Sanctionner des élèves qui soutiennent une grève est indigne!

Les 12 juillet et 2 septembre 2011, Mme Canto-Sperber, directrice de l’ENS convoquait des conseils de discipline en vue de sanctionner des élèves fonctionnaires stagiaires qui avaient soutenu la longue grève victorieuse des précaires du restaurant et du ménage dans l’établissement. Il leur était notamment reproché d’avoir occupé « sans autorisation » les locaux de la Direction pendant un mois alors que les négociations étaient bloquées, puis d’avoir refusé d’obtempérer après la décision du Tribunal Administratif. Le premier devoir d’un fonctionnaire serait de se soumettre aux ordres de la hiérarchie.

Sur les neuf convoqués lors de ces conseils de discipline, six élèves ont été sanctionnés (cinq avertissements et un blâme).

Toutefois, l’avis du conseil de discipline de l’ENS est purement consultatif. La décision revient en dernière instance à la directrice de l’ENS, comme celle-ci n’a pas manqué de le rappeler lors de la séance du 2 septembre. La directrice a donc attendu plus d’un mois. La forte mobilisation des élèves, des étudiants et des personnels, les nombreux soutiens extérieurs, les résultats des conseils de discipline (sanctions votées à une voix de majorité le 12 juillet, et impossibilité de dégager une majorité le 2 septembre) auraient du convaincre Mme Canto-Sperber d’abandonner toute sanction. Le 19 octobre, les élèves ont reçu la notification de la décision d’ « infliger » une sanction à des élèves qui ont eu le courage d’organiser et de soutenir quotidiennement pendant plus de 6 mois la grève des personnels précaires du restaurant d’Ulm.

Cette décision est indigne.

Nous, signataires, demandons instamment à la directrice de l’ENS d’annuler purement et simplement ces sanctions.

Signez la pétition ici

Instrumentalisation de la culture : La police de Sarkozy complice de la dictature sanguinaire syrienne ?

Le Centre Culturel Arabe Syrien, situé 12 rue Tourville (Métro École
militaire) à Paris, a invité jeudi 27 octobre l’adjoint du Ministre de
la Culture en Syrie, alors que le régime de Bachar Al Assad envoie les
chars contre la population, tire, torture, tue.

Cet événement aurait pu rester impuni si une trentaine de jeunes Syriens n’avait pas décidé courageusement de réagir. La réaction des autorités françaises est une fois de plus révoltante : les occupants ont subi les assauts de la police d’une rare violence, ils ont tous été arrêtés ainsi que plusieurs membres de l’intercollectif des luttes des peuples du monde arabe et mis en garde à vue. Rien de tel envers les gérants du Centre, rien de tel envers les manifestants venus soutenir le régime syrien.

Le comité de coordination de Paris pour le soutien à la révolution
Syrienne, le comité syrien de solidarité avec l’appel de Damas,
l’inter-collectif des luttes des peuples du monde arabe, l’Inter-Co, le
Forum Palestine Citoyenneté, le parti communiste français, le parti de
gauche, le nouveau parti anticapitaliste, le parti communiste ouvrier
tunisien, le collectif algérien pour le changement et la démocratie,
le Mouvement RACHAD ALGERIE, le collectif de soutien aux luttes du
peuple Égyptien, le parti des indigène de la république, l’Association
des marocains de France, le Congrès mondial Amazigh, l’Association des
jeunes égyptiens du 25 Janvier, le Mouvement marocain du 20 Février- Paris Ile de France, signataires de ce communiqué, solidaires du peuple syrien, soutiennent
l’action entreprise par les jeunes Syriens et exigent leur libération
immédiate.

La Culture en danger face aux fondamentalistes de tous poils

2011 10 31 Com SCS La Culture en danger face aux fondamentalistes de tous poilsTunis : 7 octobre, des salafistes musulmans se déchaînent contre la
chaîne Nessma TV accusée de blasphème.

Paris : Depuis le 20 octobre, des commandos catholiques intégristes se mobilisent violemment pour perturber la pièce de l’Italien Romeo Castellucci.

Lisez ci-contre le communiqué de Sud Culture Solidaires.

Les raisons du boycott du CTP de la BnF du 24/10/2011

Monsieur le président,

L’année dernière, l’administration avait été obligée, face à la colère et la détermination des agents, de céder sur l’octroi d’une prime établie sur un dispositif pérenne.

Les organisations CFDT, CGT, SUD ont décidé de ne pas participer au CTP du 24 octobre 2011.

Nous voulons, par ce geste, protester contre le montant dérisoire du complément indemnitaire ou prime de fin d’année proposée par l’administration.

Ce montant est en effet fixé à 125 euros bruts pour les titulaires quelle que soit la catégorie statutaire. Tandis que les non-titulaires (contractuels et vacataires) sont exclus totalement de cette prime. De plus celle-ci peut être purement et simplement supprimée en cas d’insuffisance professionnelle ou de manquement au règlement sur simple notification de la hiérarchie.

Lors d’une réunion en mai 2011, des propositions avaient été faites par les organisations syndicales qui n’ont trouvé aucun écho de la part de la direction.

Nous exigeons de la part de celle-ci :

  • Qu’elle relève de manière significative le montant proposé
  • Que la prime ne soit plus attribuée de façon arbitraire
  • Qu’elle puisse être octroyée à des personnels non titulaires

Les organisations syndicales susmentionnées.

Un toit pour toutes et tous, toute l’année !

A l’appel du Collectif Urgence un Toit, du Collectif des associations unies pour une autre politique du logement des personnes sans-abris et mal-logées, de la Coordination Nationales des professionnels de l’urgence sociale, de la Plateforme « Un chez-soi pour tous », et de la Plateforme Logement des mouvements sociaux, une journée de manifestation et d’action aura lieu le

JEUDI 10 NOVEMBRE, RDV À 14H DEVANT LE SÉNAT

15 rue de Vaugirard Paris 6è, M° 4 et 10 Odéon ou RER B Luxembourg

24H POUR LE LOGEMENT : URGENCE !

UN TOIT POUR TOUTES ET TOUS, TOUTE L’ANNÉE !

(appel ci-joint)

PARTICIPEZ A CETTE GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION, ET FAITES CIRCULER CET APPEL LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE.

Rassemblons nos forces pour montrer que nous ne voulons plus accepter que chaque jour tant d’hommes de femmes et d’enfants dorment dehors ou dans des logements insalubres, que la prévention des exclusion soit remplacée par une politique de l’expulsion et du mépris des personnes les plus fragiles de notre société.

Par cette mobilisation unitaire, montrons que les citoyens et les acteurs du social refusent de manière unanime la politique actuelle en matière d’hébergement et de logement, et réclamons que des engagements à la mesure de cette situation d’urgence soient pris par les pouvoirs publiques.

PROGRAMME DE LA MOBILISATION PARISIENNE :

14h : Marche organisée par le Collectif des Associations Unies et le collectif «Urgence un Toit», en direction des plus hautes institutions de la République, ponctuée de séquences d’interpellation devant le Sénat, l’Assemblée nationale, l’Elysée et le Conseil économique et social. Tout au long de ce parcours, les associations demanderont la mise en œuvre en urgence de réformes ambitieuses pour sortir notre pays de la violente crise sociale qu’il traverse.

19h : Point presse commun, Parvis des Droits de l’Homme, au Trocadéro

20h : Nuit blanche organisée par le collectif «Urgence un Toit» sur le Parvis des Droits de l’Homme, repas solidaire, spéctacles de rue, témoignages, installation du bivouac, petit déjeuner solidaire …

Renseignez-vous en région, de nombreuses villes se mobiliseront sur cette journée.