communiqué de SUD Culture dénonçant la répression de la manifestation du 22/11 en soutien aux migrant-e-s

Paris le 27/11/2015

Dimanche 22 novembre une manifestation en solidarité avec les migrant-es était prévue à l’appel de nombreuses organisations. Suite aux attentats odieux du vendredi 13 novembre, la préfecture de police a malheureusement décidé d’interdire cette manifestation, alors qu’elle ne posait aucun problème. Un certain nombre d’organisations a néanmoins maintenu l’appel à manifester.

Un petit millier de personnes s’est donc retrouvé place de la Bastille dimanche après-midi. A la fois pour exprimer sa solidarité avec les migrant-es et aussi pour dénoncer l’interdiction de manifestation, qui constitue une sérieuse restriction aux libertés essentielles, que l’état prétend pourtant défendre. Après une bonne heure de rassemblement, plusieurs centaines de personnes ont décidé de partir en manifestation, suivant le parcours initialement déposé. Fortement encadrées par la gendarmerie, elles ont réussi à rejoindre la place de la République sans aucun incident.

Le lendemain, la préfecture a immédiatement « dénoncé » 58 personnes au parquet de Paris pour avoir bravé l’interdiction de manifester. En conseil de Paris, le préfet a également déclaré que les poursuites seraient exemplaires.
Le mardi 24 novembre, plusieurs personnes ont reçu des convocations les invitant à se rendre à la Sûreté Territoriale, située rue Bourdon.

Nous dénonçons cette politique de criminalisation des mouvements sociaux, de restriction des libertés et nous apportons notre soutien aux personnes qui ont été dénoncées par la police.

Nous refusons que les pouvoirs publics tentent de casser les luttes sous prétexte de l’état d’urgence et nous pensons au contraire que c’est par l’exercice complet de tous nos droits que nous pourrons faire reculer l’intolérance et la haine.

La vraie réponse aux attentats inacceptables du 13/11 consiste à défendre plus que jamais nos libertés fondamentales, à continuer la mobilisation pour l’égalité des droits, pour la liberté de circulation et d’installation, pour la justice sociale et contre tous les fanatismes et groupes d’extrême-droite, religieux ou politiques.

SUD Culture Solidaires

Solidarité avec les grévistes d’OMS

Le 21 septembre dernier 53 agent-e-s de nettoyage de la société OMS Synergie travaillant sur les sites de Paris Habitat ont décidé de cesser le travail à l’appel de SUD Nettoyage pour demander une amélioration de leurs conditions de travail et une hausse des salaires. Au bout de 2 mois de grève la direction d’OMS refuse toujours d’engager les négociations avec les grévistes tout en jouant en parallèle la carte de la répression pour casser ce mouvement. En effet 2 procédures de licenciement ont récemment été engagées contre 2 délégués syndicaux.

Face au constat des très mauvaises conditions de travail dans tous les domaines de la sous-traitance de nos jours, ce type de conflit n’est appelé qu’à se répéter. Les agent-e-s de nettoyage de la société ONET qui travaillent à la Bibliothèque nationale de France, organisé-e-s au sein de la section SUD Culture de la BnF, ont mené sur le site François Mitterrand entre le 09 et le 22 avril une grève à l’issue victorieuse, sur des revendications qui font écho à celles actuellement portées par les grévistes d’OMS. Les revendications de ces derniers-ères sont :

 le changement de qualification de tous et toutes les salarié-e-s

 le changement des dates de paiement des salaires

 l’attribution d’un treizième mois.

 une prime de salissure pour tous les salarié-e-s

 l’équipement complet à disposition des salarié-e-s

 la mise en place de la subrogation pour tous les salarié-e-s

La section SUD Culture de la BnF manifeste donc tout son soutien aux salarié-e-s et à leurs revendications et condamne les intimidations et la répression syndicale qui pèsent actuellement sur eux/elles. Nous demandons à OMS Synergie d’entendre les revendications des grévistes, qui pour rappel ont été récemment conforté-e-s par un rapport de l’inspection du travail, et d’y répondre rapidement pour une sortie de conflit favorable aux salarié-e-s et sans aucune sanction. Il est aussi de la responsabilité du donneur d’ordre Paris Habitat, tout comme de la Mairie de Paris, d’intervenir concrètement auprès de la direction d’OMS pour la contraindre à respecter le droit du travail et pour donner satisfaction aux demandes des salarié-e-s qui refusent de subir l’exploitation inhérente au marché de la sous-traitance.

Après Onet à la BnF et TFN aux Finances Publiques,
Solidarité avec les grévistes d’OMS chez Paris Habitat !

La vie reprend le dessus, la lutte continue.

Profondément touché par les attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015 dans des lieux culturels, sportifs et de loisirs, SUD Culture Solidaires exprime sa profonde tristesse et sa solidarité avec toutes les victimes, avec leurs familles, leurs collègues, leurs ami-es.

Le mouvement syndical est un instrument de la démocratie et de la lutte collective pour une société d’égalité, de justice sociale et de paix. Notre combat contre tous les fascismes et pour la transformation sociale prend tout son sens après une telle horreur.

La nécessité de se retrouver, de s’exprimer

Suite à ce drame effroyable la section SUD Culture Solidaires du Louvre a souhaité maintenir son assemblée générale du lundi 16 novembre. Nous voulions affirmer notre rejet de toute stigmatisation d’une partie de la
population pour son origine, sa religion. Nous souhaitions mettre en garde contre une réponse allant vers le tout sécuritaire, solution réductrice et liberticide. Enfin, nous attendions que chacun-e puisse exprimer sa douleur, son incompréhension et ses craintes face à l’avenir dans sa vie personnelle et au travail.

Le temps de la critique

Nul n’était préparé à affronter ces événements dramatiques sans précédents, pas plus au ministère de la Culture qu’au musée du Louvre. Le secrétaire général du ministère l’a reconnu lors du CHSCT exceptionnel du 16 novembre. Suite aux décisions difficilement compréhensibles d’ouverture puis de fermeture de samedi matin, il aurait été souhaitable qu’au Louvre on
reconnaisse aussi ce cafouillage.

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Précarité à la BnF : La direction doit prendre ses responsabilités !

La BnF emploie depuis des années des agent-e-s non titulaires à temps incomplet sur des besoins permanents pour assurer le bon fonctionnement de son service public, par exemple le soir et le weekend. Ces agent-e-s qui accueillent les publics aux Vestiaires, en banques de salles, en pieds de tours, qui travaillent dans les magasins, à la numérisation ou au transfert des collections sont embauché-e-s en CDD. Ces contrats vont de quelques mois à 3 ans à l’issue desquels ils et elles accèdent au CDI – acquis hérité d’une lutte précédente – sans pour autant voir augmenter leur quotité horaire. Ces embauches se font en moyenne sur une base de 80h par mois, ce qui correspond à des salaires très bas : moins de 700 euros mensuels.

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Gestion du temps de travail des « vacataires » : une première victoire sur le travail en local aveugle !

En mai dernier, plusieurs « vacataires » de la BnF ont entrepris avec le soutien de la section SUD Culture de lancer une pétition dénonçant la politique du « deux poids, deux mesures » de la direction de la BnF dans le calcul de leur temps de travail. Cette pétition a pu réunir la signature de 125 agent-e-s représentant la large majorité des « vacataires » travaillant sur des postes d’accueil, surveillance et magasinage…

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