Le capitalovirus à l’assaut de nos congés !

Tout à son obsession de faire primer la vie économique sur la santé et le bien être des travailleurs et travailleuses, le gouvernement entend profiter de la mise en place de l’état d’urgence sanitaire pour abattre définitivement ces 35 heures qu’il déteste tant. Ce sont donc nos congés, jours de RTT et autres CET qui vont faire les frais de la lutte contre le coronavirus. Le gouvernement a décidé que les employeurs pourraient imposer à leurs salarié-es la prise de 6 jours de congés (confinés) sans avoir à respecter de délai de prévenance qui est d’un mois avant la date prévue de départ en congés. Il faudra juste que pour cela il y ait, maigre concession, conclusion d’un accord collectif : au vu de la période et le chantage à la continuation de l’activité, on peut craindre qu’il ne va pas être très difficile à obtenir.

Pour les jours RTT et ceux portés aux crédits des comptes épargne temps (CET), il n’y aura même pas besoin d’accord, l’employeur pourra imposer sans délai la prise de 6 jours (au maximum) sur ces contingents. D’ailleurs le même article dispose que le gouvernement pourra modifier les règles d’acquisition des congés. Avec l’allongement possible de la durée hebdomadaire du temps de travail à 48h et à 13h par jour, soit les limites permises par les directives communautaires, la possibilité de déroger au temps de repos hebdomadaire et au travail dominical, on peut dire que c’est open bar pour le patronat ! Durées allongées de temps de travail certes limitées à des secteurs « utiles à la sécurité de la nation » et « à la continuité de la vie économique et sociale » : le caractère volontairement flou de ces expressions laisse surtout présager que c’est toute l’économie qui est potentiellement concernée !

Certes, ce sont des mesures exceptionnelles au regard d’une situation exceptionnelle. Sauf qu’il n’est pas sur que ces mesures seront levées une fois le virus vaincu tant la tentation est grande chez nos dirigeant·es de remettre en cause la réglementation sur le temps de travail. En effet, le texte définitif dispose que celles-ci s’appliqueront tant qu’il faudra « faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire ». Le risque est grand de voir des politiques d’austérité s’appliquer et les exigences qui vont avec. Et d’exiger des travailleurs et travailleuses qu’ils et elles se retroussent les manches dès la crise sanitaire finie…

Une chose est certaine, l’union syndicale Solidaires n’entend certainement pas laisser faire un gouvernement dont la logique est par nature antisociale. Solidaires appelle les salarié-es à faire usage de leurs droits, et notamment de grève, pour empêcher ces régressions inadmissibles sur le dos d’une crise sanitaire et bientôt économique dont ils et elles souffrent comme le reste de la population et dont ils et elles ne sont pas plus responsables. Elle appelle tous les syndicats à refuser de signer un quelconque accord dérogatoire au Code du travail.

Aucune prétendue union nationale n’empêchera nos luttes légitimes de s’exprimer, d’imposer une meilleure répartition des richesses et un temps de travail fortement diminué.

Virus ou pas, construisons le rapport de force !

Manifestant-es couleur Solidaires

https://solidaires.org/Le-capitalovirus-a-l-assaut-de-nos-conges

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FERMONS AMAZON ET LES GRANDES SURFACES CULTURELLES PLUTÔT QUE DE ROUVRIR LES LIBRAIRIES!

CGT Gibert Joseph, Sud Commerces et Services, Sud Culture Solidaires, Syndicat des libraires d’Ile-de-France

Si Bruno Le Maire voulait faire le buzz, c’est réussi après son intervention sur France Inter mercredi 18 mars. Alors qu’une majeure partie de la profession est à l’arrêt (librairie) ou en train de diminuer son activité (édition, diffusion, distribution, etc.) certaines entreprises en profitent pour augmenter leurs profits quitte à manier le bâton et la carotte comme Amazon qui recrute à tour de bras, annonce des hausses de taux horaire tout en menaçant les salarié·e·s qui voudraient exercer leur droit de retrait et ne garantit pas les mesures sanitaires indispensables dans cette période de pandémie.

Santé publique et capitalisme ne font pas bon ménage Le patronat commence à s’inquiéter de la hausse verti- gineuse des demandes de retraits et d’arrêts maladie. Même confiné·e·s ils veulent nous faire tourner la machine économique ! En quoi l’achat d’un livre, d’un DVD, d’un grille-pain, d’un nouveau téléphone portable ou d’une console de jeu est une nécessité vitale? Il semblerait que la liberté d’entreprendre et du commerce l’emportent sur le droit à la santé et à la sécurité des travailleurs·euses comme les caissier·e·s, les livreurs·euses… Le 20 mars l’Assemblée nationale a voté des m esures dérogatoires au droit du travail qui permettent aux patrons d’imposer aux salarié·e·s de prendre des congés, de modifier leurs jours de récupération, de RTT…

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Non à la réouverture des librairies !

Communiqué CGT Gibert Joseph, Syndicat des Libraires d’Ile-de-France, SUD Culture Solidaires

Nos organisations syndicales s’opposent fermement à la réouverture des librairies évoquée par le ministre de l’économie Bruno Le Maire.
Le ministre évite ainsi d’imposer à Amazon d’arrêter au minimum ses livraisons de livres. Nous exigeons nous la fermeture sans délai des entrepôts d’Amazon et apportons notre soutien aux salariés de cette entreprise qui sont actuellement en danger.
Nous saluons les nombreuses prises de position de libraires, salariés ou non, pour refuser cette réouverture. Nous condamnons sans réserve les déclarations inconscientes de certains patrons de la profession qui se sont dits favorables. Y compris si il ne s’agit que d’un service de commande et de retrait. Nous condamnons également les soutiens au ministre de « personnalités » du monde culturel qui ne paraissent pas conscients des réalités.
Le métier de libraire est un métier de contact, rouvrir les librairies est donc une aberration sanitaire doublée d’un non-sens économique et social.
Nous commençons à avoir connaissance de libraires touchés par le COVID-19, ils et elles ont cessé le travail samedi soir. Nous leur apportons tout notre soutien.
Dans l’éventualité où la proposition de M. Le Maire serait mise en application, nos organisations syndicales mettront tout en œuvre pour que les salariés de la librairie continuent de se protéger en ne reprenant pas le travail.
Nous appelons nos collègues, nos clients, nos soutiens à faire connaître ce communiqué. Le risque de nous voir imposer une réouverture est réel. Restons chez nous.

Pour tout contact : CGT : cgt.gibertjoseph@gmail.com, www.facebook.com/CGT-Librairies, SUD Culture Solidaires: 61 rue de Richelieu 75002 Paris, Tél. 01.40.15.82.68 sud@culture.gouv.fr, syndicatdeslibrairesidf@gmail.com

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De l’urgence sanitaire à l’urgence sociale, la culture doit se transformer

Communiqué CFDT-CFTC-CGT-FSU-SUD-UNSA

La gravité de la crise sanitaire qui frappe notre pays a conduit le président de la République et le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles. Partout désormais, le confinement et la limitation des déplacements aux besoins de première nécessité sont à l’ordre du jour.

Ces restrictions et consignes, inédites par leur ampleur et leurs conséquences sur le fonctionnement de notre société, les relations sociales et l’économie, sont bien sûr également valables pour les travailleuses et les travailleurs et le monde du travail. Alors que président de la République puis le gouvernement ont signifié clairement que le travail à distance devait être privilégié en toutes circonstances, en même temps, ils obligent tous les salariés des secteurs dits essentiels à continuer d’aller travailler et préparent des lois de réquisition. Certes, ils précisent que la sécurité sanitaire doit être maximale, mais nous ne sommes pas dupes dans les circonstances actuelles.

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COVID – 19 : l’impréparation du monde de la Culture

Quand l’impréparation des pouvoirs publics met en danger la santé, la sécurité et les moyens de subsistance des travailleurs et travailleuses de la Culture.

Que ce soit au Ministère de la Culture (administration centrale, services déconcentrés, établissements…), dans les structures privées et associatives, SUD Culture Solidaires constate depuis le mois de février une impréparation totale et un retard systématique dans les mesures à prendre face à l’épidémie du Covid-19.

En fin de compte, ces mesures n’ont fait que suivre, avec retard, les annonces déjà insuffisantes des pouvoirs publics. Il s’en est suivi une confusion totale et des annonces partielles de fermeture. Des informations floues voire contradictoires ont laissé les salarié·es dans l’inquiétude et l’incertitude, particulièrement au long du week-end dernier.

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Communiqué intersyndical du 16 mars 2020

Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respecter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord.

De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l’exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.

L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

https://solidaires.org/Communique-intersyndical-du-16-mars-2020

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