5ème jour de grève à l’abbaye du Mont-Saint-Michel

Communiqué intersyndical CGT-CFDT-SUD

Depuis le 26 décembre les agents de l’abbaye du Mont-Saint-Michel se mobilisent pour des créations de postes en CDI, leurs conditions de travail, les conditions d’accueil du public et la reconnaissance financière de leur expertise. Les négociations préalables avec la direction n’ayant pas permis d’avancées significatives les agents ont donc décidé de se mettre en grève reconductible jusqu’à nouvel ordre.

Les agents s’organisent et ne lâchent rien !

Depuis le 26 décembre le mouvement s’amplifie et s’enracine avec trois jours successifs d’ouverture gratuite aux visiteurs.

Aujourd’hui encore le monument a encore ouvert gratuitement avec la boutique fermée mais seulement de 13h à 17h avec le concours des vacataires et dans des conditions d’accueil déplorable du public. L’administrateur s’acharnant à ouvrir le site à tout prix.

Un mouvement qui s’inscrit dans la durée

La direction du CMN qui restait muette jusque là, sans doute trop occupée à digérer la dinde de Noël, à fini par proposer une nouvelle négociation pour mercredi 3 janvier, espérant sans doute que le mouvement s’épuise d’ici là.

Mais les agents sont déterminés à faire aboutir leurs revendications et prêts à continuer le mouvement!

La solidarité s’organise pour permettre à la grève de gagner avec notamment une cagnotte en ligne à laquelle nous appelons toutes et tous à participer  :

https://www.leetchi.com/fr/c/solidarite-greve-abbaye-du-mont-saint-michel-1671769?utm_source=native&utm_medium=social_sharing

Le Mont-Saint-Michel,

Le 30 décembre 2023.

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Combattons la “loi immigration” raciste et antisociale

Union syndicale Solidaires

L’Assemblée nationale vient d’adopter ce texte après des tractations politiciennes organisées par le gouvernement tandis que l’extrême-droite jubile.

Il reflète la volonté du gouvernement de stigmatiser une fois de plus les immigré·es et développe un climat nauséabond vis-à-vis des étranger·es, malgré les promesses de “digue contre l’extrême-droite” d’Emmanuel Macron en mai 2022.

La journée du 19 décembre a franchi un nouveau cap. Le gouvernement a décidé de faire adopter une loi reprenant les pires positions de l’extrême-droite sur la préférence nationale, sa négation du droit du sol et des droits des travailleuses et travailleurs étranger·es. Le problème n’est pas d’adopter le projet de loi avec ou sans les voix de l’extrême droite. C’est bien son contenu, qui permet qu’il soit voté par l’extrême droite.

L’Union syndicale Solidaires lutte depuis des mois contre ce projet de loi. Nous avons participé activement au cadre unitaire UCIJ, Unis contre une immigration jetable, pour repousser cette loi et porter une politique migratoire d’accueil et solidaires. L’urgence c’est de régulariser les travailleurs et travailleuses sans-papiers trop souvent exploité·es, sous la menace d’une arrestation sur le chemin du travail. Cette loi n’y répond pas. L’urgence c’est de ne laisser personne à la rue. L’urgence c’est de donner les moyens aux services publics. L’urgence c’est les augmentations de salaires, le partage des richesses et la lutte contre la crise écologique, pas une énième loi sécuritaire et xénophobe.

Nous sommes à un tournant politique majeur. Il est urgent que l’ensemble du mouvement social, que les forces syndicales, associatives et politiques, fassent front ensemble. Nous avons une responsabilité collective à proposer une action massive et populaire pour empêcher l’application de cette loi. L’Union syndicale Solidaires va tout mettre en œuvre dans ce sens dans les jours et semaines qui viennent.

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Appel à la mobilisation partout en France pour un cessez-le feu à Gaza

HALTE AUX MASSACRES A GAZA ET EN CISJORDANIE ! CESSEZ-LE-FEU TOTAL ET PERMANENT, PROTECTION DU PEUPLE PALESTINIEN

Ce qui est en train de se passer à Gaza est un crime contre toute l’Humanité.

Après quelques jours de trêve, les bombardements, attaques militaires par voies terrestres, aériennes et maritimes ont immédiatement repris avec plus d’intensité qu’avant la trêve. L’armée israélienne vise maintenant le Sud, là où des centaines de milliers de personnes ont été obligées de se réfugier. En tout, 1,9 million de personnes ont été déplacées.

C’est une guerre atroce et criminelle entreprise par l’Etat d’Israël contre la population palestinienne de Gaza. Les 18.000 morts, dont plus de 70% de femmes et d’enfants, les 49.000 blessés, les milliers de disparus, les familles anéanties, les 75 journalistes tués sont autant de vies, de personnalités, de visages dont il faut rappeler le souvenir. Nous condamnons les arrestations massives indiscriminées dans la population de Gaza, elles sont menées dans conditions inhumaines et dégradantes.

C’est une guerre qui vise à vider Gaza de sa population par n’importe quel moyen. Les crimes commis le 7 octobre ne peuvent justifier une telle attaque contre toute une population et ses infrastructures vitales.

Des rapporteurs de l’ONU évoquent « un risque de génocide ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutteres, a activé l’article 99 pour alerter d’une catastrophe humanitaire « aux conséquences irréversibles pour les Palestiniens dans leur ensemble et pour la paix et la sécurité dans la région ». Nous dénonçons le veto des Etats-Unis au Conseil de sécurité du 8 décembre qui a mis en échec la résolution exigeant un cessez- le- feu. Ce veto est un permis de massacrer délivré à Netanyahou

En Cisjordanie, sous état de siège, la population palestinienne subit les attaques conjuguées de l’armée et des colons, qui ont fait plus de 260 morts depuis le 7 octobre. Plusieurs communautés ont été chassées de leurs terres, les cultures palestiniennes sont prises pour cible.

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Quand l’état vole l’argent social… pour le donner aux plus riches !

Union syndicale Solidaires

Pour mettre en œuvre ses politiques antisociales, le gouvernement a besoin d’argent. De beaucoup d’argent. Et comme il lui est insupportable d’augmenter les impôts des plus riches après s’être engagé à les baisser voire, comme l’ISF, les faire disparaître, c’est la traque à la cagnotte. Plutôt que de s’attaquer à la fraude fiscale et aux paradis fiscaux, le gouvernement choisit la facilité en puisant dans les caisses sociales. Quoi de plus facile en effet, d’autant que certaines caisses affichent de soi-disant excédents ! Et que depuis bien longtemps c’est une véritable étatisation de la protection sociale qui se met en place, notamment par le remplacement de la cotisation sociale par l’impôt et par la gestion de la Sécu par le Parlement et le Gouvernement. Bref, l’État se sent de plus en plus comme chez lui. Presque les mains libres.

Rappelons que la protection sociale de même que les autres dispositifs d’aide sociale devraient servir prioritairement aux populations les plus fragiles dont ils sont, pour beaucoup, un filet de sécurité. Ils servent en effet à prendre en charge les risques sociaux que constituent entre autres la maladie, la vieillesse ou encore le chômage. Pas à financer le budget de l’État et les politiques libérales de Macron pour qui la froide logique financière au service des plus riches sert d’unique boussole politique.

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Motion de rejet : les organisations appellent au retrait du projet de loi asile et immigration

La motion de rejet préalable à l’examen du projet de loi « Pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale.

Mobilisé·es depuis plus de 15 mois contre ce texte dangereux pour la dignité et les droits des personnes exilées, nos associations, collectifs et syndicats appellent désormais le gouvernement à retirer définitivement ce projet de loi. Tout renvoi du texte vers le Sénat ou une commission mixte paritaire serait une manœuvre politicienne désastreuse.

Plutôt que des discours xénophobes et stigmatisants à l’égard des personnes exilées, une politique migratoire basée sur l’accueil et garantissant les droits fondamentaux de tou·tes s’impose. Elle doit permettre de construire un système de solidarité et d’inclusion, unique rempart contre l’inhumanité et l’intolérance.

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Contre la loi Darmanin sur l’immigration. Papiers, travail, logement pour toutes et tous

Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires appelle, avec le cadre unitaire « Uni-es contre l’Immigration jetable, pour une politique migratoire d’accueil » (@UCIJ2023) à se mobiliser du 11 au 18 décembre contre le projet de loi sur l’asile et l’immigration du Ministre Darmanin. Celui-ci arrive en plénière à l’Assemblée nationale ce lundi 11 décembre et devrait y être débattu au moins deux semaines.

Ce texte s’inscrit dans la continuité des politiques migratoires répressives depuis des décennies, aggravant de façon exponentielle les conditions de vie et de travail des immigré·es et de l’ensemble des étrangers et etrangères :

  • Restrictions d’accès aux titres de séjour vie privée vie familiale, étudiant·es et étrangers·es malades ainsi qu’au droit d’asile ;
  • Restrictions d’accès au regroupement familial et à la nationalité française ;
  • Extension des mesures de répression (pénalisation, fichage), d’expulsion et de retrait de titres de séjour ;
  • Restriction des droits (à la santé, à se défendre) et augmentation de l’enfermement en centre de rétention.

Les modalités de régularisation par le travail sont elles aussi largement rognées, limitant l’accès à un titre de séjour travailleur·euses à une liste de métiers dits « en tension », soumis encore une fois à l’arbitraire préfectorale.

Là où le ministre de l’Intérieur se voulait dur avec les soi-disant « méchants » et doux avec les soi-disant « gentils », le texte est revenu du Sénat placé sous le sceau de la démagogie la plus réactionnaire et colle jusqu’à la caricature aux pires clichés xénophobes, sécuritaires et racistes de l’extrême droite.

Pour l’Union syndicale Solidaires l’ensemble des travailleurs et travailleuses doit bénéficier des mêmes droits quels que soient leur nationalité, leur statut, leur genre. L’exploitation des travailleurs·euses migrant·es sans titres de séjour doit cesser !

Ces dernier·es travaillent, cotisent, paient des impôts et contribuent positivement à la richesse du pays. Il est inadmissible de devoir subir des conditions de travail indignes, du travail illégal et l’exploitation de nombreux patrons ! Ils et elles participent activement aussi à la vie sociale, culturelle, syndicale et politique du pays. Ils et elles doivent pouvoir vivre ici dignement, comme tout·e habitant·e sur le territoire.

L’Union syndicale Solidaires se tient aux côtés des collectifs de sans-papiers et aux côtés des camarades grévistes de Chronopost, DPD et RSI, en lutte depuis décembre 2021 pour leur régularisation ! Elle soutient les luttes en cours des travailleurs et travailleuses sans papiers dans le nettoyage, la restauration, le BTP (et notamment sur les chantiers des JO), à Emmaüs et dans de nombreuses agences d’intérim.

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