation syndicale a contacté la direction de la BnF pour lui indiquer que la décision du Conseil d’Etat du 15/10 de suspendre le décret du 29/08 entraînait un retour à la situation antérieure pour les agent-e-s vulnérables qui avaient été forcé-e-s de retour au travail à partir du 1er/09 suite à la réduction injuste et drastique des critères de vulnérabilité. Puisque le décret qui réduisait ces critères est suspendu, alors ce sont les critères précédents qui s’appliquent et ces agent-e-s doivent être immédiatement informé-e-s qu’ils et elles peuvent demander leur retour en ASA ou en télétravail intégral.

Vu l’importance du sujet et vu l’urgence de la situation, au regarde du développement inquiétant de la pandémie, nous estimons que la direction de la BnF aurait dû informer immédiatement l’ensemble du personnel de ce changement et, avec le service médical de prévention, mettre en place les mesures nécessaires pour les agent-e-s directement concerné.es. Mais malheureusement la seule réponse de la direction a été de dire qu’elle n’avait pas d’information officielle à ce sujet et qu’elle attendait un retour de la direction générale de la fonction publique. Nous regrettons cette réserve inutile alors que la décision du Conseil d’Etat a été connue immédiatement, qu’elle fixe le nouveau cadre légal et que le ministère de la fonction publique a tout de suite dit qu’il faut l’appliquer.

Car de ce fait, une semaine a été perdue, une semaine pendant laquelle les agent-e-s vulnérables ont continué à devoir travailler sur site, parfois face au public pendant toute la journée de travail, au lieu d’être protégé-e-s.
Maintenant, la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique vient de sortir un nouveau document qui précise bien que toutes les personnes vulnérables selon les critères du décret du 5 mai 2020 peuvent être en télétravail intégral ou en ASA si le télétravail n’est pas possible :
https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/covid-19/faq_dgafp_22_octobre_2020.pdf
Nous demandons donc de nouveau que cela soit mis en œuvre immédiatement à la BnF et nous appelons toutes et tous les agent-e-s concerné-e-s à demander leur retour en ASA ou en télétravail intégral en s’appuyant sur ce texte officiel.

Face à la pandémie, la priorité c’est la santé et la protection du personnel et du public !

Librairies Maupetit et Mucem : l’écho des DP

Nous avons attendu la réunion avec Actes Sud pour boucler cette feuille d’infos. Que retenir de nouveau à part que nous étions des « privilégié·e·s » de pouvoir rencontrer une partie de la direction ? Au niveau chiffres Maupetit se porte bien comparativement aux autres et une stabilité à l’équilibre et l’obtention de bénéfices sont attendus pour 2021 ce qui pourrait se traduire par des augmentations pour les salarié·e·s. Quant à l’avenir de la librairie du Mucem et des personnes qui y travaillent, les inquiétudes et les interrogations grandissent…

Bulletin complet :

BnF : les agent-e-s du Centre Technique de Bussy Saint-Georges se mobilisent contre la menace de fermeture du site

Vendredi 16/10, les agent-e-s du site de Bussy-Saint-Georges ont décidé de se mobiliser pour protester, à l’occasion de la clôture des candidatures dans le cadre de l’AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) pour la construction du nouveau centre de stockages des collections (voir ici sur le sujet : https://sudculturebnf.wordpress.com/2020/09/25/igdc-et-avenir-des-sites-de-bussy-et-de-sable-un-ami-qui-nous-veut-du-mal/), contre les menaces qui pèsent sur l’avenir de leur site. A cette occasion ils et elles ont réalisé une créative campagne d’affiches sur le site et installé-e-s des banderoles indiquant clairement leurs demandes. Car les agent-e-s de Bussy sont légitimement très inquiet-e-s pour leur avenir.

Bien avant la fin de l’AMI, les médias ont indiqué que plusieurs villes, très éloignées, sont candidates pour accueillir le nouveau site de stockage des collections, ce qui contraste avec la communication floue de la direction même de la BnF, alors que cela fait maintenant deux ans que celle-ci ne cessait de dire aux collègues de Bussy de ne pas s’inquiéter : ce mépris, en plus des conditions de travail dégradées sur le site, a conduit les collègues à agir.

Pourtant, Bussy Saint Georges a été créé en 1995 pour pallier à l’accroissement des collections, en privilégiant un terrain étendu pour de nouveaux magasins, l’espace est à l’heure actuelle toujours disponible, mais il est maintenant question d’ouvrir un site différent.

Or, un seul site signifie le sacrifice soit du site de Bussy soit du site de Sablé, si ce n’est les deux. La colère des agent-e-s est d’autant plus grande que la direction de la BNF donne l’impression d’avoir laissé à l’abandon le site de Bussy ces dernières années afin d’en conclure qu’il n’est plus fonctionnel et de pouvoir plus légitimement s’en débarrasser.

Les collègues de Bussy sont nombreux/ses à avoir fait leurs vies en Seine-et-Marne, ils/elles ne veulent pas devoir se déplacer ou être obligé-e-s de déménager, peut-être à des centaines de kilomètres.

Nous nous opposons énergiquement aux fermetures des sites historiques, aménageables et nécessaires de Bussy Saint-Georges et de Sablé-sur-Sarthe, et appellerons à de nouvelles actions prochainement.

La construction d’un nouveau site de stockage est impérative face à l’accroissement des collections, mais cela doit se faire sur l’espace libre à Bussy-Saint-Georges. Sauvons Bussy, sauvons l’outil de travail !

Gestion de la tempête Alex : Que s’est-il passé au CMN ?

Après le passage de la tempête Alex entre jeudi 1er et vendredi 2 octobre, toute la France a été choquée par l’ampleur des dégâts qui ont ravagé les Alpes-Maritimes, particulièrement dans les Vallées Alpines de l’arrière-pays niçois. Le bilan humain et matériel est très lourd.

L’intersyndicale CGT-CFDT-Sud Solidaires du CMN tient ici à faire part de sa solidarité et de son soutien aux populations sinistrées.

Un département sinistré par la tempête Alex

Si la violence des intempéries a été un choc pour tout le monde elle n’en était pas moins prévue depuis plusieurs jours par Météo France, les médias s’étaient même faits l’écho de la potentielle « bombe climatique » que représentait la tempête Alex.

Dès le jeudi 1er octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes annonçait sur son site :

  1. Prévisions météo :

« Un épisode méditerranéen de forte intensité concernera le vendredi 2 octobre 2020 le département. Des averses orageuses se mettront en place dès le matin. Ces orages pourront être accompagnés de violentes rafales avec des phénomènes tourbillonnaires, de fortes averses et parfois de la grêle.

Les premières pluies et orages vont commencer dès vendredi matin, mais c’est en cours d’après-midi de vendredi et en soirée, que les pluies deviendront les plus fortes.

Météo France précise qu’un passage en vigilance rouge est possible en cours de journée.

Un risque de vagues-submersion est prévu également à partir de vendredi après-midi. »

  1. Mesures prises :

« Compte tenu de l’intensité du phénomène annoncé, le Préfet a pris la décision de fermer, ce vendredi 2 octobre 2020, l’ensemble des établissements scolaires, publics et privés du département des Alpes-Maritimes : écoles maternelles, primaires, collèges et lycées, crèches et universités.

Les sorties scolaires sont donc annulées.

Les transports scolaires sont également annulés pour toute la journée de demain.

Pour veiller à la sécurité des personnes, le préfet des Alpes-Maritimes activera le centre opérationnel départemental le vendredi 2 octobre 2020 à 7h00, chargé de coordonner les remontées d’informations des collectivités, des services météorologiques et de secours. »

Malgré toutes ces prévisions météorologiques alarmistes,malgré la connaissance par mail, dès 8h42 le vendredi 2 octobre, d’un point de situation émanant du COD (Centre Opérationnel Départemental activé par la préfecture) qui indique clairement une aggravation attendue à partir de 12h00 (Vigilance ROUGE « pluies-inondations », avec un point particulier à surveiller : le secteur de la Roya où est situé le monastère de Saorge),

L’administration locale du CMN va attendre 11h52 pour finalement demander aux agents en service de procéder à la fermeture des monuments de la circonscription des Alpes-Maritimes, à savoir : Saorge, Kérylos et Cap-Morderne (La Turbie ayant déjà été fermé dès 8h22 !), et les inviter à regagner leur domicile « en faisant preuve de la plus grande prudence ».

C’est dans ce contexte que certains de nos collègues se sont retrouvés pris au piège au moment de repartir.

Notamment une agente du monastère de Saorge, dont le retour à son domicile était devenu impossible, a été contrainte de passer la nuit dans le monument, en laissant seuls chez elle ses deux enfants adolescents, sans eau ni électricité, bloqués à l’étage de leur immeuble du fait de la montée rapide des eaux.

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