ARCHÉOLOGIE : QUAND L’ÉCONOMIE PREND LE PAS SUR LA PROTECTION DES VESTIGES

Non content de mettre la pression sur les acteurs de l’archéologie préventive (Services Patrimoniaux, opérateurs ou aménageurs) pour forcer la reprise de l’activité en plein confinement, l’État vient d’exaucer le rêve des aménageurs en éradiquant, entre autre, la fameuse « contrainte archéologique ».
Le décret du 8 avril 2020 (2020-412) accorde des droits de dérogation élargis aux préfets de régions et de départements, sur la base de la triste expérimentation entamée en 2018, suite au passage du cyclone Irma sur les Antilles. Les préfets vont ainsi pouvoir s’asseoir sur les parties réglementaires de différents codes (Construction, Urbanisme, Environnement, Patrimoine, …). Pour le gouvernement, préparer un plan de relance économique consiste en réalité à supprimer toutes les « contraintes administratives », à commencer par celles de l’archéologie.

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AMAZON : Première victoire syndicale

Union syndicale Solidaires

Après une audience de référé qui s’est tenue le le 10 avril dernier sur le litige qui oppose l’Union syndicale Solidaires et l’association « Les Amis de la Terre » à la société Amazon France Logistique, le Tribunal Judiciaire de Nanterre vient de nous donner grandement satisfaction.

En effet, le juge ordonne à Amazon de procéder à une évaluation des risques épidémiques, y compris les risques psycho-sociaux, en y associant véritablement les instances représentatives du personnel.

Elle enjoint également à Amazon, dans l’attente, sous 24 heures et sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard, de limiter l’activité de ses six entrepôts, comme elle le prétend d’ailleurs depuis des semaines, aux seules marchandises essentielles, à savoir l’alimentaire, l’hygiène et le médical.

Après une décision similaire associant notamment les organisations syndicales à l’évaluation des risques professionnels, rendue contre La Poste la semaine dernière, l’Union syndicale Solidaires se félicite de ce résultat qui ouvre la voie à d’autres actions. Elle poursuit sans relâche, avec ses syndicats et ses militant-es, dans les petites comme
dans les grandes entreprises, les associations et les administrations la lutte pour la prise en compte de la santé et de la sécurité des travailleurs et des travailleuses face au Covid-19 et ce alors que l’exécutif pousse à la reprise du travail au risque d’engendrer une deuxième vague épidémique.

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Gestion de la pandémie et annonces de Macron : l’économie prime sur toute autre considération

Unions syndicale Solidaires

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En difficulté dans les sondages, Emmanuel Macron a tenté ce lundi 13 avril un exercice de rattrapage. Son allocution a débuté en reconnaissant des « ratés », des « procédures inutiles » et autres « faiblesses logistiques » dans la gestion chaotique de cette crise sanitaire par le pouvoir, mais tout en assurant désormais de sa parfaite maîtrise de la situation. Il a par ailleurs loué cette population des « riens » qu’il méprisait hier encore, mais en réalité si essentielle à la survie de la nation, tout en faisant ensuite un vibrant plaidoyer à l’innovation et autres concepts flous qui doivent permettre, selon lui, de se sortir de ce mauvais pas. Il s’est agi avant tout de tenter de redonner espoir à une population pour laquelle cette situation de privations de libertés et les injonctions contradictoires (notamment inciter à aller travailler tout en restant confiné-es) pèsent grandement.

Renvoyant en grande partie l’après COVID à d’autres interventions dans les semaines à venir, E. Macron a donc prolongé d’un mois le confinement total, (en dehors des personnes dites vulnérables, sans qu’on sache d’ailleurs à partir de quel âge une personne sera considérée comme âgée), le 11 mai étant la date prévue pour engager un déconfinement progressif. Non sans contradictions difficilement compréhensibles : le travail va reprendre, mais les bars et restaurants, les musées, cinémas, théâtres et autres lieux culturels attendront en revanche le 15 juillet. Les établissements scolaires rouvriront progressivement à partir du 11 mai (sans précisions sur les modalités), mais pas les facs (les étudiant-es n’ont pas besoin d’être gardé-es pour que leurs parents travaillent ?). Comment peut-on imaginer sérieusement la réouverture des crèches, écoles, collèges et lycées dans des conditions de sécurité optimale à partir du 11 mai ? Les personnels de l’éducation devront-ils se sacrifier pour que les parents puissent retourner travailler et être à leur tour sacrifié-es sur l’autel de l’économie ?

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Questions de l’intersyndicale Culture envoyées pour la conférence téléphonique avec le ministre du 13 avril

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Vous trouverez ci-dessous les questions de l’intersyndicale envoyées mercredi matin 8 avril à la SG. Certaines ont fait l’objet de réponse du ministre ( cf. Le compte-rendu intersyndical à sortir le 15 avril) ; d’autres restent sans réponse de la SG.

Bonne lecture et bonne santé !

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Révolte au Centre de rétention administrative de Mesnil-Amelot

Les centres de rétention administrative (CRA) qui emprisonnent des étranger-es n’ont pas été tous évacués avec l’épidémie. A ce jour près de 170 personnes seraient encore détenues.

Le ministère de l’Intérieur continue à enfermer les personnes retenues dans des conditions indignes, et des cas d’infection au Covid 19 sont déjà avérés comme au CRA de Vincennes. Une des associations, la Cimade, qui intervient dans les CRA pour l’accès aux droits et qui donc peut veiller à ce qui s’y passe a suspendu ses permanences physiques depuis le 16 mars.

Ce dimanche 12 avril, les détenu-es des CRA de Mesnil Amelot et de Vincennes ont manifesté dans le centre au cri de « liberté » avant d’être réprimé-es : confiscation des portables, tabassages, transfert vers d’autres CRA, l’Etat policier a, une fois de plus, durement réprimé ces personnes dont le seul délit est de ne pas avoir de papiers.

Resf 77 a contesté les affirmations du préfet de la Seine-et-Marne sur les mesures de protection mise en place dans le CRA de Mesnil-Amelot alors qu’une quarantaine de personnes y étaient encore détenues au 10 avril. Le nombre exact de 47 personnes a été confirmée depuis à la l’AFP par la préfecture elle-même.

Rien ne justifie de garder détenu-es des personnes êtres humains dont le seul délit serait un séjour irrégulier. Rien ne justifie de mettre en jeu la vie de ces hommes et femmes. Nous exigeons la libération de toute personne détenue en CRA, des conditions sanitaires correctes pour tous et toutes, français-es et étranger-ères.

Et ce ne sont pas les seuls établissements où les pouvoirs publics et leurs gestionnaires inféodés relèguent les étranger-es et dont les conditions de vie sont souvent indignes, foyers de travailleurs migrants, « résidences sociales », aires d’accueil.. et pour lesquels des moyens supplémentaires doivent être mis en œuvre pour empêcher la propagation du Covid-19. Sans compter tous les lieux de fortune comme les hébergements précaires ouverts pour palier à l’incurie et le mépris de l’Etat et des préfectures, à l’instar de celui des ancien-nes hébergé-es du foyer Bara à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Ces dernier-es ont d’ailleurs manifesté le 4 avril. Nous n’oublions pas non plus les campements qui sont évacués quand les pouvoirs publics estiment qu’il est temps et avec des « solutions » d’hébergement contraintes….

Nous exigeons des conditions d’hébergement dignes pour tous et toutes par la réquisition des hôtels, appartements marchandisés en location Airbnb.

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Soutenons la cantine des Pyrénées pendant le confinement !

SUD Culture Solidaires appelle à soutenir financièrement la Cantine des Pyrénées, à Paris, qui continue à assurer une action de solidarité à la base en faveur des plus précaires, en cette période de grave crise sanitaire et sociale. La Cantine des Pyrénées assure en temps normal une restauration, un espace de sociabilité et des cours de français aux personnes migrantes ou en difficulté ainsi qu’une coopération avec différents collectifs pour la restauration ou la mise à disposition de la cuisine lors de mobilisations militantes (Comité pour Lamine Dieng, Marche des Solidarités, Coordination antirépression, comité place des fêtes, etc.).

Suite aux mesures de confinement, la Cantine ne peut poursuivre son activité normale mais a pu s’adapter pour continuer à servir des repas chaque midi avec une autorisation officielle depuis le 23 mars.

Les critères pour bénéficier de ces repas : ne pas venir de loin pour les chercher, ne pas avoir la possibilité de faire autrement, respecter les distances de sécurité et le marquage au sol.
Si le collectif « les pieds dans le plat » qui organise cela est bien doté en effectifs, il a lancé un appel à aide financière pour que la distribution gratuite de ces repas puisse se poursuivre.
SUD Culture Solidaires relaie donc cet appel et invite toutes les personnes qui le peuvent à participer à la cagnotte en ligne des « pieds dans le plat » en suivant ce lien :
https://www.helloasso.com/associations/les-pieds-sur-la-table-75020/formulaires/4/widget?fbclid=IwAR0ctovybikQHhZGRsV7vKmgAlAetav7Wd-q2d4U0pvY6QLjt_chf7jqVVQ

La solidarité est plus que jamais nécessaire face au capitalovirus !

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