Lumière sur mairies brunes – Le Tome 2 est en vente à 8 euros l’unité, tarif dégressif

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En septembre 2015, VISA publiait le 1er tome de « Lumière sur mairies brunes ». Il recensait tous les faits et méfaits de la 1ère année de l’extrême droite aux pouvoirs dans les villes qu’elle occupe. Pendant les deux années suivantes, VISA a poursuivi ce travail de « mémoire ».

Pour mettre en pleine lumière les origines véritablement fascistes du Fn et de toute l’extrême droite, rien ne vaut un recensement exhaustif, méticuleux et daté.

Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre donc la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu’elle exerce le pouvoir.

« Lumière sur mairies brunes », c’est 236 pages et autant d’arguments contre l’extrême droite.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l’extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu’elle a été battue aux présidentielles et qu’elle n’a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

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CNESERAC : Du grand fourre-tout à la mascarade

Le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Artistiques et Culturels (CNESERAC), a été voulu comme une instance consultative afin de structurer l’enseignement supérieur et la recherche sous tutelle du ministère de la Culture. Il est supposé représenter tous les domaines (arts plastiques, architecture, paysage, patrimoine, spectacle vivant, cinéma, audiovisuel, français et langues de France, livre et lecture, médias et industries culturelles) ainsi qu’une centaine d’établissements de l’enseignement supérieur et les établissements et services de recherche hors ministère enseignement supérieur.

La précipitation avec laquelle ce projet a été monté, dans l’urgence d’une fin de mandat gouvernemental, a conduit à créer une énième « machine à gaz » qui, pour ne pas déplaire, finit pas perdre ses objectifs. Ce CNESERAC voulu par le ministère comme un « parlement » de la culture est en train de tourner pire que le sénat avec un mode de représentation des « pairs » reposant majoritairement sur la nomination et la désignation.

Les «pairs» élu-es spécifiquement pour siéger dans ce conseil seront extrêmement minoritaires !
Mais comment s’étonner quand aucune information préalable ni aucun appel à participer ou à débattre de l’élaboration de ce CNESER spécial Culture, n’ont eu lieu en direction des plus concerné-es : les enseignantes et les chercheurs/euses et la communauté de travail de ces établissements, mais aussi la plupart des Écoles Supérieures et structures de recherche.

Le CNESERAC ne remplace pas le CNESER mais constitue désormais une étape obligée pour tout projet enseignement supérieur et culture. On se retrouve maintenant avec une instance consultative de plus, constituée d’un agrégat d’intérêts sectoriels et de personnes de bonne volonté qui projettent sur le CNESERAC des finalités différentes. Cela promet de belles séances de lobbying !

C’est en cela que SUD Culture est la seule organisation syndicale à avoir refusé la création précipitée de cette instance, dont la composition, les missions et le calendrier demandaient davantage de maturation et de consultation afin de donner une réelle légitimité démocratique et professionnelle à ses avis.
En outre nous considérions que le risque de rallonger le parcours de validation des textes spécifiques au ministère de la Culture était trop grand.

SUD Culture aurait tant aimé se tromper dans son analyse.

Malheureusement, la 1ère séance du 17 Octobre 2017 (montée dans l’urgence !) confirme nos craintes.

Le Conseil d’État aurait exigé qu’un avis sur les différents textes accompagnant la réforme des écoles nationales supérieures d’architecture soit rendu par le CNESERAC alors que les textes nécessaires au plein fonctionnement de ce dernier ne sont toujours pas publiés. Ce premier avis sera donc rendu avec des membres désignés et nommés depuis quelques jours sans connaissance du dossier qui va leur être soumis !

Avec une extrême minorité au fait des règles de la fonction publique d’État encadrant ces textes. Et sans représentation, des personnels de ces établissements et des étudiant-es ! Comment le ministère a-t-il accepté cette injonction du Conseil d’État alors que l’article 239 de la loi LCAP¹ précise bien que la consultation peut être demandée et n’est donc pas obligatoire ?

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¹ Loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, Art 239 Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche artistiques et culturels :
Il peut être également consulté sur les projets de textes législatifs ou réglementaires relatifs à l’enseignement supérieur et à la recherche dans les domaines susmentionnés. Il peut faire des propositions au ministre chargé de la culture sur toute question relative à son domaine de compétence.

La réforme des écoles nationales supérieures d’architecture, attendue depuis 20 ans et qui a demandé 10 ans de mobilisation des énergies, aboutissait enfin. Et voilà une nouvelle consultation non prévue !
SUD Culture Solidaires invitée comme les autres organisations syndicales du MCC à assister sans droit de vote à la séance du CNESERAC ne légitimera donc pas cette mascarade par sa présence.

Expression SUD Culture Solidaires et liste des représentant-e-s déjà nommé-e-s ou désigné-e-s pour rendre leur avis « éclairé » sur les projets ministériels en pièces jointes.

CONTRE LES POLITIQUES DE REGRESSIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE ET A LA BNF

Alors que le Code du travail est durement attaqué et que la politique fiscale du gouvernement en faveur des plus riches ne semble pas connaître de limite (5 milliards/an en moins dans les caisses de l’État du fait de la réforme de l’imposition sur les grandes fortunes), il est annoncé le gel du point d’indice et une hausse de la CSG pour les agents publics. Rappelons que ce gel entre 2010 et 2017 a déjà entraîné une perte de pouvoir d’achat de 8%. Il est donc plus que nécessaire de s’opposer à toutes ces régressions et de faire converger les mobilisations de la fonction publique et du privé afin d’améliorer nos droits sociaux, les services publics et stopper la loi travail n.2.

Vous trouverez ci-joint le tract intersyndical BnF d’appel à la grève de demain, avec aussi au dos le préavis de grève local que nous avons déposé en intersyndicale sur nos revendications spécifiques, que nous vous avions déjà envoyé. La CFDT-BnF ne s’est pas jointe à cette démarche car elle est contre faire le lien avec la lutte dans le secteur privé et elle n’est pas d’accord avec certaines revendications concernant la BnF.

Communiqués de SUD Culture Solidaires sur la situation en Turquie et au Kurdistan du Nord traduits en anglais

Dans le cadre de son action syndicale internationale, SUD Culture Solidaires est intervenue cet été pour dénoncer la répression contre les journalistes et les médias en Turquie et au Kurdistan Nord, ainsi que pour protester contre la destruction du patrimoine archéologique, des espaces naturelles et des villes du Kurdistan Nord par l’état turc. Notre organisation syndicale apporte aussi tout son soutien aux organisations qui luttent pour défendre les droits des travailleurs/ses, des femmes, des minorités et des populations locales.

Vous trouverez ci-joint la traduction en anglais des communiqués produit sur ces sujets, afin qu’ils puissent être relayés et diffusés largement.

Pour rappel, les deux communiqués en français sont ici :

http://sud-culture.org/expressions/spip.php?article1983

http://sud-culture.org/expressions/spip.php?article1982

L’intersyndicale archéologie (CGT/SUD/FSU/CNT) appelle tous les personnels du service public de l’archéologie à se mobiliser le 10 octobre 2017 pour revendiquer notamment :

► le dégel immédiat de la valeur du point du point d’indice et son augmentation, un rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et la suppression du jour de carence. La suppression du projet d’augmentation de la CSG de 1,7 % pour les agents ;

► le remplacement de tous les départs dans les SRA et la création de postes supplémentaires pour compenser le surcroît de travail lié à l’application de la loi LCAP ;

► la mise en place d’un nouveau concours d’ingénieurs d’études dès 2018 et l’augmentation de tous les taux de promotion de grade et de corps dans tous les corps de recherche ;

► une politique ministérielle qui assure une bonne sauvegarde du patrimoine archéologique et qui protège les personnels du dumping social ;

► la levée de la dérogation d’emploi de l’Inrap et la titularisation des personnels sans perte de salaire ;

► le remplacement de tous les départs à l’Inrap et le renforcement de sa capacité opérationnelle avec des recrutements annuels permettant ainsi d’ouvrir régulièrement des postes à la promotion pour fluidifier les carrières ;

► la revalorisation des grilles indiciaires de l’Inrap ;

► l’augmentation des moyens opérationnels pour soulager les équipes de l’Institut.