Au Ministère de la Culture pour chacun, la carte n’est décidément pas pour tous et toutes !

Carte Culture

Lors du comité national d’action sociale du ministère de la Culture du 9 février dernier, SUD Culture Solidaires a interpelé l’administration centrale au sujet des nouveaux critères d’attribution de la
carte culture. En effet, le ministère avait décidé en catimini de réduire le nombre d’agents pouvant
en bénéficier, la réduction se faisant au détriment des plus précaires, les contractuel-les à temps
incomplet et les occasionnel-les.

Une bonne nouvelle

La demande de ne pas prendre en compte la quotité horaire a été acceptée : tous-tes les
contractuel-les dont les contrats sont d’une durée supérieure à 6 mois pourront à nouveau
bénéficier de la carte culture, même s’ils/elles travaillent moins de 80h par mois.

Et une mauvaise

Par contre les agents dont les contrats sont inférieurs à 6 mois continuent à être exclus du
dispositif. C’est d’autant plus aberrant que nombre d’entre eux/elles sont par exemple sur les listes
électorales lors des élections professionnelles du ministère. Pour SUD Culture, les critères
devraient être les mêmes pour l’obtention de la carte culture que pour le calcul de l’ouverture des
droits à la représentation.

De plus, cette décision du ministère montre bien le mépris qu’il a pour les plus précaires, qui sont
pourtant déjà exclus de la plupart des dispositions dont bénéficient les agents du ministère de la
Culture. Comme si ces agents ne permettaient pas par leur travail au ministère de la Culture de
fonctionner. Comme si ces agents n’avaient pas le droit eux aussi d’accéder à la Culture, là où ils
travaillent.

En outre le ridicule ne tue pas la direction du ministère, puisqu’au nombre des décisions stupides,
on ajoutera le fait que la carte n’est fournie qu’au premier jour du 7ème mois lorsque les agents ont
des contrats supérieurs à 6 mois.
L’argument avancé par le ministère est que la fabrication de la carte a un coût non négligeable !
Il est vrai qu’un contractuel de 8 mois coutera bien plus cher pour sa carte valable seulement deux
mois que s’il/elle avait pu en bénéficier dès le premier jour…

Ces économies de bout de chandelle sont lamentables. Nous continuerons donc à interpeler le
ministère jusqu’à l’obtention de la carte culture pour tous les agents qui travaillent dans ce
ministère.

Au Ministère de la Culture pour chacun,
la carte n’est décidément pas pour tous
et toutes !

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300 réalisateurs et 100 producteurs lancent un appel pour la visibilité du documentaire sur France 3 Régions.

Près de 300 documentaires ont perdu la moitié de leur public depuis le
changement de grille de programmes. A l’initiative du groupe « Auteurs en
région » de la commission audiovisuelle de la Scam, un appel est lancé
pour plus de visibilité du documentaire sur France 3 Régions !

« Plus de région » dans les programmes de France 3, avait annoncé Rémi
Pflimlin en arrivant à la tête de France Télévisions. Mais la grille de
rentrée, en septembre dernier, en a fait la démonstration contraire !
Pour rendre invisibles les quelques 300 documentaires produits chaque
année par les pôles régionaux, il aura suffi de les programmer, non plus
le samedi après-midi comme précédemment, mais le mercredi en milieu de
nuit. Ils y ont perdu la moitié de leur public.

L’horaire annoncé, 23H50, n’est même pas respecté, la diffusion
intervenant en réalité en moyenne 30 minutes plus tard. Quant à « La Case
de l’Oncle Doc », émission nationale qui diffuse une cinquantaine de ces
documentaires régionaux au national, elle n’est pas mieux lotie, le
lundi vers minuit et demie.

Depuis le milieu des années 90, les stations régionales de service
public, en coproduisant des documentaires en dehors de Paris, se sont
honorées en jouant un rôle moteur dans la décentralisation de la
production audiovisuelle en France. Avec leur dimension patrimoniale,
mémorielle, citoyenne, des regards plus ancrés dans des territoires, ces
films ont offert une diversité de tons, de sujets, de points de vue.
Leur escamotage silencieux intervient alors que les Conseils Régionaux,
à travers leur fonds d’aide à l’audiovisuel, subventionnent de plus en
plus ces oeuvres, grâce aux impôts des spectateurs en Région, qui en
profitent eux de moins en moins.

France Télévisions, lors du Fipa de janvier 2012, a publié un beau
manifeste pour la défense du documentaire. Il y est annoncé qu’aucun des
films de ce genre ne sera primo-diffusé après 23h30 sur toutes les
chaînes du groupe. Visiblement, le cas de ceux produits en région a été
occulté. Et dans la liste des auteurs qui suit cette déclaration, une
grande partie des auteurs des cases régionales a été oublié ! La
création, la vraie, la seule digne d’être montrée serait-elle réservée à
Paris ?

Est-ce le message que le service public entend faire passer ?

Nous demandons en conséquence à la direction de France Télévisions : —
de la cohérence entre les discours et les actes — une visibilité
décente à ces films, au minimum en deuxième partie de soirée.

Le Groupe « auteurs en région » de la commission audiovisuelle la SCAM.

Les signataires de l’appel

La pétition en ligne

Sur l’origine de l’appel

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