Lisez ici le bulletin d’avril 2014 de la section Inrap
Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail d’administration centrale (CHSCT AC)
2014 03 21 SUD-CR-CHSCTLisez ci-contre le compte-rendu de Sud Culture Solidaires du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail d’administration centrale (CHSCT AC) qui s’est tenu le 21 mars 2014.
Chômage, intermittence, précarité, il n’est pas trop tard !
Chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, solidarité !
Partout en France la lutte continue, pour dénoncer l’accord conclu au Medef, pour empêcher que le gouvernement agrée cet accord, pour faire entendre nos propositions et exiger de nouveaux droits.
Ci- dessous le communiqué de presse de militants suite à l’intervention parisienne du mardi 25 mars.
Mercredi 26 mars, Rdv à partir de 13 h
à la Générale Parmentier, 14 avenue Parmentier Métro Voltaire
Pour continuer la lutte
Nous sommes intervenus ce soir à 20h30 au 10 rue Hyppolite Lebas, Paris 9 lors de la soirée de présentation de la liste conduite par Anne Hidalgo au second tour suite à la fusion de listes présentes au 1er tour des municipales. Des chômeurs, intermittents et intérimaires en lute ont déployé une banderole » C’est l’emploi qui est intermittent » en tentant d’interpeller Anne Hidalgo et ont été expulsés manu militari par le service d’ordre.
Quelque minutes plus tard, Anne Hidalgo et son équipe ont eu la surprise de se faire interpeller à nouveau par une personne présente : « Puisque vous parlez de solidarité et de bienveillance, de quelle solidarité et de quelle bienveillance avez-vous fait preuve en faisant expulser les occupants du Carreau du Temple ce 23 mars peu après la fermeture des bureaux de vote ? De quelle solidarité et de quelle bienveillance avez-vous fait preuve en faisant gazer les précaires venus vous interpeller à votre QG de campagne ? ». Elle s’est également fait expulser de la salle sans qu’aucune réponse ne soit donnée.
Les précaires étaient venus pour dialoguer avec la candidate socialiste à la Mairie de Paris et lui demander de prendre position afin que la majorité gouvernementale refuse d’agréer le récent accord sur l’assurance chômage. Elle a préféré quitter les lieux par une porte dérobée..
IL N’EST PAS TROP TARD
Le 22 mars un nouvel accord a été conclu sur les règles relatives à l’assurance chômage. Cet accord nuisible détruit encore davantage les droits sociaux de tous, en s’attaquant aux chômeurs et à tous les précaires, intérimaires, intermittents, travailleurs à activité réduite, alors qu’il s’agirait d’encourager le système mutualiste fondée sur la solidarité interprofessionnelle.
Aujourd’hui déjà un chômeur sur deux n’est pas indemnisé, cet accord va encore aggraver la situation. Le MEDEF continue à prendre de l’argent là où il y en a le moins : les économies annoncées sont faibles et pèsent sur le dos des plus précaires.
Quelques exemples :
L’annexe 4 qui régit l’indemnisation des intérimaires est vidée de substance, cela signifiera pour 60% d’entre eux une baisse de leur allocation mensuelle de 50 à 300 euros.
Concernant les annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle, l’accord reprend les dispositifs de 2003 et les aggrave. Le nouvel texte fixe un plafond de revenu qui ne concerne que quelques personnes et ne produira que des économies négligeables. Des chômeurs devront parfois attendre plusieurs mois avant de toucher leur allocation. Des augmentations de cotisations menaceront l’activité des petites structures du spectacle et du cinéma.
Dans le régime général, des indemnités de licenciement pourront dans certains cas réduire considérablement les droits à l’allocation. Les plus de 65 ans devront cotiser à l’assurance chômage alors qu’ils en étaient dispensés. Les fameux « droits rechargeables » , présentés comme un progrès, entraineront très souvent la baisse des allocations.
Nous sommes donc tous concernés. Il n’est pas trop tard pour réagir. Si l’accord n’est pas agréé par le Ministère du Travail, il ne sera pas appliqué. Rappelons que cet accord entérine un protocole Unedic de 2003 régissant les annexes 8 et 10 que FO avait refusé de signer, rappelons que la majorité politique actuelle s’y était opposé à l’époque, rappelons que cet accord a été négocié dans les locaux du MEDEF avec des méthodes qui constituent un réel déni de démocratie et une violation manifeste du droit du travail.
Informons-nous, luttons, faisons pression sur le gouvernement pour qu’il refuse l’agrément.
Jusqu’ici, seule la lutte a payé, continuons !
Contact presse : 06 69 58 82 77
Évacuation du Carreau. La lutte continue !
vous trouverez ci-dessous le dernier communiqué des chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers envoyé à la presse à 22h15, soit 5 minutes avant l’évacuation violente du Carreau du Temple….
Les mobilisations et actions vont continuer, doivent continuer pour empêcher l’agrément de l’accord par le gouvernement.
Quelques rendez-vous déjà :
Lundi 24 mars :
- Marseille à 10h Friche Belle de Mai
- Montpellier à 12h cour de l’Agora
- Paris à 18h à la Commune Libre d’Aligre – 3 rue d’Aligre – 75012.
Mardi 25 mars :
- Avignon à 12h15 au local de Solidaires 84, 79 avenue Montclar.
- Toulouse à 14H au TNT.
Les socialistes sont-ils les amis des précaires ?
Aujourd’hui, 23 mars, à la 56ème heure d’occupation du Carreau du Temple, nous, précaires, chômeurs, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, déplorons l’attitude de la Ville de Paris qui refuse de répondre à nos demandes et met en danger le travail d’artistes plasticiens dont nous nous sentons solidaires.
Scandalisés par l’accord UNEDIC signé par des syndicats non-représentatifs dans la nuit du 21 au 22 mars, nous avons besoin d’un lieu pour nous réunir et faire entendre notre opposition à ce texte qui s’attaque aux droits des plus précaires et des plus pauvres.
Alors qu’une manifestation artistique, Drawing now, doit se tenir au Carreau du Temple, et que nous voulons permettre sa tenue en déménageant au sous-sol pour y tenir des réunions et assemblées générales, la Ville de Paris met en danger cette manifestation en laissant s’enliser la situation.
Elle ne nous propose aucun lieu digne de ce nom, refuse notre proposition de déménager dans les salles existant dans le sous-sol du Carreau du Temple. Simultanément, elle prépare avec la Préfecture l’évacuation policière et cherche à se défausser sur des précaires des responsabilités financières de sa lamentable attitude.
Se retranchant dans un silence dû à la campagne électorale, Mme Anne Hidalgo croit que l’hypocrisie est la solution. Voulant éviter une évacuation musclée avant le premier tour des Municipales, la Ville s’empresse de collaborer avec les forces de police dès la fermeture des bureaux de vote.
On jugera cette attitude à l’aune des réactions gouvernementales à l’accord UNEDIC.
Les négociations se sont déroulées dans des conditions scandaleuses et contraires au droit (conciliabules organisés par le MEDEF dans les couloirs, accords opaques entre le MEDEF et des syndicats), mais les ministres Sapin et Filippetti font mine de se réjouir de cette nouvelle convention qui aggrave la condition des précaires.
Ainsi les intérimaires perdront jusqu’à 300€ par mois d’allocations chômage, et les intermittents feront face à des mesures discrètes (carence, augmentation des cotisations) qui les précipiteront dans une précarité plus grande encore, et endront un grand nombre d’entre eux corvéables à merci.
C’est le « dressage à l’emploi », selon les règles du workfare cher à Tony Blair et à Gerhard Schröder, qui est défendu ici par le gouvernement socialiste.
Les intermittents ne se laisseront pas endormir par la propagande médiatique sur le « sauvetage miraculeux » des annexes 8 et 10.
Forts de leur mobilisation, de leur expertise, de cette intelligence collective qui s’est développée dans la lutte, les intermittents se sentent solidaires des intérimaires, chômeurs, précaires, avec ou sans papiers, et les appellent à construire ensemble la risposte.
Obligeons les confédérations syndicales CFDT et FO à ne pas persister dans la honte – obligeons-les à ne pas ratifier l’accord du 22 mars ou ils seront à jamais considérés comme des syndicats « jaunes » à la botte du MEDEF.
Faisons pression sur le gouvernement pour qu’il ne ratifie pas l’accord Unedic du 22 mars. Ainsi il ne pourra pas être appliqué. S’il l’est, le gouvernement socialiste en portera l’entière responsabilité et nous saurons nous en souvenir.
Jusqu’ici, seule la lutte a payé, continuons !
Les Occupants du Carreau – du dedans et du dehors
L’occupation du Carreau du Temple continue !
L’occupation du Carreau du Temple continue !
Au 3 rue Dupetit-Thouars, Paris 3e, Métro République ou Temple, Assemblé générale, dedans et dehors, à 18h.
Nos revendications sont toujours à l’ordre du jour, et se discutent dedans et dehors.
La mairie de Paris reste muette, et signe la responsabilité de la poursuite de cette action.
Nous appelons à une AG à 18h.
Risque d’évacuation dès la fermeture des bureaux de vote. Soyez là, nombreux.
Ripost Now
CIP-idf : http://www.cip-idf.org/
Luttons contre l’agrément de la convention Unedic !
L’accord conclu vendredi soir est inacceptable.
La lutte continue pour imposer que le gouvernement refuse de donner son agrément à cet accord (condition nécessaire pour qu’il soit applicable).
Partout en France la mobilisation continue. Notamment à Paris au
Carreau du Temple, 3 Rue Dupetit-Thouars, Paris 3e, M°République ou Temple.
L’occupation dure depuis vendredi (après celle de l’opéra Garnier)
La ville dit chercher un lieu à mettre à disposition des militant-es. Qu’elle le donne rapidement !
Et déjà qu’elle fasse cesser le blocus policier pour permettre l’approvisionnement des occupant-es et le libre accès aux assemblées générales !
Vous trouverez ci-dessous le dernier communiqué des occupants.
Un fil d’info est disponible sur le site : http://www.cip-idf.org/
Sud Culture Solidaires, dimanche 23 mars 2014, 17h
Contact presse: Caroline Sart: 06 69 58 82 77
Communiqué des occupants – Dimanche 23 mars 2014, 12h30
Nous, occupants du Carreau du Temple, avons ouvert ce dimanche 23 mars un tout autre bureau de vote, solidaire et démocratique, ici-même au 3 rue Dupetit-Thouars, Paris 3e.
Nous invitons les électeurs, chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, à venir exprimer leurs revendications et à nous soutenir toute la journée au Carreau du Temple et devant.
Nous avons besoin de lieux pour partager, ne pas rester isolés, nous organiser et fabriquer ensemble et la Ville de Paris a décidé de placer les lieux sous blocus policier….
Nous n’avons toujours pas de réponse de la mairie à nos demandes d’un lieu pour organiser la mobilisation en cours contre la précarisation et pour de nouveaux droits collectifs.
Ce n’est pas nous qui empêchons l’installation de l’exposition d’art prévue dans ces locaux, l’entière responsabilité en incombe a la mairie, qui en ce jour de premier tour d’élection municipale, loin d’affirmer une quelconque sympathie pour les luttes, se dissocie des manants, chômeurs, plasticiens, intérimaires, précaires et autres intermittents.
Riposte Now !
les occupants du Carreau

