Arrêt de la Cour de Cassation : Victoire historique de l’agriculteur Paul François contre Monsanto

Union syndicale Solidaires

Paul François agriculteur de Charente et Président fondateur de l’association Phyto-victimes a été gravement intoxiqué en avril 2004 en inhalant accidentellement les vapeurs d’un herbicide, le lasso fabriqué et vendu par la multinationale Monsanto. Il faillit en mourir et souffre depuis cette date de troubles neurologiques, de maux de tête violents, de pertes de connaissances, de comas à répétition et de fatigue extrême…

Malgré sa maladie très invalidante, c’est avec courage et détermination que Paul François, soutenu par sa famille, a pris la décision de s’engager avec l’aide de son avocat Maître François Lafforgue et les associations, Henri Pézerat et Générations Futures, dans un long et difficile combat contre la firme multinationale américaine Monsanto. Il voulait faire éclater la vérité sur la dangerosité des biocides utilisés massivement dans l’agriculture au mépris de la santé humaine et de l’environnement.

Pendant dix sept ans, Monsanto à tout fait pour échapper à ses responsabilités, usant et abusant des procédures judiciaires, des pressions de toutes sortes, ne reculant devant rien, dans le but de faire craquer psychologiquement Paul François et de l’obliger à renoncer. En février 2012, il fut le premier agriculteur du monde à faire condamner Monsanto devant un tribunal de grande instance. S’en suivra une avalanche de plaintes d’agriculteurs américains contre Monsanto. Paul François et Maître François Lafforgue leurs avait ouvert la voie.

En 2015, la Cour de Cassation, saisie par Monsanto renvoya l’affaire devant une nouvelle Cour d’Appel recomposée au motif que le fondement juridique de la plainte devait être celui de la responsabilité du fait des produits défectueux et non la responsabilité de droit commun, plaidée initialement. C’est cette Cour, qui a le 11 avril 2019, donné pleinement raison à Paul François en écartant tous les arguments de défense de Monsanto et en la condamnant pour une troisième fois. Dans son délibéré, la Cour d’Appel de Lyon condamnait Monsanto à payer les frais d’avocat de Paul François (cinquante mille euros) et demandait que la demande d’indemnisation pour préjudices physiques et moraux de plus d’un millions d’euros, réclamée soit jugée par le Tribunal de Grande Instance de Lyon, au motif que la SAS Monsanto est responsable du dommage causé à M. François à la suite de l’accident du 27 avril 2004 sur le fondement des articles 1383-1 et suivants devenus 1245 et suivants du code civil. »

Par son arrêt du 21 octobre 2020, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Monsanto/Bayer contre l’arrêt de la Cour d’appel de Lyon du 11 avril 2019 et condamné définitivement la multinationale. La question de l’indemnisation de Paul François sera évoquée devant le tribunal judiciaire de Lyon dans les prochains mois.

L’union syndicale Solidaires, tient à saluer le courage et la détermination dont a fait preuve Paul François pendant toutes ces années de combat.

Pour Solidaires qui accompagne depuis 2010 le combat exemplaire des salariés victimes des pesticides de la coopérative agricole bretonne Triskalia, le décision de la Cour de Cassation contre Monsanto est une victoire historique remportée par Paul François et son avocat Maître François Lafforgue, mais aussi une victoire pour toutes les victimes des pesticides qu’elles soient agriculteur-trices, salarié.es ou riverain.nes qui se battent pour faire reconnaître leurs maladies et leurs préjudices et plus largement c’est une victoire pour tous les peuples qui luttent face à la toute-puissance des multinationales.

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BnF : protection des agent.es vulnérables à la suite de la suspension du décret du 29 août 2020

Courrier envoyé par SUD Culture BnF à la direction lundi 19 octobre 2020

Le 15 octobre dernier, le Conseil d’Etat a décidé de suspendre l’exécution du décret du 29/08/2020 du gouvernement qui établissait une nouvelle liste, beaucoup plus restrictive, des personnes vulnérables en fonction de leurs problèmes de santé dans le cadre de la pandémie actuelle. En effet, le Conseil d’Etat a estimé que ce décret  » limite indûment la liste des personnes vulnérables présentant un risque de développer une forme grave d’infection au virus SARS-CoV-2″ et qu’il n’aurait pas dû exclure les personnes précédemment considérées comme vulnérables, à savoir :

– les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse
– les personnes ayant un diabète non équilibré,
– les personnes ayant une obésité dont l’indice de masse corporelle est supérieure à 30 kg/m²,
– les personnes ayant des antécédents cardiovasculaires,
– les personnes ayant une cirrhose au stade B,
– les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire,
– les personnes ayant un syndrome drépanocytaire majeur,
– toute personne âgée de 65ans et plus, en général,

A la suite de cette décision, notre organisation syndicale attend désormais une action précise de la direction de la BnF afin de protéger, en vertu de ce jugement, le plus rapidement  possible, les personnels anciennement considérés comme vulnérables au titre des situations précédemment décrites et ayant été exclus d’un placement en ASA sur le fondement du décret du 29 août 2020. Lors du dernier CHSCT de la BnF, plusieurs organisations syndicales dont la section SUD Culture ont demandé de maintenir ces personnes en ASA afin d’une part de les protéger du risque de contamination dans un contexte de pandémie en ne les faisant par revenir sur site et d’autre part de ne pas leur ajouter de l’anxiété et incompréhension à la traversée de cette crise sanitaire. Cela avait été alors refusé, mais le jugement du Conseil d’Etat permet maintenant de mettre en oeuvre cette mesure.  

Ces agent-es faisant normalement l’objet d’un suivi par le service médical, ils et elles devraient pourvoir être très rapidement informé.es de leur retour à un placement en ASA. Outre l’obligation de protection de la santé de ces agent-e-s qui est la conséquence logique de ce jugement, cette démarche revêt un caractère d’urgence dans un contexte de reprise exponentielle de la pandémie de coronavirus.

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Motion de soutien à notre camarade victime de violences sexistes à H&M GBC Logistics :

Le syndicat SUD Culture Solidaires a été alerté par l’Union Syndicale  Solidaires 93 de la situation d’une de ses militantes, représentante syndicale au sein de l’entreprise H&M GBC Logistics, qui dépend de la multinationale de vêtements H&M.

         Cette salariée subit des violences sexistes – insultes, gestes obscènes – de la part d’autres employé-e-s de son entreprise, au vu et au su de tou-te-s, sur son lieu de travail. Non seulement la direction ne fait rien pour faire cesser les violences, mais elle tente en plus d’étouffer l’affaire, et d’empêcher la salariée de dénoncer ce qui lui est infligé. Ce qui est inacceptable.

         Aux agissements sexistes s’ajoute donc la répression anti-syndicale, et c’est avec colère et détermination que nous affirmons tout notre soutien à notre camarade et à l’Union Syndicale Solidaires 93. Les femmes ont le droit de travailler et vivre dignement et tranquillement, et le dire haut et fort ne doit jamais être répréhensible. Elles ont aussi le droit de se syndiquer et d’agir syndicalement sans subir de pression ou de sanction, le droit syndical étant un droit constitutionnel.

Notre organisation syndicale fera connaître publiquement cette situation intolérable et participera à toutes les actions nécessaires pour qu’elle cesse immédiatement.

         Non aux violences sexistes, non à la répression de celles et ceux qui les dénoncent ! Non aux intimidations anti-syndicales !

Motion de soutien en anglais :

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Musée Picasso : préavis de grève

Intersyndicale CGT – SUD Culture du Musée Picasso

Monsieur le Président du Musée National Picasso Paris,
Depuis plusieurs mois, voire années les agents du musée Picasso Paris par le biais de leurs
représentants du personnel en instances ont mis en exergue certaines situations qui ne sont à ce jour pas résolues, ou n’ont pas suffisamment été prises en considération.
Nous souhaitons attirer votre attention sur les faits suivants :

• La précarité des agents titulaires et contractuels
• Le manque de perspectives de carrière des agents
• Les conditions de travail au Musée National Picasso Paris.
Réunis en Assemblée Générale (HMI) le mardi 29 septembre 2020, les agents ont souhaité que les OS signataires, représentées aux instances MNPP portent les revendications
suivantes :

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En cette période si particulière, nous avons le plaisir de vous annoncer la création de la section SUD Culture à la Rmn-GP !

Pourquoi nous est-il apparu nécessaire de créer une section SUD culture à la Rmn-GP ?
Parce-que nous pensons que la démocratie syndicale est le meilleur garant de l’indépendance des organisations syndicales et qu’elle doit permettre l’expression de sensibilités et de revendications, éventuellement différentes, dans un esprit de tolérance, pour favoriser les convergences.

Mais aussi parce-que le syndicat, conformément à ses statuts, doit assurer le fonctionnement démocratique de ses structures afin que ses prises de décisions répondent le plus fidèlement possible aux intérêts et revendications des salarié.e.s eux-mêmes.
Nous avons pour objectif la construction d’un syndicalisme :
• qui défende les intérêts moraux et matériels des salarié.e.s,
• de transformation sociale,
• conforme à nos valeurs d’indépendance de l’état, du patronat et de tout groupe politique,
• pluraliste et fédéraliste, c’est à dire acceptant en son sein la pluralité des opinions,
• féministe, écologiste et internationaliste.

En cette période éminemment sensible, la santé et la sécurité au travail doivent être l’objet d’une attention accrue d’autant plus que la crise sociale et les projets de contre-réformes s’abattent toujours davantage sur les plus fragiles. Les nouvelles contraintes liées à la crise sanitaire actuelle peuvent exacerber des problèmes organisationnels dans les services, dégradant ainsi davantage les conditions de travail, en particuliers pour les personnels qui travaillent face public. Dans une Rmn-GP qui doit être toujours plus rentable, avec la baisse de la fréquentation, les conséquences économiques font peser des risques pour les emplois et sera un argument de plus pour continuer à maintenir les salaires au plus bas.
Malgré la grève au Grand Palais qui a permis de garantir le retour de chaque salarié.e et agent.e sur un emploi équivalent, sa fermeture suscite toujours de nombreuses interrogations.

Vos représentants au CSE ainsi qu’à la CSSCT (Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail) continueront à mener à bien les mandats pour lesquels elles/ils ont été élu.e.s, pourront désormais vous en rendre compte et œuvrer à l’organisation d’actions collectives.

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