Élections professionnelles de la fonction publique dans les écoles d’Architecture

Lors des élections professionnelles du 6 décembre 2018, 5,2 millions d’agents publics seront appelés à voter pour choisir leurs représentants du personnel siégeant dans les organismes consultatifs de la fonction publique (CT, CAP, CCP) pour un mandat d’une durée de quatre ans. Dans le cadre du renouvellement général des instances, seront également renouvelés les mandats des représentants des CHSCT.

Ces instances sont consultées par les employeurs publics sur des sujets qui concernent le quotidien des agents tels que l’organisation des services, les orientations de la politique indemnitaire, les conditions de travail, la situation individuelle et la carrière des agents.

Les organisations syndicales siégeant au sein des instances supérieures et des comités techniques sont appelées à désigner des représentants participant à la négociation que l’administration organise au niveau national CT des ENSA, CCP ministériel CT-M, CHSCT-M, ou local. Continuer la lecture de « Élections professionnelles de la fonction publique dans les écoles d’Architecture »

Profession de foi Archi/DUS CNECEA

Archi Démocratiques, Uni-e-s et Solidaires
Archi Démocratiques, Uni-e-s et Solidaires

Pour que les Écoles (re)deviennent les lieux où s’invente le futur de l’Architecture et du Paysage.

La liste Archi // Démocratiques Unis Solidaires est candidate en 2018, à travers ses membres, au CNECEA, instance représentative des enseignant-e-s des ENSA, chargée de gérer l’organisation des carrières et qualifications des enseignant-e-s privilégiant, à l’instar de l’enseignement supérieur, le principe de gestion des pairs par les pairs. Cette instance a été créée par la réforme de l’enseignement de l’architecture en cours de mise en place par le Ministère de la Culture. Deux tiers des membres de cette instance seront élus par les enseignant-e-s-chercheur-cheuse-s des ENSA-P. Continuer la lecture de « Profession de foi Archi/DUS CNECEA »

Mouvement du 5 mai – École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon

Préavis de grève

Les enseignant-e-s de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon demandent au Ministère de la Culture de respecter ses engagements.

L’ENSAL aujourd’hui c’est :

Avec 35% d’enseignant-e-s titulaires, l’ENSAL est à ce jour l’une des ENSA les plus mal dotées alors qu’elle accueille près de 1000 étudiants, et que ses locaux sont prévus pour en accueillir 450.

Pour parvenir à l’objectif de 80% d’enseignant-e-s titulaires auquel s’est engagé le ministère en avril 2017 alors que se dessinait la réforme, l’ENSAL doit se voir attribuer 29 nouveaux postes de titulaires. Pour pouvoir mettre en oeuvre la réforme et le plan de titularisation, l’ENSAL a demandé la création de 7 postes d’associé-e-s dès la rentrée 2018.

Qu’avons-nous obtenu ?
Rien pour 2018 et aucun engagement pour la suite !!!!

Le ministère remet en question les engagements sur lesquels il a pourtant communiqué depuis deux ans !
 C’est incohérent et inadmissible ! Continuer la lecture de « Mouvement du 5 mai – École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon »

Racisme aux Beaux-Arts

Depuis juin 2017, les organisations syndicales SNAC-FSU et Sud-Culture n’ont cessé d’alerter la direction des Beaux-Arts, la direction d’Organet, Allo-Discrim, le Ministère, la Direction générale de la création artistique (DGCA) et Madame la Ministre. De nombreux témoignages accablants, dans un premier temps non nominatifs, puis signés, suivis de dépôts de plaintes auprès de la police, ont été portés à la connaissance des différentes structures citées précédemment.

Aujourd’hui, sept plaintes pour injures racistes avec harcèlement ont été déposées à la police, qui mène actuellement une enquête préliminaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a déposé plainte pour harcèlement moral à caractère aggravant de racisme auprès du procureur de la République. L’Inspection du travail de Paris a également ouvert une enquête.

Contrairement à l’assertion de l’avocat des Beaux-Arts [1] :
– Le CHSCT de l’école n’a jamais été en charge d’une enquête interne,
– La direction des Beaux-Arts a été destinataire des plaintes dès novembre 2017.

Contrairement à l’affirmation de la direction d’Organet [2], celle-ci a pu prendre connaissance des plaintes communiquées en décembre 2017.

À ce jour, malgré les alertes répétées des organisations syndicales et des étudiant-e-s des Beaux-Arts, la demande conservatoire de protection des personnels, faite dans le cadre des instances de l’établissement, n’a toujours pas été mise en place. En conséquence, les employé-e-s plaignant-e-s sont encore exposé-e-s aux pressions et intimidations, et ce, malgré la protection juridique à laquelle ils ou elles ont droit.

Nous demandons :
– que la direction des Beaux-Arts prenne enfin ses responsabilités en protégeant ces agents, suivant les préconisations de la chargée de mission du label « diversité et égalité »,
– que la direction d’Organet applique la demande de la direction des Beaux-Arts en déplaçant la personne mise en cause dans les plaintes,
– que la Charte sociale signée par les organisations syndicales au sujet des prestataires de service soit appliquée, particulièrement sur la non-ingérence des personnels vis-à-vis des prestataires,
– que la DGCA, mise au courant depuis décembre 2017, prenne toute disposition pour combattre ces exactions inacceptables dans une école de la République,
– que le message fort de la Ministre au sujet de l’égalité et de la diversité au sein des établissements sous tutelle du ministère soit non seulement respecté mais aussi intégralement appliqué.

Nous sommes reconnaissants du soutien et de l’engagement des étudiant-e-s dans cette lutte contre le racisme. Nous sommes déterminés à mener le combat jusqu’à disparition de cette idéologie haineuse au sein de notre établissement entaché par cette affaire scandaleuse.

[1] & [2] : 15 Mars 2018 – http://www.liberation.fr/france/2018/03/15/les-beaux-arts-secoues-par-une-affaire-de-racisme_1636267

Quelles élections pour le futur CNECEA des ENSA ?

Compte-rendu de réunion au Ministère de la Culture : Groupe de travail administration centrale + Organisations Syndicales + directeurs des ENSA + enseignant-e-s membres du comité d’expert-e-s – 18 janvier 2018

Pour SUD-Culture étaient présents Marianne Veillerot, Patrick Bottier, Nabil Beyhum et Xavier Malverti Pour la CGT étaient présents Dominique Dehais, Olivier Gahinet et Jac Fol, pour la CFDT, Guillemette MOREL-JOURNEL.

Autres présents à la réunion, les membres du Comité d’experts auprès du ministère, Claire Parin, présidente, Catherine Grout, Jean Lucien Bonillo, Nicolas Pauli, Francis Nordemann. Etaient également représentés les directeurs des ENSA avec Nathalie Mezureux (Ensa lyon) et François Andrieux (Ensa Lille)

L’objectif de cette séance présidée par Agnès Vince, directrice de l’architecture entourée de Christian-Lucien Martin et Philippe Grandvoinnet est d’approfondir la discussion sur les textes régissant le futur CNECEA, notamment celui relatif à son élection.

La question de la représentation des différents champs disciplinaires a été tranchée à travers le texte sur la composition du CNECEA, composition équilibrée entre les 6 champs qui devra également traduire la démographie du corps enseignant en affichant un objectif croissant de parité Hommes-Femmes. La question de la représentation territoriale est également affirmée pour que les listes, donc les élu-e-s reflètent bien la diversité géographique. Cette composition suscite l’adhésion générale.

En revanche c’est le processus de vote qui a généré une discussion longue et ouverte au sein du groupe de travail.
Sujet historiquement sensible dans les écoles !, les TPCAU ayant peur d’une approche trop fermée de la recherche et les autres champs disciplinaires craignant de d’être phagocytés par les TPCAU !

Pourquoi SUD Culture Solidaires n’est il pas en faveur d’un vote par discipline alors que nous sommes pour la représentativité de toutes les disciplines ?

Les élections à la CAP actuelle prouvent qu’un collège unique de votants a envoyé des représentants de toutes les disciplines. Il n’est donc nul besoin d’éparpiller les votes chacun dans son coin. Donc nul besoin de séparer les votes pour représenter les disciplines !

Par ailleurs, d’un point de vue démographique, le corps des enseignants titulaires (Professeurs et MA) est composé au total de 824 enseignants. 357 sont dans le champ TPCAU. Dans le collège des maîtres assistants, 313 enseignants sur 701 relèvent du champ TPCAU et 62 en SHSA. Les professeurs ATR sont seulement 5 sur toute la France.

Peut-on imaginer que des chiffres aussi faibles éclatés dans 12 collèges donnent lieu à un vote à la proportionnelle ?

Il est difficile d’imaginer construire une bonne proportionnelle sur de telles statistiques, car un vote enfermé sur les 6 sections disciplinaires ne serait plus proportionnel mais majoritaire !

La question de la pertinence des champs disciplinaires est aussi à interroger dans la mesure où dans certains champs des sous-définitions sont apparues comme en ATR ou STA, et même en VT (avec les paysagistes d’un côté, les géographes de l’autre, et les urbanistes de métier entre les 2 sans doute !). Les nouvelles disciplines sont quant à elles écartelées comme le numérique, généralement entre ATR et STA. Ces deux ordres de raisons laissent comprendre que ni l’objectif de proportionnalité des votes, ni la cohérence disciplinaire n’est vraiment garantie dans une élection par champs disciplinaires.

NON à une segmentation des élections fragmentant et affaiblissant le corps enseignant des ENSA dans un apartheid disciplinaire.

Un autre ordre de réflexion doit aussi être abordé.
Quel objectif veut avoir la réforme ?
Il s’agit d’insérer la recherche dans l’architecture et l’architecture dans la recherche.
Cela suppose d’élargir véritablement la pratique de la recherche et non de la cantonner dans des laboratoires fermés, bunkérisés, dans une posture d’exclusion des praticiens.
Quel type de recherche, quelle pratique ?
La seule solution est d’être transdisciplinaire et non de se figer sur une fétichisation de l’académisme, de ce qu’il y a de pire dans les pratiques universitaires enfermées dans leur discipline.
L’architecture doit se constituer d’emblée comme une discipline dans un sens large incluant des approches diverses, des points de vue concurrents et des méthodes d’intervention sur le réel multiples.

L’inventivité, l’innovation, le renouvellement ont un prix, c’est celui de l’inscription de la recherche dans la pratique professionnelle et non pas leur séparation.

Oui à une recherche en architecture, oui à une architecture inventive et toujours renouvelée, non à une fétichisation de l’académisme.

Parallèlement, le groupe de travail a pointé dans le texte « Arrêté relatif à la composition, à l’organisation et au fonctionnement du CNECEA des ENSA » les éléments d’organisation et de missions du CNECEA qui doivent être clarifiés : rôle de veille et de conseil, règles de quorum, mode de désignation de son président, élaboration et publicité des critères de qualification, articulation avec les comités de sélection locaux….

Affaires à suivre

Les 2 décrets de réforme des ENSA devraient être soumis prochainement en février à la signature interministérielle. Le texte relatif à l’élection des membres titulaires et suppléants du Conseil National des Enseignants-chercheurs des ENSA devrait être porté en comité technique ministériel en mars pour permettre un scrutin en mai-juin 2018. D’autres réunions sont prévues pour la finalisation des textes, notamment la question des critères de qualification.

SUD Culture Solidaires – 18 janvier 2018