CONSEIL DES SECTIONS

Le prochain Conseil des Sections aura lieu le jeudi 25 février, de 9h30 à 17h, à la Bourse du travail – Salle Fernand Pelloutier :
3 rue du Château d’eau – 75003 Paris – M° République.

Vous trouverez, ci-dessous, l’ordre du jour de ce CDS ainsi qu’un document de préparation au débat sur la décroissance.

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LA COORDINATION DES INTERMITTENTS ET PRÉCAIRES DOIT ÊTRE RELOGÉE.

À l’été 2003, le mouvement des intermittents et précaires s’opposait massivement à une restructuration de l’assurance-chômage instaurant un principe de capitalisation individuelle des droits sociaux. Profondément excluante et inégalitaire, cette contre-réforme visait à détruire le principe de mutualisation des ressources qui, à travers les annexes 8 et 10 de l’UNEDIC, caractérisait jusque-là l’intermittence.

Les intermittents et précaires font grève dans de nombreux festivals (notamment à Avignon), manifestent, s’invitent sur le plateau du JT de France 2, occupent des ministères, le Medef, l’Unedic… C’est dans ce contexte que le 14 quai de Charente est obtenu de la Mairie de Paris en novembre 2003. Dans le prolongement de ce refus initial de l’individualisation et de la concurrence de tous contre tous, cet espace est devenu, par la force des choses, un point d’appui pour diverses formes d’action, de pensée, d’accueil, de fabrication ; il est un lieu de lutte et de convivialité, hors du circuit marchand.

Il abrite des permanences sociales d’information et de défense des droits auxquelles se sont adressés, pour l’heure, plus de 3000 intermittents, chômeurs et précaires. Autant de pratiques d’entraide à partir desquelles s’engagent des initiatives collectives face aux institutions (CAF, Pôle emploi) et aux employeurs. Dans un contexte d’insécurité sociale croissante, ces permanences permettent de débloquer des centaines de dossiers litigieux, de faire respecter des droits, d’annuler des « indus » et des radiations. En lien avec d’autres collectifs, la ccordination contribue à une campagne d’actions qui vise à enrayer la machine à précariser que constituent la mise en place de Pôle emploi et l’instauration du RSA.

Depuis trois ans, une Université Ouverte s’y invente, centrée sur l’analyse du néolibéralisme, ainsi qu’une recherche collective à laquelle sont associés des chercheurs, sur les mutations et les enjeux de l’intermittence et de la précarité. Des films y sont conçus et réalisés. Il abrite également une cantine, des cours de sport, une bibliothèque, des concerts, des projections, des lectures… Le prix libre et la gratuité sont de principe. De multiples collectifs en lutte s’y réunissent, s’y organisent et s’y côtoient : travailleurs sociaux, féministes et anti patriarcaux, sur le refus de l’enfermement, contre culturels, de lutte contre le racisme et les discriminations, compagnies de théâtre, de résistance à la criminalisation, antifascistes, media alternatifs…

Alors que les structures syndicales peinent à prendre en compte les besoins et les aspirations d’un précariat en expansion, ce lieu fait figure, mutadis mutandis, de nouvelle Bourse du travail, une Maison des précaires – des étudiants aux sans-papiers – où se créent des formes d’auto-organisation. Ce lieu de coopération sociale, politique, culturelle, est aujourd’hui un creuset d’expériences, de pratiques et de rencontres où des transversalités s’inventent quand tout travaille à établir des séparations.

La Mairie de Paris motive l’expulsion de la Coordination par l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, au coeur d’un gigantesque projet urbain de 200 hectares, qui fait la part belle aux bureaux et aux logements privés et « intermédiaires » réservés aux classes moyennes et aisées. Après avoir proposé deux solutions de relogement qui ne permettaient pas le maintien a minima des activités existantes, la Ville de Paris assigne la CIP-idf au tribunal. À l’instar des chômeurs menacés de radiation dès lors qu’ils osent refuser deux « offres raisonnables d’emploi », même dans des conditions dégradées et sous payées, il faudrait, sous la menace d’une expulsion et de lourdes pénalités financières, se montrer, là aussi, raisonnables et accepter des propositions aussi inadéquates qu’impératives.

Dans cette ville de riches où vivent tant de pauvres, la municipalité finance des projets coûteux et de «prestige» tels le 104 rue d’Aubervilliers ou la future Halle Pajol. Mais elle n’aurait ni les moyens ni la place de concéder aux intermittents, aux chômeurs et aux précaires des lieux d’organisation et d’activités, ouverts à tous ?

Nous savons qu’il n’en est rien et que c’est affaire de décision politique.
Nous nous opposons à la mise à mort de cette expérience de fabrication et de partage . La Coordination des Intermittents et Précaires ne doit pas être expulsée sans un relogement qui permette le maintien et le développement des activités en cours.

Signez la pétition.

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Censurer plus, pour gagner quoi ?

CENSURER PLUS, CRÉER MOINS ?

La prochaine exposition des Beaux-arts, organisée du 13 au 21 février
dans le cadre d’un échange avec le Royal College of Art de Londres,
était porteuse d’utopie, et son titre annonciateur de dérision :

« Week-end de sept jours »

L’École nationale supérieure des Beaux-arts soigne sa com : elle vient
de censurer l’oeuvre d’une jeune artiste, Siu Lan Ko, pourtant au coeur
du sujet de cette exposition – la presse s’en fait largement l’écho.

« Travailler moins »
« Gagner plus »

Les deux kakemono, d’une lecture à plusieurs entrées, auraient-ils été
pris au mot par la direction de l’école ? La question avait pourtant eu le
temps d’être mûrie, puisque dans un premier temps l’oeuvre avait été
sélectionnée pour être montrée, et qu’elle a ensuite été retirée inextremis.
Dans une démarche peut-être inspirée par le contexte
politique des négociations du gouvernement avec la Chine, la
distanciation humoristique a été ici ignorée – mais ce n’est pas la Chine
que visent les slogants sarkoziens détournés…

Il y a quelques années, nous nous sommes élevés contre la censure
que les chantres d’un certain puritanisme voulaient exercer sur l’art.
Aujourd’hui, nous n’admettons toujours pas que soit bafouée la liberté
créatrice.

Nous affirmions hier que les interrogations sur le corps et le désir ont
pleinement leur place dans l’art. Il n’est pas cohérent que d’autres
dimensions humaines, telles que le rapport au temps, au travail ou à
l’argent soient écartées. La mise en place de verrous sur ces thèmes
révèle une autocensure inquiétante, susceptible d’amenuiser
considérablement le champ artistique.

Le travail de l’artiste travaille notre vision du monde.
Les beaux-arts n’ont rien à gagner à censurer.

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ENSEMBLE, IMPOSONS D’AUTRES CHOIX !

Référendum du personnel du Ministère de la Culture : ENSEMBLE, IMPOSONS D’AUTRES CHOIX !Le premier tour des élections professionnelles au sein du Ministère de la Culture et de la Communication se déroulera du 1er mars au 1er avril 2010. Cette consultation permettra d’apprécier la représentativité des différentes organisation du ministère. Ce vote déterminera, pour les trois années à venir, au niveau local comme national, la répartition des sièges dans les différentes instances consultatives de notre ministère : CTP (Comité Technique Paritaire), CHS (Comité d’Hygiène et de Sécurité), CNAS (Comité National d’Action Sociale).

A la Culture, comme ailleurs dans la Fonction Publique, les compétences de ces instances ne sont pas toujours respectées par une administration qui les considère trop souvent comme de simples chambres d’enregistrement, d’où l’importance du choix de la représentation syndical. En effet, l’efficacité, même limitée de ces instances est entièrement tributaire de la pugnacité des représentant-es du personnel à batailler pour la prise en compte des droits de celles et ceux qu’ils/elles représentent.

Téléchargez (ci-dessus) et lisez la suite du 4 pages « Référendum du personnel du Ministère de la Culture ».

SudCulture-affiche-OK[1]

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