Journal du réseau contre les violences policières et sécuritaires

Lisez le « Résistons ensemble  » N°57″RESISTONS ENSEMBLE« , n°57, d’octobre 2007, du réseau contre les violences
policières et sécuritaires est paru. Il est destiné à être photocopié et à
être diffusé localement. Si le journal vous plaît, vous êtes invitées à
participer à son élaboration, à sa rédaction, à vous joindre à l’équipe de
rédaction.

Cité nationale de l’histoire de l’immigration : Une ouverture qui renforce notre exigence d’une autre politique en matière d’immigration.

La Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) ouvre ses portes au public ce mercredi 10 octobre 2007 au Palais de la Porte Dorée à Paris.

SUD Culture Solidaires ne peut que se réjouir que l’immigration possède enfin son lieu de mémoire dans la République française. Même si le choix de celui-ci n’est pas des plus heureux, il est important en effet que le fait migratoire fasse l’objet d’explications qui dépassent les discours populistes visant à flatter les réflexes racistes et xénophobes dans la population et à exacerber la division des salariés. Il est nécessaire par exemple que la question migratoire soit ressaisie dans ses rapports avec la question coloniale bien loin des discours sur “ les bienfaits de la colonisation ”.

Néanmoins SUD Culture Solidaires ne saurait oublier que cette ouverture se déroule dans des circonstances bien particulières.

Les personnels de la CNHI accueilleront ainsi le public sans avoir reçu, pour nombre d’entre-eux, la moindre préparation ou formation préalable. Les médiateurs, qui n’ont pas de définition de postes précises, ont été recrutés dans des conditions contraires au statut de la fonction publique qui exige que des missions permanentes soient exercées par des fonctionnaires titulaires.

Il est d’autre part choquant, qu’avant même son inauguration, la C.N.H.I. soit d’ores et déjà confrontée à une structure concurrente, à savoir un « Institut d’études sur l’immigration et l’intégration » créé par le Haut Conseil à l’intégration, plus à même de relayer la politique officielle du « Ministère de l’identité nationale ».

Enfin, cette ouverture a lieu au moment même où nous assistons à un nouveau durcissement de la politique du gouvernement en matière d’immigration. Celui-ci se traduit par la multiplication des rafles dans les rues et des contrôles policiers dans les entreprises et les domiciles…) et engendre une multiplication au quotidien des situations dramatiques aux conséquences humaines inacceptables et dangereuses, non seulement pour les intéressés, mais aussi pour la démocratie dans son ensemble. Ainsi, Ivan, enfant tchétchène de douze ans, est toujours dans un état très grave depuis le mois d’août après avoir sauté par la fenêtre pour fuir la police et Mme Chulan Zhang Liu est décédée fin septembre après s’être défenestrée en voyant arriver des policiers dans son immeuble.

Non satisfait des conséquences de cette politique honteuse, le gouvernement soumet actuellement au Parlement un nouveau projet de loi relatif “ à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile ”. Au-delà de l’amendement honteux visant à instaurer un recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas aux ressortissants étrangers qui demandent à rejoindre un membre de leur famille régulièrement installé en France, cette énième loi en matière d’immigration appréhende un nouvelle fois celle-ci uniquement comme un problème et une menace.

Aujourd’hui les résistances se multiplient pour dénoncer et enrayer cette machine à expulser qui renvoient à des souvenirs non moins honteux de notre histoire. Le fait de renoncer à procéder à une inauguration officielle de la Cité de l’immigration constitue un aveu même de la part du gouvernement de l’impopularité de sa politique en matière d’immigration.

Une autre politique de l’immigration est nécessaire et urgente. Celle-ci passe par une autre conception des rapports politiques et économiques avec les pays dits d’immigration et par la mise en œuvre de mesures d’accueil dignes de ce terme pour les personnes étrangères, donnant accès à une citoyenneté pleine et entière par la reconnaissance de l’égalité des droits. C’est dans ce cadre que SUD Culture Solidaires est présent aux côtés des différentes structures qui appellent à une manifestation, devant la Cité de l’immigration, en ce jour d’ouverture.

Paris, le 10 octobre 2007

Vers la transformation de SUD Culture Solidaires en « Union syndicale SUD Culture Solidaires »

Congrès extraordinaire de SUD Culture Solidaires, le 14 décembre 2007 à Paris

Le Conseil des sections de SUD Culture Solidaires a décidé la convocation d’un Congrès extraordinaire, le vendredi 14 décembre 2007 à Paris, dans le but de transformer notre syndicat en « Union syndicale SUD Culture Solidaires ».

Cette décision vise à mieux adapter nos structures organisationnelles à la grande diversité du large champ de syndicalisation des arts, de la culture, du spectacle vivant, des médias (presse, audiovisuel et communication), de l’édition, de l’éducation populaire etc.

Il s’agira notamment de permettre à des organisations syndicales sectorielles ou d’entreprise qui se reconnaissent dans les principes de l’Union syndicale Solidaires, de rejoindre SUD Culture Solidaires.

Dans l’état actuel des discussions avec nos partenaires, l’Union syndicale SUD Culture Solidaires sera constituée à ses origines des syndicats SUD Culture Solidaires et SUD AFP, syndicats appartenant déjà à l’Union syndicale Solidaires ; plusieurs autres organisations syndicales des médias et de la culture pourraient la rejoindre.

Un Congrès de la nouvelle Union syndicale SUD Culture Solidaires, prévu dans l’année qui suivra cette fondation, devra tirer un premier bilan de ce processus d’union et envisager l’éventualité d’un regroupement de plusieurs secteurs en branches professionnelles au sein de notre Union (p. ex. branches ministère de la Culture, éducation populaire, audiovisuel public, presse…).

Paris, le 5 octobre 2007

Faire reculer l’emprise de la droite et du Medef sur les médias, un enjeu majeur pour le mouvement social

Faire reculer l’emprise de la droite
et du Medef sur les médias,
un enjeu majeur pour le mouvement social

Le regroupement de la quasi totalité des médias français dans le giron d’une
poignée de groupes industriels et financiers a de quoi inquiéter. Jamais une telle
concentration n’a existé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale !

Jamais non plus, un ministre-candidat devenu chef d’Etat, n’est intervenu de
manière aussi brutale dans le travail des médias : il les a soumis unilatéralement à son
service grâce à la complicité de ses amis financiers.

Les interventions directes de Sarkozy sur les patrons de chaînes, de radios, de
journaux ou d’agences de presse sont devenues pratique courante. On voit fleurir
limogeages ou adoubements des responsables de l’info, du privé comme du public,
selon leur degré de résistance ou de servilité face au monarque et à sa cour.

Malgré une apparente surabondance de médias, jamais l’information n’a été aussi
uniformisée, calibrée dans un seul sens : celui de l’obéissance au pouvoir politique et
du Medef. Jamais depuis la fin de la guerre.

L’autocensure règne en maître : les grands médias deviennent les sherpas de la
pensée unique. L’impertinence ne survit encore que dans quelques très rares
rédactions et dans les médias alternatifs affranchis des grands groupes financiers.

La droite dure et violente bafoue les droits fondamentaux et porte des atteintes
récurrentes aux médias et donc à la démocratie. Il est urgent pour l’ensemble du
mouvement social et notamment les travailleurs des médias, journalistes et non
journalistes, d’unir leurs forces et dire non à la régression sociale programmée. Cette
lutte ne peut avoir lieu individuellement. Elle doit passer par une forte syndicalisation,
seule manière de s’organiser face au pouvoir en place.

Pour résister, nous appelons les travailleurs des médias et
l’ensemble du mouvement social à :

  • Résister lorsque le gouvernement Sarkozy utilise les médias pour faire présenter les
    mesures anti-sociales comme des lois aussi irréfutables que les lois de la nature.
  • Résister à l’envahissement des sondages, instruments trop souvent destinés à
    formater l’opinion publique et à remplacer l’analyse critique par la propagande.
  • Résister au matraquage financier qui tend à transformer tout auditeur ou lecteur
    en investisseur, boursicoteur…
  • Résister au démantèlement des services publics de l’information.

Paris, le jeudi 4 octobre 2007

SUD-INRAP N°49

Le Bulletin SUD-Inrap N°50 d’octobre 2007 est paru.

Bulletin Sud-INRAP N°49 – Octobre 2007

  • Au sommaire :
    • Immigration : une dérive honteuse qui fait de plus en plus
      froid dans le dos.
    • Vous avez dit «dialogue social» ? : La Commission Consultative Paritaire ;
      Le repyramidage.
    • Audition par la commission Culture de l’Assemblée nationale au sujet de l’archéologie
      préventive

COMITÉ TECHNIQUE PARITAIRE MINISTERIEL

PV du CTPM du 27 septembre 2007
I. Approbation du règlement intérieur du CTPM..

II. Approbation des procès-verbaux des CTPM du 20 septembre 2006, du 18 octobre 2006, du
14 décembre 2006, du 13 janvier 2007 et du 19 avril 2007.

III. Suites des précédents CTPM.

IV. Mise en place d’une commission ministérielle relative à la formation professionnelle
continue au ministère de la Culture (administration/organisations syndicales
représentatives) .

V. Formation professionnelle continue : bilan 2006 (pour information) et orientations
stratégiques 2008 (pour avis).

VI. Projets de conventions de transfert aux collectivités territoriales de monuments
historiques appartenant à l’État (pour avis). 1. Château du Roi René à Tarascon. 2.
Abbaye de Silvacane à La Roque d’Anthéron. 3. Camp de Péran à Plédran et Château de la
Hunaudaye à Plédéliac

VII. Projet de décret modifiant le décret n°2003 -446 du 19 mai 2003 portant statut du
corps de l’inspection générale de l’administration des affaires culturelles et le décret
n ° 2003-729 du 1er août 2003 portant organisation de l’IGAAC (pour avis).

VIII. Questions diverses.

  • 1. Le comité des carrières.
  • 2. Lettre de mission :
    inaliénabilité des ouvres, gratuité des musées et MUCEM.
  • 3. Respect des engagements
    minsitériels concernant l’archéologie préventive et ses personnels (déplafonnement des
    effectifs de l’INRAP, repyramidage catégoriel.).
  • 4. Commercialisation des fonds photos du
    ministère de la culture et de la communication.
  • 5. Primes 2007.
  • 6. Prise en charge des
    transports des agents passant les concours de la filière accueil, surveillance et
    magasinage dans le cadre du plan de repyramidage.

Annexe 1 : Intervention de Madame la Ministre et débats préalables à l’ouverture de la
séance avec les représentants du personnel.

Annexe 2 : commercialisation des fonds photos du ministère de la culture et de la
communication.