Non à l’annexion des territoires palestiniens de Cisjordanie

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Union syndicale Solidaires

Dans la foulée du « plan de paix » énoncé unilatéralement par Trump, le gouvernement israélien a décidé l’annexion d’une grande partie de la Cisjordanie et ce, dès le 1er juillet 2020.

Cette décision nie le droit des Palestinien-nes. La vallée du Jourdain, zone fertile pour les productions agricoles, déjà fortement soumise à la colonisation illégale est la ligne de mire principale de cette annexion. Ce faisant, le gouvernement israélien va renforcer le morcellement du territoire palestinien en Cisjordanie rendant illusoire les propositions de solutions pacifiques en particulier la création d’un Etat palestinien.
Les Palestinien-nes vont y perdre un peu plus leurs terres, leurs logements, un peu plus leurs possibilités de se déplacer librement dans un territoire éparpillé. Il-elles pourraient y gagner une citoyenneté de seconde zone, de colonisé-es, puisque les Palestinien-nes d’Israël ne sont pas des citoyen-nes égaux-ales, ce qu’a consacré le changement de constitution en 2018.

Ce plan d’annexion bafoue aussi le droit international et les résolutions de l’ONU comme le dénoncent plus de 1000 parlementaires dans 25 pays européens : https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/06/26/lettre-conjointe-de-1-080-parlementaires-de-25-pays-europeens-aux-gouvernements-et-dirigeants-europeens-contre-lannexion-de-la-cisjordanie-par-israel/

Le seul moyen d’arrêter cette escalade c’est que chacun-e prenne ses responsabilités et cesse d’être complice avec cette politique de colonisation et d’apartheid :

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Depuis le 16 mars dernier, la MJC de Villeurbanne est fermée

Communiqué de presse

Les salarié.e.s de la MJC soutenus par leurs organisations syndicales alertent sur la situation actuelle et les risques concernant l’avenir de la MJC.  Avec 2200 adhérents et 10000 usagers, des activités variées en direction de tous les publics dont une saison de spectacles, la MJC devrait, dans la période de crise sanitaire, participer au lien social et au développement des solidarités nécessaires au « vivre ensemble ».

Le Conseil d’administration de la MJC s’est engagé depuis mars dans une voie inverse :

– l’ensemble des salarié.e.s ont été mis en chômage partiel avec une partie très faible de télétravail ne permettant pas d’assurer les tâches indispensables dans la période.

-le poste de Directeur de la MJC est actuellement vacant (une inaptitude médicale a été prononcée) à la suite notamment de son éviction des décisions de gestion dont il avait pourtant délégation.

– la MJC reste fermée et les salarié.e.s ont de nombreuses interdictions notamment celles de contacts physiques entre eux et avec les bénévoles.

– aucune concertation, des informations tardives ou insuffisantes caractérisent les relations CA de la MJC avec les salarié.e.s qui constatent que le travail s’accumule et avec la crainte de devoir supporter l’empilement des tâches à la rentrée.

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BnF : la section SUD Culture boycotte le CHSCT

Déclaration liminaire de la section SUD Culture au CHSCT du 18 juin 2020

La section SUD Culture de la BnF a pris la décision de ne pas siéger ce jour au CHSCT. Plusieurs raisons nous ont conduits à boycotter cette instance.

D’abord, le mépris constant de la direction pour le CHSCT qui se traduit par : l’envoi hors délai systématique des documents, une durée volontairement trop courte des instances empêchant ainsi un examen sérieux et approfondi des points à l‘ordre du jour, le déroulé en lui-même des instances, toujours conduit au pas de course sous le prétexte qu’il faudrait « aller vite » , alors même les débats doivent être libres et non entravés, l’absence ou le  peu de prise en compte des remarques des organisations syndicales, l’absence fréquente de réponses aux questions des organisations syndicales, la diffusion de documents non examinés par le CHSCT dans les différents services de l’établissement. Nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur le sujet  et malgré nos interventions répétées sur l’importance que la bnf devrait accorder au CHSCT, la direction ne semble pas vouloir infléchir sa politique. Le dialogue social que la BnF revendique n’est que de la poudre aux yeux, qui fait de moins en moins effet auprès des agent.es et que notre organisation syndicale refuse de cautionner.

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Le 20 juin : dans la rue pour la régularisation de tous et toutes les sans-papiers

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Union syndicale Solidaires

Le 30 mai dernier, 10000 manifestant·es pour l’essentiel sans-papiers ont bravé l’interdiction de manifester à Paris et dans de nombreuses villes. Ces manifestant·es ont contribué à faire tomber l’interdiction générale de manifestation et à permettre à tous et toutes de descendre dans la rue maintenant.

- Ils et elles réclament : la régularisation pour tous et toutes, la fermeture des centres de rétention, l’accès à un logement digne.

- Ils et elles ont dénoncé les conditions dans lesquelles leur extrême précarité les a fait survivre pendant le confinement : ceux et celles qui se sont trouvées sans aucune ressource, ceux et celles qui ont continué de travailler exploité·es comme jamais et la peur au ventre, travailleurs et travailleuses invisibles parmi les invisibles. Et nombreux·ses sont ceux et celles qui ont subi des conditions sanitaires dégradées dans des logements vétustes, laissé·es pour compte dans la lutte contre le virus.

- Après les grèves de 2019 dont la grève de Chronopost qui a permis la régularisation de 72 travailleurs à ce jour, des livreurs de l’entreprise Frichti sont aujourd’hui en grève à Paris pour leur embauche et leur régularisation.

A l’appel de la Marche des solidarités, ce sont maintenant 200 collectifs, associations, organisations, syndicats qui appellent à la régularisation dans toute la France.

Le 20 juin, dans de nombreuses villes de France, ce sera une nouvelle occasion pour porter ensemble ces revendications. A Paris, la manifestation débutera à 14h de la Place de la Nation et rejoindra le cortège de la manifestation contre le racisme et les violences policières en hommage à Lamine Dieng à Père Lachaise.

Nous vous invitions à y participer nombreux et nombreuses.

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Maurice Rajsfus est mort. Continuons son combat antifasciste !

Union syndicale Solidaires

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Maurice Rajsfus est mort. Continuons son combat antifasciste ! Le jour même de la forte manifestation à Paris initiée par le Comité Adama contre le racisme et les violences policières, nous avons appris avec tristesse le décès, à 92 ans, de Maurice Rajsfus.

Maurice était rescapé avec sa soeur Jenny Plocki de la rafle du Vel’d’Hiv du 16 juillet 1942, mise en oeuvre par la police française au service de l’occupant nazi. Ses parents Mushim Plocki et Riwka Rajsfus, juifs polonais, furent déporté-es et disparurent à Auschwitz

Après-guerre, jeune militant épris de liberté, il participe à la lutte anticolonialiste contre la guerre d’Algérie et l’OAS.

En mai 1968, alors militant syndical au Syndicat National des Journalistes (SNJ), il participe activement à la puissante grève générale et au mouvement de mai. C’est alors qu’il commence son inlassable travail de documentation des violences policières, constituant un précieux fonds d’archives de 10.000 fiches. Et en mai 1994, avec son complice Jean-Michel Mension (alias Alexis Violet), il crée l’Observatoire des libertés publiques (OLP), suite à l’assassinat du jeune Makomé en avril 1993 par un policier dans le commissariat des Grandes Carrières. Ce sera alors la publication régulière du bulletin Que fait la police ? jusqu’en 2014. Il écrit aussi une vingtaine de livres sur la police et la répression.

Par ailleurs, il est l’un des initiateurs de l’Appel des 250 en 1990 pour contrer la montée du FN, « parti fascisant et raciste », et sera président du réseau antifasciste Ras l’Front jusqu’en 1999. Enfin, il a écrit des ouvrages en soutien au peuple palestinien et critiquant l’idéologie sioniste. Et, faisant oeuvre d’historien, il a rédigé de nombreux livres sur la période de Vichy et de l’Occupation, avec notamment en 2002 un Que Sais-Je ? sur La Rafle du Vel’ d’Hiv’.

L’Union syndicale Solidaires adresse ses condoléances, sincères et amicales à ses proches.

Nous continuerons à nous inscrire dans les pas de Maurice Rajsfus, militant acharné et généreux, en luttant contre le fascisme et contre le racisme.

Paris, le 14 juin 2020

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La liberté de manifester est un droit, et nous l’exercerons

Union syndicale Solidaires

Ce samedi 13 juin, le juge des référés du Conseil d’Etat a suspendu l’interdiction générale et absolue de manifester sur la voie publique, contenue dans l’article 3 du décret du 31 mai 2020 dans le cadre de l’Etat d’urgence sanitaire.

L’Union syndicale Solidaires, avec d’autres organisations syndicales et associatives, avait saisi le Conseil d’Etat pour lui demander de déclarer illégale cette restriction du droit de manifester. Il n’était pas possible, pour notre organisation, que la liberté d’expression soit bâillonnée, alors que commerces te transports reprennent leurs activités de façon normale.

Le Conseil d’Etat nous a donc donné raison, et nous nous en réjouissons.

L’Union syndicale Solidaires regrette toutefois que cette décision n’ait pas été signifiée plus tôt à la préfecture de police de Paris, qui a empêché ce jour des milliers de manifestant-es rassemblé-es contre le racisme et les violences policières de défiler dans Paris à l’appel du collectif Justice pour Adama et les a dispersés à coup de gaz lacrymogènes.

Ces atteintes au droit de manifester ont aussi eu lieu dans d’autres villes, ce n’est pas acceptable !

Au vu de la décision du Conseil d’Etat, l’Union syndicale Solidaires exige que soient abandonnées toutes les poursuites et amendes à l’encontre des manifestant-es de ces dernières semaines, verbalisé-es ou interpellé-es simplement parce qu’ils/elles exerçaient leur liberté d’expression.

Les interdictions du droit de manifester n’avaient pas dissuadé des dizaines de milliers de personnes de descendre dans la rue pour affirmer leurs convictions. La décision du Conseil d’Etat, véritable camouflet pour le gouvernement, nous permettra d’être encore plus nombreuses et nombreux aux côtés des soignant-es ce mardi 16 juin pour la santé, le social, et les services publics.

Paris, le 13 juin 2020

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