Unedic : mobilisations nationales les 25 et 29 Avril … et suites !

Deux grandes journées de mobilisations sont prévues…et les suites se préparent !
NB : la liste des rendez-vous dans les différentes villes est encore en construction, si vous avez d’autres infos, dites le nous !

Vendredi 25 Avril : Journée de mobilisation nationale (préavis de grève)

Notamment à Bourges, 4ème jour du Festival : « Madame la Ministre, nous ne nous satisferons pas des miettes, pas non plus de négociations de couloirs supplémentaires. Nous demandons la prise en compte des revendications des premiers concernés. Nous demandons au ministre du travail, resté muet sur le sujet, de ne pas agréer l’accord du 22 mars. »
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6974

Alès : 19h , réunion publique proposée par Exploités Enervés, à La Rétive, 42 faubourg d‘Auvergne. Voir le site Exploités Enervés (Collectif de travailleurs, précaires et chomeurs sur Alès et environs)

Avignon : RDV devant la Mairie à 19h pour distribution de tracts et action dans la foulée.

Bourges 12h Rdv à la gare SNCF. Rassemblement au festival.

Lorient – L’équipe du Misanthrope, mis en scène par Jean François Sivadier, a décidé de faire grève, alors qu’ils sont programmés au CDN de Lorient

Montpellier 12h : assemblée générale Kiosque Bosc Esplanade

Nantes
13h30 Rdv place Graslin, marche de l’Opéra à la place Bretagne, pour remettre au Directeur du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE) une « Lettre ouverte au Ministre du travail, de l’Emploi et du Dialogue social ».

Paris 13h Rdv place de la République

Toulouse
: RDV à 16H au TNT pour AGIR !!!

Samedi 26 et Dimanche 27 avril: Coordination Nationale à Paris (+ de 20 collectifs présents)
à « La Belle Etoile » 14 rue Saint-Just, 93210 La Plaine Saint Denis, Métro Ligne 12 Arrêt Front Populaire, sortie Georges Sand puis suivre le fléchage

Mardi 29 Avril : Journée de mobilisation nationale (préavis de grève)
Le bureau de l’UNEDIC examine le texte de l’accord du 22 Mars a été transposé en réglementation (avec quelques changements ?!)

Avignon : RDV à 10h Square Agricol Perdiguier pour partir en ActionS (prévoir du
temps disponible et il serait bon de prévenir un max. de monde !)

Montpellier : 12h rdv à la DIRECTE – place Paul Bec

Paris : 13h30 manifestation au départ de Bastille pour se rendre à l’Unédic – 4 rue Traversière, 75012 Paris – M° Gare de Lyon.

Jeudi 1er mai
Rosa Luxemburg (1894) : « Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé. »

Paris : Point fixe, convergence des luttes contre la précarité
15h : Manifestation Bastille-Nation

Toulouse
: – 10H30 manifestation interpro place Esquirol (cortège intermittent-es, précaires)

 14H30 « Bazar au Bazacle » avec entre autres le grand débat « Comment élargir les solidarités et réfléchir ensemble à la construction d’un véritable front contre le chômage et la précarité ? » (CIP-MP, MNCP, SUD Culture Solidaires, des syndicalistes de Pôle emploi, DAL,..)

Mercredi 14 → dimanche 25 mai : festival de Cannes
Strass, Paillettes et Précarité.
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6971

Mi Mai : l’accord réglementé est transmis au ministère du travail. Celui-ci va convoquer le Conseil National de l’Emploi dans la première quinzaine de Mai. La CGT et la CGC s’opposant à cet accord, une 2ème réunion au Conseil supérieur de l’emploi sera nécessaire.

Mi-juin : probablement 2ème réunion du Conseil National de l’Emploi

Mardi 1er juillet : date prévue de la mise en application (d’une partie !) du nouveau protocole… s’il est agréé

Unedic, et même plus : la lutte s’organise en région Parisienne

Voici en bref quelques informations. Vous êtes bien évidemment bienvenus sur les rdv pour en savoir plus, participer, grossir la lutte !

A noter :

Les prochains rdv

  • lundi 21 – 19h – ag hebdomaire à 19h à la Belle Etoile (spéciale coordination nationale)
  • mercredi 23 – 11h – réunion de convergence des luttes – 29 avenue Ledru Rollin
  • mercredi 23 – 19h – AG unitaire – à la bourse du travail, salle Croizat, 3 rue du château d’eau
  • vendredi 25 – 13h – mobilisation place de la république
    week-end 26-27 – coordination nationale – à La Belle Etoile – 14 rue st just, La Plaine Saint-Denis, Métro Front Populaire (ligne 12)
  • lundi 28 – AG hebdomadaire CIP à 19h
  • mardi 29 – journée nationale d’actions
    . à confirmer fin de matinée – réunion du comité de suivi à l’assemblée nationale
    . 13h30 – manif Bastille-Unedic (15h : réunion du bureau de l’Unédic)
    . soir – AG Paris VIII
  • Attention : le 29 et les jours suivants : gros travail sur les textes Unedic (accord transcrit en réglementation) pour rédiger des contestations
  • jeudi 1er mai – point fixe contre la précarité « Pour changer de système … unissons nos luttes ! »
  • lundi 5 mai – grève Paris VIII reconductible
  • …. à suivre…

Journée de mobilisation nationale : Vendredi 25 Avril

Jeudi 24 Avril

de 7H30 à 9H30 RDV Jean Jaurès : Tractage en vue de la mobilisation du 25 Avril

AG au TNT à 10H

Journée de mobilisation nationale

Vendredi 25 Avril (préavis de grève)

RDV à 16H au TNT pour AGIR !!!

(Prévoyez du temps, prévoyez la soirée, la nuit, prévoyez d’être nombreux, prévoyez vos amis, vos collègues, vos voisins…)

La CIP-MP appelle tous les chômeurs, intérimaires, intermittents, précaires, salariés à intensifier la mobilisation contre l’accord UNEDIC du 22 mars.

Nous ne nous satisferons pas des miettes, nous demandons la prise en compte des revendications des premiers concernés.

Nous demandons au ministre du travail, resté muet sur le sujet, de ne pas agréer l’accord du 22 mars.

Les conciliabules dans les couloirs continuent pour régler le problème du différé pour les annexes 8 et 10, c’est inacceptable ! Ne nous laissons pas endormir par les dernières déclarations de la ministre de la culture, quoiqu’il arrive, les partenaires sociaux signataires l’ont dit, ils comptent bien réaliser les économies prévues !

Mme Filipetti a déclaré ne pas être inquiète au sujet du bon déroulement des festivals : NOUS, SI !!!!

SI LA LUTTE PAIE,

LE COMPTE N’Y EST PAS !!!

CIP-MP

Coordination des intermittents et précaires de Midi-Pyrénées

Rappel chronologique :

  25 Avril : mobilisation nationale, notamment à Bourges, 4ème jour du Festival. Préavis de grève

 26 et 27 avril : COORDINATION NATIONALE A PARIS (+ de 20 collectifs présents)

 29 Avril (Journée de mobilisation nationale, préavis de grève) : le texte du 22 Mars a été transposé en réglementation (texte de plusieurs centaines de pages) par l’UNEDIC. Le bureau de l’UNEDIC examine le texte le 29 Avril.

 1er mai : manifestation interpro 10H30 place Esquirol (cortège intermittent-es, précaires)

et à 14H30 « Bazar au Bazacle » avec entre autres le grand débat « Comment élargir les solidarités et réfléchir ensemble à la construction d’un véritable front contre le chômage et la précarité ? ( CIP-MP, MNCP, SUD culture, Solidaires 31, des syndicalistes de Pôle emploi, le DAL,….

 Mi Mai : l’accord réglementaté est transmis au ministère du travail. Celui-ci va convoquer le conseil national de l’emploi dans la première quinzaine de Mai. La CGT et la CGC s’opposant à cet accord, une 2ème réunion au Conseil supérieur de l’emploi sera nécessaire.

 1er Juillet : date prévue de l’entrée en vigueur de l’accord.

UNEDIC : Le JT de France 2 interrompu par des intermittents

Communiqué sur l’intervention à France 2 au 20h :

Nous sommes venus sur le plateau de France 2 pour obtenir un débat
contradictoire que nous demandons sans succès depuis l’accord de la
convention UNEDIC du 22 mars dernier et interpeler le Ministre du Travail, Monsieur Rebsamen, pour qu’il ne l’agrée pas.

Si on retient qu’en 2003 les intermittents étaient intervenus ici, en 2014
c’est tous les chômeurs et précaires qui défendent ensembles leur droits.
Tout est reconduit en pire depuis 2003, nous voulons arrêter ce massacre, nous voulons en parler.

Malgré cette coupure, nous entendons comme un soutien le communiqué de France Télévision. Nous aurions dû avoir l’espace pour dire le texte « Nous sommes ici… ». Lisez-le, faites le tourner.

Contre la culture de la peur et de la dette, occupons l’espace public !


« Le journal de France 2 interrompu par des intérimaires en collants et des intermittentes en colère » sur le site cip-idf.org


Nous sommes ici.
Nous sommes ici, chômeurs, travailleurs précaires, intermittents,
intérimaires, avec ou sans papiers, pour vous informer.

Nous sommes ici parce que les négociations sur le régime d’assurance-chômage se sont faites sans nous et contre nous. Nous refusons cet accord du 22 mars 2014 conclu entre les organisations patronales et la CFDT, la CFTC et FO.

Nous ne sommes pas dupes et nous sommes en colère : cet accord, imposé par le MEDEF, nous affaiblit tous. Le gouvernement ne doit pas agréer cet accord.

Quand la pauvreté touche plus de 9 millions de personnes, quand 80 % des embauches se font en contrats courts, quand un chômeur sur deux n’est pas indemnisé, il est scandaleux de s’attaquer aux droits sociaux en faisant payer les plus précaires.

Sous des prétextes fallacieux et sans débat contradictoire, c’est toute la
protection sociale mutualiste qui est visée.

Nous avons des propositions.

Des propositions adaptées à la discontinuité de l’emploi en partie portées par le Comité de suivi à l’Assemblée nationale. Ces propositions ont émergé d’un vaste mouvement d’opposition qui dure depuis 11 ans : nous demandons à ce qu’elles soient prises en compte, aujourd’hui.

Nous demandons une réforme complète de l’Unédic, de son fonctionnement, de sa représentativité, de son financement afin que tous les chômeurs bénéficient d’une indemnisation adaptée.

Nous refusons de payer cette crise de l’idéologie néolibérale. Nous voyons la vie autrement, nous voulons vivre dignement.

Les salariés intérimaires et intermittents dont l’emploi est par nature
discontinu et précaire, sont plus que jamais attaqués par cette nouvelle
convention. Leur mobilisation se renforce de jour en jour. Des actions, des assemblées générales, des manifestations sont prévues dans tout le pays pour demander la renégociation de cet accord.

Les festivals approchent. Les intermittents de l’industrie culturelle se
mobilisent.

Nous soutenons Franck de Bourgogne, intermittent, précaire, en grève de la faim depuis 30 jours, nous soutenons le mouvement lycéen contre les expulsions des élèves sans papiers et la grève des employés de la Poste du 92. Nous participerons à la manifestation du 12 Avril contre l’austérité, le racisme et le sexisme.

Chômeurs, travailleurs précaires, Intermittents, intérimaires, salariés au
régime général ou aux régimes spécifiques, avec ou sans papiers :

Ce que nous proposons nous concerne tous. Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

AVIGNON : Les intermittents n’excluent pas de faire capoter le Festival

Les intermittents de la CGT et de Sud Culture n’ont pas l’intention de laisser une minute de répit au nouveau ministre du Travail, pas plus qu’au nouveau maire d’Avignon. Ils veulent que le gouvernement retoque la réforme de l’assurance chômage signée par le Medef, FO, la CFDT et la CFTC. La candidate socialiste Cécile Helle s’était engagée à soutenir leurs revendications pendant la campagne des municipales, à peine élue maire de la cité des papes, ils lui rappellent ses promesses. «Ce sera chose faite demain ou après-demain», promet son cabinet, en pleine transition post-électorale.

C’est que le dossier est brûlant. Le ministre du Travail doit, en effet, se prononcer d’ici l’été sur la nouvelle convention Unedic. La CGT et Sud Culture l’exhortent à refuser son agrément.

Ils promettent sinon une mobilisation comparable à celle de 2003. Un combat dont les Avignonnais se souviennent puisqu’il a entraîné l’annulation du Festival.

Signe de la crispation naissante, la réactivation de la coordination nationale des intermittents qui ne s’était plus réunie depuis 10 ans. «Notre levier, c’est la grève, prévient Guigou Chenevier de Sud Culture, elle est clairement envisagée, on n’a pas d’autres moyens de lutte.»

S’ils exigent l’abandon du projet, ils ne sont, pour autant, adeptes du statu quo. La CGT, Sud, la coordination nationale, les associations et collectifs du secteur travaillent, en effet, sur des propositions visant à apporter plus de justice dans le système d’indemnisation chômage des intermittents et à dégager des économies.

«Notre plateforme revendicative a même été chiffrée : 100 à 150 millions d’euros de moins que le système actuel chaque année», assure Claude Attia, de Sud Culture. L’accord conclu par patronat en permettrait 165 millions, «dont 80% faites sur les petits et moyens salaires», poursuit-il.

Eux proposent le retour à une date anniversaire et l’ouverture de droits à indemnisation dès 507h de travail sur 12 mois, la même réglementation pour les artistes et techniciens, un plafonnement annuel (salaire+indemnité) de 3400€/mois, prenant en compte des heures de formation données, des congés maladie et maternité.

«Notre levier, c’est la grève (…) on n’a pas d’autre moyen de lutte»


L’article sur le site Du Dauphiné

Ami-e entends-tu… C’est l’alarme !

Alors que nous rédigeons ces lignes sans connaître le sort qui sera réservé au Ministère de la Culture, notre seule certitude est bien celle d’une impérative mobilisation de toutes et tous.

Pas seulement pour résister à la technocratisation des politiques publiques, au délitement des solidarités sociales, à la mainmise de la finance sur nos vies, à la vision d’une humanité réduite à sa consommation de biens matériels….

Mais pour passer à l’offensive :
Redonnons du sens à nos vies, inventons de nouveaux modes du vivre ensemble, redéfinissons notre identité citoyenne.
Servons nous de cette crise pour redonner du sens à la politique, affirmer notre capacité collective d’invention de nouveaux modèles sociaux.

Le nouveau gouvernement fera-t-il enfin de la politique plutôt que de l’économie ?

Le maintien ou non de notre ministère en sera certainement un signe !

Il ne s’agit pas de réclamer le classement comme trésor national et monument historique du ministère de la Culture qui a besoin de se réformer et de trouver un nouveau sens dans une société qui a évolué en 50 ans.

Il s’agit de nous tourner vers l’avenir en le refondant !

Construire un nouveau pacte pour la culture

Redonnons à ce ministère un objet politique : réconcilier la culture du pauvre avec la culture du riche, la culture du vieux avec la culture du jeune, la culture d’ici avec la culture d’ailleurs.

 Redonnons à la culture un objectif de lien social entre toutes les composantes d’une société, de construction d’une identité qui ouvre à l’autre et ne nous replie pas sur la sphère familiale, ni ne nous enferme dans une classe sociale ou une origine géographique !

Voilà notre aspiration et notre exigence : ne pas nous réduire à l’homo economicus, ne pas nous définir en coût et bénéfice mais contribuer à rebâtir des espaces d’échanges pour que chacun-e participe à la résolution de la crise actuelle et n’attende pas la survenue de l’homme ou la femme providentielle qui aurait la solution à tous nos maux.

Oui, plus que jamais l’action politique doit dépasser l’action économique car c’est une crise du vivre ensemble et de l’identité que nous devons affronter.

 La vocation d’une politique culturelle ne doit pas être la création de profits mais la création d’espaces de réconciliation et la réappropriation par toutes et tous du monde dans lequel nous vivons.

Ce ministère doit redevenir un ministère militant, un ministère qui travaille à un idéal et non une administration dont toute l’énergie est dirigée vers son propre fonctionnement !

 Bien sûr qu’il faut des moyens pour la culture mais c’est de soutien politique aux actions culturelles que ce ministère a le plus besoin !

Le ministère de la culture est mort, Vive le ministère de la Culture et de l’Éducation Populaire !

Paris, le 01/04/2014