SINON QUOI ? >> SUD Culture 26-07

À défaut de répondre aux attentes des chômeurs, on ordonne la REFONTE d’un Pôle-Emploi en crise.
L’argument phare, comme de coutume, LA DETTE, qui justifie la répression, les choix drastiques, l’austérité, l’urgence de favoriser les potentiels « ruisseleurs » au détriment des plus faibles …

SINON QUOI ? Le journal des dits inactifs qui ne rechignent pas à l'action - Édition Drôme/Ardèche - juillet 2018Grève des Chômeurs

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Aux camarades du Rail, Aux Chômeurs, Précaires et Intermittents En lutte pour défendre des droits et des valeurs

Réuni-e-s en congrès national à Angers du 16 au 19 juin 2014, les militant-e-s de Solidaires Finances Publiques apportent tout leur soutien à leurs camarades du Rail ainsi qu’aux Chômeurs, Précaires et Intermittents.

Les un-e-s et les autres sont en lutte depuis plusieurs jours pour défendre leurs droits mais aussi, comme à la Direction Générale des Finances Publiques, pour tenter d’endiguer une vague néolibérale qui noie sur son passage tout ce qui crée le lien social et les valeurs communes de notre pays.

Tout comme pour nous, un front du refus et de la dénégation se heurte aux légitimes revendications portées des mois durant et qui les obligent depuis plusieurs jours à les clamer dans la rue par des grèves et des blocages.

Tout comme nous, nombre de ces camarades sont militant-e-s d’un syndicat membre de l’Union Syndicale Solidaires. Leurs combats sont les notres parce qu’ils sont justes et sont le reflet des valeurs que nous partageons.

En ce premier jour de leur congrès, les militant-e-s de Solidaires Finances Publiques adressent à toutes et tous leur soutien fraternel.

Angers, le 16 juin 2014

UNEDIC : Le JT de France 2 interrompu par des intermittents

Communiqué sur l’intervention à France 2 au 20h :

Nous sommes venus sur le plateau de France 2 pour obtenir un débat
contradictoire que nous demandons sans succès depuis l’accord de la
convention UNEDIC du 22 mars dernier et interpeler le Ministre du Travail, Monsieur Rebsamen, pour qu’il ne l’agrée pas.

Si on retient qu’en 2003 les intermittents étaient intervenus ici, en 2014
c’est tous les chômeurs et précaires qui défendent ensembles leur droits.
Tout est reconduit en pire depuis 2003, nous voulons arrêter ce massacre, nous voulons en parler.

Malgré cette coupure, nous entendons comme un soutien le communiqué de France Télévision. Nous aurions dû avoir l’espace pour dire le texte « Nous sommes ici… ». Lisez-le, faites le tourner.

Contre la culture de la peur et de la dette, occupons l’espace public !


« Le journal de France 2 interrompu par des intérimaires en collants et des intermittentes en colère » sur le site cip-idf.org


Nous sommes ici.
Nous sommes ici, chômeurs, travailleurs précaires, intermittents,
intérimaires, avec ou sans papiers, pour vous informer.

Nous sommes ici parce que les négociations sur le régime d’assurance-chômage se sont faites sans nous et contre nous. Nous refusons cet accord du 22 mars 2014 conclu entre les organisations patronales et la CFDT, la CFTC et FO.

Nous ne sommes pas dupes et nous sommes en colère : cet accord, imposé par le MEDEF, nous affaiblit tous. Le gouvernement ne doit pas agréer cet accord.

Quand la pauvreté touche plus de 9 millions de personnes, quand 80 % des embauches se font en contrats courts, quand un chômeur sur deux n’est pas indemnisé, il est scandaleux de s’attaquer aux droits sociaux en faisant payer les plus précaires.

Sous des prétextes fallacieux et sans débat contradictoire, c’est toute la
protection sociale mutualiste qui est visée.

Nous avons des propositions.

Des propositions adaptées à la discontinuité de l’emploi en partie portées par le Comité de suivi à l’Assemblée nationale. Ces propositions ont émergé d’un vaste mouvement d’opposition qui dure depuis 11 ans : nous demandons à ce qu’elles soient prises en compte, aujourd’hui.

Nous demandons une réforme complète de l’Unédic, de son fonctionnement, de sa représentativité, de son financement afin que tous les chômeurs bénéficient d’une indemnisation adaptée.

Nous refusons de payer cette crise de l’idéologie néolibérale. Nous voyons la vie autrement, nous voulons vivre dignement.

Les salariés intérimaires et intermittents dont l’emploi est par nature
discontinu et précaire, sont plus que jamais attaqués par cette nouvelle
convention. Leur mobilisation se renforce de jour en jour. Des actions, des assemblées générales, des manifestations sont prévues dans tout le pays pour demander la renégociation de cet accord.

Les festivals approchent. Les intermittents de l’industrie culturelle se
mobilisent.

Nous soutenons Franck de Bourgogne, intermittent, précaire, en grève de la faim depuis 30 jours, nous soutenons le mouvement lycéen contre les expulsions des élèves sans papiers et la grève des employés de la Poste du 92. Nous participerons à la manifestation du 12 Avril contre l’austérité, le racisme et le sexisme.

Chômeurs, travailleurs précaires, Intermittents, intérimaires, salariés au
régime général ou aux régimes spécifiques, avec ou sans papiers :

Ce que nous proposons nous concerne tous. Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

AVIGNON : Les intermittents n’excluent pas de faire capoter le Festival

Les intermittents de la CGT et de Sud Culture n’ont pas l’intention de laisser une minute de répit au nouveau ministre du Travail, pas plus qu’au nouveau maire d’Avignon. Ils veulent que le gouvernement retoque la réforme de l’assurance chômage signée par le Medef, FO, la CFDT et la CFTC. La candidate socialiste Cécile Helle s’était engagée à soutenir leurs revendications pendant la campagne des municipales, à peine élue maire de la cité des papes, ils lui rappellent ses promesses. «Ce sera chose faite demain ou après-demain», promet son cabinet, en pleine transition post-électorale.

C’est que le dossier est brûlant. Le ministre du Travail doit, en effet, se prononcer d’ici l’été sur la nouvelle convention Unedic. La CGT et Sud Culture l’exhortent à refuser son agrément.

Ils promettent sinon une mobilisation comparable à celle de 2003. Un combat dont les Avignonnais se souviennent puisqu’il a entraîné l’annulation du Festival.

Signe de la crispation naissante, la réactivation de la coordination nationale des intermittents qui ne s’était plus réunie depuis 10 ans. «Notre levier, c’est la grève, prévient Guigou Chenevier de Sud Culture, elle est clairement envisagée, on n’a pas d’autres moyens de lutte.»

S’ils exigent l’abandon du projet, ils ne sont, pour autant, adeptes du statu quo. La CGT, Sud, la coordination nationale, les associations et collectifs du secteur travaillent, en effet, sur des propositions visant à apporter plus de justice dans le système d’indemnisation chômage des intermittents et à dégager des économies.

«Notre plateforme revendicative a même été chiffrée : 100 à 150 millions d’euros de moins que le système actuel chaque année», assure Claude Attia, de Sud Culture. L’accord conclu par patronat en permettrait 165 millions, «dont 80% faites sur les petits et moyens salaires», poursuit-il.

Eux proposent le retour à une date anniversaire et l’ouverture de droits à indemnisation dès 507h de travail sur 12 mois, la même réglementation pour les artistes et techniciens, un plafonnement annuel (salaire+indemnité) de 3400€/mois, prenant en compte des heures de formation données, des congés maladie et maternité.

«Notre levier, c’est la grève (…) on n’a pas d’autre moyen de lutte»


L’article sur le site Du Dauphiné