Compte-rendu d’Assemblée Générale INRAP de Guadeloupe, à la base de Saint Claude.

Assemblée Générale
des agents de GUADELOUPE

Communiqué

09/03/2007

Assemblée Générale réunissant des agents de l’INRAP de Guadeloupe, à la base de Saint Claude le vendredi 9 mars 2007.

A cette occasion, l’ensemble des agents s’est réuni pour débattre de la situation et de l’appel à la mobilisation nationale du 14 mars prochain émanant de l’intersyndicale archéologie.

Régionalement, il est constaté que le plan de charge de l’Inrap est saturé en particulier du fait du non emploi des agents CDD réguliers non CDIsables.

Face à cette situation d’engorgement, l’augmentation significative et immédiate des effectifs de l’archéologie est indispensable.

Ces constatations d’urgence ne doivent pas pour autant occulter les autres problèmes :

– Insuffisance du financement du service public de l’archéologie, et inadéquation de la mise en concurrence des opérateurs qui contribuent à l’allongement des délais d’intervention.

 La cédéisation de 350 agents ne constitue pas en réalité un renfort de personnel mais seulement la stabilisation de quelque agents permanents jusqu’alors sous contrats précaires.

En conséquence, les agents présents ont exprimé à l’unanimité leur soutien aux revendications du préavis de grève reconductible du 14 mars. Pour des raisons logistiques, ils ne participeront pas à la manifestation prévue à Paris mais restent solidaires des agents de métropole.

Les Agents de la Base de Guadeloupe

PERSONNELS DE LA FILIERE ACCUEIL, SURVEILLANCE, MAGASINAGE ET ARCHEOLOGUES EN COLERE ET EN LUTTE !

CFDT CULTURE, CFTC, CNT-CCS, SNAC-FO,
SNASUB-FSU, SUD CULTURE SOLIDAIRES, UNSA

14 MARS 2007

PERSONNELS DE LA FILIERE ACCUEIL, SURVEILLANCE, MAGASINAGE
ET ARCHEOLOGUES EN COLERE ET EN LUTTE !

6 mars : Moyennant une pluie de pétrodollars, Renaud Donnedieu de Vabres signe, à Abou Dhabi, un accord « franchisant » la marque Louvre.

Pendant ce temps là, il s’obstine à ignorer la colère qui, depuis des mois, s’est installée –au sein même de son ministère- chez deux des acteurs de la vie culturelle : les archéologues et les personnels de surveillance des musées.

Cette colère est alimentée par au moins deux points communs :

*La revendication d’une amélioration des conditions de travail décentes qui passe par la fin de la précarité et une hausse des effectifs permettant d’accomplir au mieux les missions de service public,
*L’exigence d’une augmentation du pouvoir d’achat qui doit se traduire par une augmentation du point d’indice avec rattrapage de la perte du pouvoir d’achat et, sur un autre plan, par l’augmentation du régime indemnitaire statutaire.

Ces demandes ont été, pour la plupart, jugées légitimes par le ministère. Mais, concrètement, les avancées restent extrêmement limitées. En effet, seul a été réglé, provisoirement et dans des conditions loin d’être satisfaisantes, le problème de la précarité à l’Inrap grâce à un plan de cédéisation concernant près de 350 précaires en CDD.

Il n’y a donc pas lieu de pavoiser.

Le problème de l’archéologie préventive reste entier : faute de moyens à hauteur des enjeux, cette discipline restera sacrifiée et c’est tout un pan du patrimoine qui est appelé à disparaître purement et simplement. A nous de faire en sorte que soit assuré un financement pérenne du service public de l’archéologie préventive qui ne se fasse pas au détriment des autres services et établissements du ministère, que les effectifs du service public de l’archéologie soient augmentés et stabilisés à hauteur des besoins.
La demande de revalorisation de la prime IAT des agents et adjoints de la filière ASM, revendication pourtant bien minime, se heurte à des manœuvres dilatoires du ministère, obligeant les agents concernés à multiplier grèves et actions pour se faire entendre. Au-delà de cette revendication, c’est la revalorisation générale des bas salaires et un traitement égalitaire des indemnités qui doivent être exigés sur l’ensemble du ministère.

Pour les organisations syndicales signataires, ces deux mobilisations expriment de manière particulièrement visible une situation qui tend à se généraliser à la Culture. Ne posent-elles pas aujourd’hui le problème de la construction d’un mouvement général au sein de la Culture ? Beaucoup d’entre nous pensent que oui. D’autant plus que de leur coté les intermittents du spectacle ont relancé la lutte contre le nouveau protocole d’assurance chômage qui leur a été imposé et qui sera appliqué dès le 31 mars, ouvrant ainsi la voie à la baisse des allocations, au durcissement des conditions d’accès, à l’exclusion de 42000 d’entre eux

Pour mettre fin à la surdité qui semble caractériser un ministère en fin de mandat, pour un véritable service public de la culture accessible à tous, plus que jamais, la colère doit s’amplifier et les combats doivent converger sur la base des revendications définies par les agents !

JANVIER ET FEVRIER FURENT CHAUDS.
MARS DOIT ETRE BRULANT !

Paris, le 09 mars 2007

MOBILISONS NOUS TOUS POUR DES REVENDICATIONS JUSTES ET LÉGITIMES !

CFDT Culture, CFTC, CNT-CCS, SNAC-FO, SNASUB-FSU,
SUD Culture Solidaires, UNSA

MOBILISONS NOUS TOUS POUR DES REVENDICATIONS JUSTES ET LÉGITIMES !

Depuis le 9 février, les agents d’accueil, de surveillance et de magasinage, principalement sur les sites du Louvre, d’Orsay et de Versailles ont engagé une épreuve de force avec le ministère afin que soit entendue leur voix sur la politique tant indemnitaire que salariale.

Bien entendu, exiger aujourd’hui la réévaluation de l’IAT et la création d’un plancher minimum garanti à 150 euros, est un premier pas qui vise à en finir avec cette politique qui, via un système pervers d’évaluation-notation, veut asservir le mérite au rendement de chacun et diviser les agents entre eux. Une telle politique ne peut qu’entraîner la mise en concurrence des personnels et générer des injustices sociales et individuelles.

Mais cette revendication n’est finalement que “ l’arbre qui cache la forêt ”. Ce n’est pas avec des revalorisations salariales octroyées avec pingrerie que le gouvernement français rattrapera la perte accumulée de pouvoir d’achat des fonctionnaires depuis bientôt dix ans. Pour un salaire d’entrée dans la fonction publique, une revalorisation salariale de 1% ne se traduit que par une augmentation de son traitement brut d’environ 12 à 15 euros annuels.

De qui se moque t-on ? car pendant ce temps, le coût de la vie ne cesse d’augmenter (loyer, alimentation, assurances, agios bancaires…)

Le vrai problème demeure la question plus globale des salaires, notamment des plus bas, afin que chacun puisse vivre mieux son quotidien et que ses missions toujours plus nombreuses soient reconnues à leur juste valeur.

Seul doit s’appliquer le principe “ à travail égal, salaire égal ”

Les bas salaires du MCC répondent collectivement “ NON ” et comptent bien se faire entendre le 14 mars.

POUR QUE NOTRE COMBAT D’AUJOURD’HUI SOIT NOTRE VICTOIRE DE DEMAIN, PARTICIPEZ MASSIVEMENT LE 14 MARS DANS VOS ÉTABLISSEMENTS À CETTE JOURNÉE DE MOBILISATION ET DE GRÈVE.

RETROUVONS NOUS TOUS AUX COLONNES DE BUREN A PARTIR DE 15H30

RIEN N’EST JAMAIS JOUÉ SI L’ON SE REFUSE A SUBIR ET C’EST TOUS ENSEMBLE QUE NOUS RÉUSSIRONS Ą IMPOSER NOS CHOIX

Réunion générale des conférenciers sous contrat à durée indéterminée de la RMN

Le 13 mars prochain se tiendra une réunion générale des conférenciers sous contrat à durée indéterminée de la RMN,
sur le projet de transfert d’une partie de l’activité visites-conférences vers les
musées. Cette réunion, à laquelle participera SUD Culture Solidaire, se déroulera en
présence d’Alain Abécassis, Conseiller social auprès du Ministre de la culture et de la
communication, de Thomas Grenon, administrateur général de la Réunion des
musées nationaux et de Francine Mariani-Ducray, directrice des Musées de France.

UNE JOURNEE DENSE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

Le 8 mars, à Montpellier, une cinquantaine d’agents de l’Inrap, d’anciens CDD au chômage
et des étudiants se sont retrouvés à la DRAC avant de se rendre sur la place de la
Comédie où ils ont « endeuillé » la Fontaine des Trois Grâces. D’autre part, une délégation
à été reçue par le directeur du préfet de région. La veille, avait été présenté le projet
de réorganisation territoriale de l’Inrap.