Notre chemin : la lutte !

Union syndicale Solidaires

Le nouveau chemin d’Emmanuel Macron ne l’est qu’en apparence. Il s’agit essentiellement de poursuivre une politique patronale et antisociale dans la ligne de son gouvernement de droite assumée. Déclinée ensuite par Jean Castex dans son discours de politique générale, cette politique habillée du vocable de la modernité rappelle furieusement l’ancien monde, sa violence antisociale et son inefficacité. Prime à l’emploi des jeunes, multiplication des services civiques et contrats d’insertion (toujours la précarité), poursuite des exonérations de cotisations patronales (toujours les mêmes qui paieront moins), les mesures promises ne seront bien évidemment pas à la hauteur de la catastrophe sociale annoncée. Tout juste avons-nous eu droit à un couplet sur les entreprises invitées à la “stricte modération dans la distribution des dividendes”. Sans contrainte ni taxation… L’emploi, c’est être davantage à travailler, pas travailler davantage ! Certes un plan de relance de 100 milliards pour une économie plus verte est annoncé. Rénovation thermique des logements, mesures contre l’artificialisation des sols, promotion des productions agricoles de qualité et des circuits courts… Un véritable catalogue de mesures écologiques a été énoncé qui pourrait aller dans le bon sens ; toutefois comment croire que l’écologie et le localisme revendiqués résisteront aux contradictions de Macron et de son monde qui n’entendent pas remettre en cause les dogmes de la croissance et du libre-échange mais cherchent à satisfaire un patronat rétif à toute écologie et une finance qui ne connaît que la rentabilité ?

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Toulouse : Communiqué après la manifestation pour de nouveaux droits sociaux et contre la « réforme » de l’assurance chômage

Mercredi 8 juillet plus de 300  personnes (chômeurs-es, précaires, intermittent-es et salarié-es)  ont manifesté à Toulouse contre la réforme de l’assurance chômage et pour de nouveaux droits sociaux  à  l’appel des collectifs, coordinations et syndicats :  Coordination des Intermittent-es et Précaires de Midi-Pyr (CIP-MP), Collectif Oc des luttes contre la précarité, CNT 31, DAL 31, Toutes en grève, SUD culture Solidaires, Solidaires 31 et sa batucada, Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), Act’Up, ATTAC et des Gilets Jaunes. Cette manifestation  s’inscrivait  dans le cadre d’une mobilisation nationale et ici à Toulouse dans la suite de nos  nombreuses occupations de Pôles emploi (une quinzaine de fois) qui se sont déroulées depuis plus d’un an.

Le chômage est en train d’exploser. Des centaines de milliers de personnes durant ces mois de pandémie ont basculé dans la précarité pour rejoindre les 6 millions de chômeur-es officiellement recensé-es par l’Unédic. Partout nous assistons au développement effréné des plans sociaux et des licenciements. Bon nombre de personnes ne retrouveront pas d’emplois. Aujourd’hui des centaines de milliers de sans-emplois et de salarié-es à emploi discontinu parce qu’ils n’avaient pas de contrats en cours n’ont pas pu bénéficier du chômage partiel et n’auront pas leurs  droits au chômage prolongés.   En annonçant qu’il reportait le 2ème volet de sa réforme qui prévoit une baisse drastique de l’indemnisation des travailleurs-es à emploi discontinu, le gouvernement a décidé de faire fi de la détresse sociale qui sévit dans le pays. Il maintient le cap ! Aussi pour faire face à cette urgence sociale absolue, nous appelons le  plus grand nombre à rester  mobilisé.  Des  journées d’action coordonnées au niveau national   sur l’assurance chômage sont en cours de préparation pour septembre. 

Contre la casse de l’assurance chômage, nous exigeons :
– le retrait définitif des 2 volets  de la réforme de l’assurance chômage, celui du 1er novembre 2019 qui allonge la durée nécessaire pour ouvrir des droits ( il faut avoir travaillé 6 mois au lieu de 4 mois) et le 2ème volet qui  prévoit une baisse drastique de l’indemnisation. – l’arrêt des contrôles et des radiations. – la prolongation à minima de l’indemnisation de tou.tes les sans-emplois jusqu’au 31 août 2021 comme c’est le cas pour les intermittent-es du spectacle. – l’indemnisation de tou.tes les sans-emplois,  avec ou sans-papiers, et dès 18 ans (au minimum à hauteur du SMIC).  – un moratoire sur l’assurance chômage

Ce n’est pas aux chômeur-es, aux plus précaires  de faire les frais de cette crise car nous ne sommes en aucun cas responsables de la situation sanitaire et sociale  actuelle. C’est au Capital, aux détenteurs des profits, capitalistes, actionnaires, banques et autres financiers de payer !

Plus personne aujourd’hui ne doit vivre au-dessous du SMIC ! Partage des richesses !

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Lettre ouverte des Organisations Syndicales de Radio France à la Ministre de la Culture

Paris, le 10 juillet 2020,
Madame la Ministre,
Nous vous souhaitons la bienvenue à la tête du Ministère de la Culture. Durant la crise sanitaire de ces derniers mois, Radio France a réaffirmé son rôle essentiel, en tant que dispositif de première importance pour l’information, l’éducation et la culture. Demain, nous devons pouvoir continuer à remplir ces missions et participer au soutien indispensable à la culture sous toutes ses formes. Or, la trajectoire financière pour l’instant toujours prévue pour l’entreprise conduit à une diminution de dotation et une asphyxie budgétaire. En découle un projet de réorganisation et de suppressions d’emplois qui est aujourd’hui encore sur la table. Il serait irresponsable, alors que l’ensemble des salariés démontre encore et toujours le potentiel du service public de la radio, de détruire ce qui fonctionne en supprimant, on le rappelle, plus de 250 emplois et jusqu’à un tiers des effectifs dans certains services. Les problématiques de risques psycho-sociaux sont déjà trop présentes à Radio France. En témoigne un nombre de rapports d’expertise grandissants sur certains périmètres, régions ou services, qui nous alertent sans équivoque possible, dont un rapport qui pointe à quel point le projet d’entreprise actuel peut être porteur d’une aggravation de ces risques. Nous tenons à votre disposition l’ensemble de ces rapports. La direction de Radio France a construit son projet en fonction de ses orientations stratégiques mais également afin de répondre aux injonctions contradictoires de la Tutelle : une politique de sous dotation tout en exigeant de l’entreprise qu’elle maintienne ses missions et investisse sur le numérique. Les salariés et les organisations syndicales ont dénoncé cette situation et les risques qui pèsent sur leurs métiers et leurs conditions de travail, notamment lors de mouvements de grèves depuis le mois de juin 2019. Le rapport Tandem/ISAST, délivré dans le cadre du CSE central de Radio France, est venu documenter et objectiver la présence de risques psychosociaux que ce projet de réorganisation viendra encore aggraver.

Des chantiers conséquents nous attendent pour lesquels Radio France, afin d’exercer ses missions, aura besoin de toutes ses forces, de tout son potentiel de créativité, d’innovation et d’adaptation. La production culturelle participera au soutien d’une filière aujourd’hui en grande difficulté. Les salariés de Radio France ont démontré à quel point ils savent innover et s’adapter dans cette période où les usages numériques ont poursuivi leur évolution de façon encore plus rapide. Demain, ils sauront relever le défi de proposer encore et toujours de nouvelles écritures, de nouveaux projets dont les citoyens auront plus que jamais besoin. Ils sauront l’accomplir à condition qu’on ne vienne pas tout détruire avec un plan de suppression d’emplois intenable. Nous attendons de l’état actionnaire un projet ambitieux de développement de la radio de service public L’Etat doit impérativement, en concertation avec Radio France, redéfinir la trajectoire budgétaire afin que notre entreprise puisse continuer à jouer pleinement son rôle.

Les organisations Syndicales représentatives de Radio France CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD, UNSA

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L’inspection du patrimoine rayée d’un trait de plume

Le ministère de la Culture | Gouvernement.fr

Communiqué SNAC-FSU / SUD Culture

Les grandes manœuvres autour de la réorganisation du ministère se poursuivent dans l’opacité la plus totale.
En début d’année, le directeur général des patrimoines espérait maintenir l’inspection des patrimoines, voire l’élargir à la prospective. En mars, Franck Riester l’a renvoyé dans les cordes au motif qu’un ministère ne pourra à l’avenir s’appuyer que sur une seule inspection. Plutôt que de fondre les différentes inspections du ministère de la Culture (inspection de la création artistique, inspection des patrimoines et inspection générales des affaires culturelles) en une seule, avec plusieurs volets, le ministre a pris la décision de ne
garder que l’IGAC. L’annonce de cette décision devait intervenir en avril mais la pandémie a gelé le processus. Avec le déconfinement, c’est désormais « open bar ».

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Beaumont-Sur-Oise : Marche Adama IV

Communiqué Union syndicale Solidaires

Adama Traoré, le 19 juillet 2016, meurt à la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), après son interpellation à Beaumont-sur-Oise. Il meurt étouffé à la suite d’un plaquage ventral par trois gendarmes. Ces derniers mots sont : « Je n’arrive pas à respirer ». Comme Georges Floyd aux Etats-Unis dont l’atroce agonie est provoquée par un policier, un genou sur son cou, et dont les dernières paroles seront aussi « I can’t breathe/Je ne peux pas respirer ». Deux meurtres dont les victimes sont des personnes racisées, deux meurtres par des polices pour qui la vie des personnes noires compte peu.

La justice française fait défaut pour Adama Traoré, en témoigne la dernière « expertise » par des médecins dont la spécialité a peu de choses à voir avec les causes du décès telles qu’elles ont été décrites par d’autres médecins en lien avec l’étouffement provoqué par le plaquage ventral d’Adama Traoré.

La mort de Georges Floyd et la dernière pseudo-expertise sur la mort d’Adama Traoré montrent surtout une chose : le racisme de la police est un fait systémique, il n’est pas le fait de « mauvaises personnes » et l’exception mais la règle, et un comportement social rendu possible par les structures mêmes de nos sociétés, de nos institutions.

Aujourd’hui, cette légitime colère s’exprime contre les causes globales des dysfonctionnements de nos sociétés, dans un monde qui est sur le point de devenir invivable écologiquement, littéralement irrespirable, du fait de l’irresponsabilité des pouvoirs qui laissent faire. Ainsi, comme l’affirme le Comité Vérité pour Adama, le 18 juillet, « la Génération Adama et la Génération Climat s’unissent pour faire front commun contre ce système violent qui opprime, qui étouffe, et détruit notre avenir.
Nous marcherons ensemble pour dire : On veut respirer dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos vies. Le monde d’Après se fera dans les quartiers !

Reprenons en main nos territoires, nos droits et construisons ensemble une société juste et soutenable. Refusons le piège de la division, luttons ensemble pour la justice, l’égalité et le respect de la dignité humaine »

L’union syndicale Solidaires appelle à rejoindre massivement la marche du 18 juillet, pour la vérité, la justice et pour mettre fin au mépris de la vie d’une partie de la population.

Le 18 juillet :

  • Conférence de presse avec toutes les familles de victimes à 12h00 devant la mairie de Persan
  • Marche à 14h00
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Le 14 juillet, les invisibles prennent la bastille !

Union syndicale Solidaires

ls et elles ont été en première ligne pour permettre à la société de fonctionner pendant le confinement. Soignant-es et personnels hospitaliers, personnels de nettoyage, agent-es de sécurité, éboueurs-euses, caissiers-ères, livreurs-euses, agent-es municipaux-ales et territoriaux-ales…. toutes et tous ont démontré à quel point ils et elles sont indispensables au fonctionnement de la société et particulièrement les femmes très présentes dans la plupart de ces métiers. Pourtant, à l’inverse de la finance et du patronat, ils et elles sont déjà redevenu-es invisibles. Ce 14 juillet, jour symbolique, les premier-es de corvée se rappelleront à la mémoire du gouvernement. Partout en France, pour leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs conditions de vie, nous défilerons dans la rue.

Contre les politiques libérales et antisociales du pouvoir et de son nouveau gouvernement, nous serons déterminé-es à lutter pour une société sans discriminations, pour l’égalité et la justice sociale et environnementale, pour l’abandon de la réforme de l’assurance chômage et celles des retraites, pour des salaires permettant une vie digne, pour la réduction du temps de travail, pour des services publics de qualité à même de répondre aux besoins fondamentaux de la population…

Le 14 juillet ne sera pas qu’un énième défilé militaire cette année, réaffirmons que le monde d’après ne peut et ne doit pas ressembler à celui d’avant !

Toutes et tous ensemble, nous manifesterons pour révolutionner la société !

A Paris, rendez vous à 14h place de la République. Et partout en France, des rassemblements et manifestations…

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