3 syndicalistes de la CNT en jugement suite à une action au pole emploi

3 syndicalistes de la CNT en jugement suite à une action au pole emploi. SUD Culture Solidaires est signataire du communiqué ci-dessous.


Les trois syndicalistes qui passent en procès
suite à une action à Pôle emploi doivent être relaxés !

Contact : ul.chelles.mlv@cnt-f.org
Tel : 06 5936 4102

LA SOLIDARITE EST UNE ARME. Face au chômage et la précarité, unissons-nous et battons nous.

Le 20 mars dernier le syndicat CNT Culture-spectacle a organisé dans un cadre interprofessionnel une action syndicale au Pole Emploi du 11e arrondissement de Paris. La CNT entendait dénoncer le mépris et la stigmatisation des chômeurs qui est à l’œuvre dans le débat public. Une permanence syndicale sauvage s’est organisée à l’intérieur des locaux permettant d’échanger autour d’un café avec les chômeurs présents, de les informer sur leurs droits et sur les recours possibles face aux radiations, aux trop-perçus ou aux difficultés d’inscription [1]. Notre intervention a permis de résoudre un cas de décision arbitraire de Pôle emploi dans un dossier de trop perçu [2]. Sous la pression, la direction a reçu une usagère, accompagné par deux militants [3]. Nous avons permis à cette jeune femme de constituer un dossier de recours devant la commission paritaire qui a décidé le lendemain de l’action d’annuler sa dette et de pouvoir ainsi mener à nouveau une vie normale débarrassé de la menace des huissiers.

Nous diviser pour mieux nous contrôler

La solidarité mis en œuvre ce jour là, est la hantise du Pole Emploi. En effet, la direction du Pôle emploi donne pour consignes en cas d’action ou d’occupation d’appliquer des directives strictes invitant les responsables locaux à appeler la police, fermer l’agence et invoquer le « droit de retrait » des agents [4]. Derrière ces procédures, l’objectif de fermer des espaces de discussion collective entre usagers mais également avec le personnel [5] se double d’une volonté de division.
En brandissant la menace du blocage, le Pôle Emploi entend monter les usagers les uns contre les autres et tuer dans l’œuf tout début de contestation collective. Lors de cette action, la direction locale a appliqué à la lettre cette méthode. Trois camarades qui revendiquaient davantage de justice sociale ont été interpellés et inculpés [6] après avoir subi l’agression physique d’un usager qui a frappé une adhérente qui participait pacifiquement à l’action.

Police emploi est l’arme du capital

Nous tenons à rappeler que les chômeurs sont les premières victimes de la crise provoquée par les politiques libérales [7] et les rétablir dans ce statut consiste à dénoncer les discours politiciens dégueulasses qui chercheraient à les faire passer pour des profiteurs, des fainéants, des parasites sociaux [8]… Les parasites, les profiteurs ce sont eux : boursicoteurs, grands patrons aux salaires démentiels, banques, politiciens véreux… qui utilisent le chômage et la précarité comme une arme pour nous diviser, diminuer les salaires et dégrader nos conditions de travail.
Pour en finir avec ces logiques infernales de culpabilisation [9], de flicage et de division nous appelons les chômeurs, les précaires et les salariés à s’unir contre la répression et à imposer une véritable répartition des richesses.

Nous exigeons la relaxe des trois syndicalistes qui passeront en jugement le 22 juin 2012 à 9h et appelons à venir les soutenir lors de l’audience à la 29eme chambre correctionnelle de Paris.

 Union locale CNT Chelles
Permanence syndicale tous les mercredis de 18h à 20h,
au 1 bis impasse Emilie, 77500 Chelles
Contact : ul.chelles.mlv@cnt-f.org
Tel : 06 5936 4102
 


Premiers signataires : CNT-RP, Collectif de chômeur-se-s et précaires de Lille (CCPL 59), CIP-idf, La Coordination Révoltée des Invisibles Solidaires Enragé-e-s (C.R.I.S.E) à Nancy, CNT-Syndicat de Travailleurs et Précaires 77, Union Locale CNT Chelles & Marne la Vallée, CNT Santé Social RP, CNT-Syndicat Unifié du Bâtiment, Union Syndicale Solidaires 93, SUD Santé-Sociaux 93, SUD-Solidaires Pôle Emploi Ile de France, Droit Au Logement, Réseau Stop Précarité, Alternative libertaire, Fédération Anarchiste, Nouveau Parti Anticapitaliste Paris, Recours radiations, SNU Pôle emploi IDF, Chômeurs rebelles CGT du Morbihan, Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes (MCPL),…

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Rencontre autour du nouveau manuel d’indemnisation

Rencontre CAPNouveau manuel des règles d’indemnisation chômage

La CIP-IDF invite à une rencontre suivie d’’un apéro, lundi 25 juin à 18h30 au Théâtre de l’’Échangeur, à Bagnolet, 59 av du général De Gaulle M° Gallieni

Après « conséquence de l’application du protocole Unedic », le nouveau manuel cap est paru. Ce nouveau manuel présente en détail les règles actuelles d’indemnisation du chômage des intermittents et leurs pièges.

Pour se défendre, le savoir est une arme.

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Rassemblement de soutien aux étudiants syndicalistes poursuivis par l’Université pour activité syndicale.

L’extrême droite frappe, les militants syndicaux SUD-FSE trinquent….

Rassemblement de soutien aux étudiants syndicalistes poursuivis par l’Université pour activité syndicale.

LUNDI 18 JUIN 2012 10H PLACE DU PANTHÉON, PENDANT LA COMMISSION D’INSTRUCTION.

3 étudiants syndicalistes de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne risquent l’exclusion. Pourquoi ? Pour leur activité syndicale !

Les 3 et 4 avril, se sont déroulées les élections pour les conseils centraux au sien de l’université Paris 1. Le centre PMF fut la cible le 3 avril au matin d’une descente musclée de militants du MET (mouvement des étudiants, façade électorale de l’UNI), la plupart extérieurs à l’université, et renforcés selon une source journalistique par la présence de plusieurs membres du GUD.

Cette démonstration de force, propice à une montée des tensions dans l’enceinte de l’université a provoqué en fin de matinée une altercation avec des militants syndicaux de Paris 1.

L’université a engagé suite à ces évènements des poursuites disciplinaires parfaitement arbitraires à l’encontre de trois militants du syndicat SUD-FSE, aucun membre de l’UNI n’ayant été inquiété.

Nous ne pouvons accepter que ces camarades syndicalistes risquant aujourd’hui l’exclusion soient victimes d’une réaction partiale de l’université face à une provocation manifeste de l’extrême droite. La répression syndicale engagée par l’administration n’est pas un acte isolé. En effet, suite aux violences exercées par les vigiles privés de l’université sur des militants lors de la tenue d’une réunion le 12 avril à l’initiative d’étudiants du NPA (une militante ayant été gravement blessée), l’un de leurs membres est actuellement menacé par des poursuites similaires.

Nous condamnons avec fermeté la partialité manifeste de l’Université, qui couvre des militants d’extrême droite extérieurs et attaque des militants syndicaux élus dans ses propres conseils.

Nous refusons que des militants puissent être ainsi poursuivis dans le cadre de leur activité syndicale et demandons par conséquent l’arrêt des poursuites engagées à leur encontre.

Il s’agira d’un rassemblement silencieux, afin de symboliser le mutisme auquel l’Université astreint toute contestation, mais également pour de ne pas risquer de mettre en péril nos camarade dans leurs procédures. Grandes pancartes avec slogans et scotch sur la bouche sont les bienvenus !

Communiqué SUD Étudiant Paris 1 – Luttons contre les répressions syndicales A Paris, le 12 Juin 2012.

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