BnF : pour le service public, nos missions, nos métiers et nos emplois, contre la précarité : Nous allons gagner !

Intersyndicale BNF : CGT FSU SUD

Après un mois de mobilisation massive et de grève des personnels, avec le soutien sans faille des lecteurs, des usagers, des professionnels des bibliothèques et du monde de la recherche, la direction est de plus en plus isolée. Continuons le mouvement pour préserver un service public digne de nos missions, arrêter l’hémorragie des effectifs et obtenir les postes nécessaires, empêcher la dégradation de nos conditions de travail, faire barrage à la précarisation.

  • Retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journée
  • Mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pouvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants puis l’organisation d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important.
  • Abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrat ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement ne CDI.
  • Engagement claire et précis sur les primes.
  • Augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ces missions.
  • Abandon du projet de mise en caisse ou en rayon d’ouvrages sans les cataloguer 
  • Retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h des salles de lecture et du travail les jours fériés à Richelieu et le recrutement du personnel nécessaire.

MARDI 07 JUIN 2022 : Assemblée générale à 12h30 Hall OUEST

JEUDI 09 JUIN TOUS ET TOUTES EN GREVE ! RDV : 9H dans le Hall EST

Toute la BnF en grève à partir du 23 mai

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Toute la BnF en grève à partir du 23 mai pour défendre le service public, pour les créations de postes nécessaires et contre l’ultra-précarité :

L’Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture des personnels de la BnF, les représentants élus des lecteurs et usagers au Conseil d’Administration de la BnF, l’ALUBnF et le public mobilisé réaffirment leur opposition totale à la réduction drastique de la communication directe des documents conservés en magasins aux usagers de la Bibliothèque de recherche, ainsi qu’aux mesures qui l’accompagnent : augmentation du tarif d’entrée pour les lecteurs, réorganisation des plannings et dégradation des conditions de travail des personnels, politique de recrutement de contractuels ultra-précaires pour travailler en service public…

La direction de la BnF a choisi de passer en force en mettant en place dès le 2 mai cette réforme qui ne répond qu’à une logique budgétaire et comptable (comme le reconnaît désormais elle-même la direction), la BnF souffrant d’un manque massif de postes pour assurer à la fois ses missions essentielles et les nouveaux chantiers en cours. En effet, en 10 ans, la BnF a perdu plus de 400 postes, dont 270 de magasinage, ces pertes continuant ces dernières années avec 122 postes de catégorie C perdus entre 2017 et 2021, malgré une relative stabilité des effectifs globaux, montrant bien le choix marqué de la direction de la BnF de continuer à supprimer des postes pourtant nécessaires au service public. La réduction des services rendus au public est donc la conséquence directe d’une politique d’embauche délétère que l’intersyndicale CGT-FSU-SUD dénonce depuis des années. De plus, la mise en place précipitée de cette réorganisation, imposée sans concertation et contre l’avis de l’unanimité des organisations syndicales, des représentants élus des usagers, de l’ALUBnF et de plus de 18 000 lecteurs, usagers et amis de la BnF, s’avère déjà concrètement intenable, provoquant une désorganisation de plus en plus grave des services aux lecteurs et une dégradation inquiétante des conditions de travail des personnels.

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L’extrême-droite a encore tué à Paris

Moins de deux mois après le meurtre de Martin Arrumbum par un néo-nazi du GUD, l’extrême-droite a à nouveau tué à Paris. Un militant d’extrême-droite, Martial Lanoir, a abattu, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 mai, un jeune homme d’une balle dans la tête. Lanoir s’était fait connaître sur Dailymotion pour ses vidéos racistes telles que « sauvons la France » ou « Immigration non-voulue par les Français ». Il y développe des théories xénophobes et conspirationnistes, se revendiquant de « Soral et Dieudonnée ». En septembre 2020, il était intervenu à la sinistre émission « Touche pas à mon poste » véhiculant des idées complotistes. Quelques heures avant le meurtre, Martial Lanoir publiait encore sur son compte télégram un message antisémite et appelait à « éliminer les cafards ».

Le même week-end, Payton Gendron, néonazi, suprémaciste blanc, antisémite tuait 10 personnes dans la ville de Bufalo aux Etats-Unis. Dans un manifeste qu’il a publié, il fait référence au meurtrier néo-zélandais, auteur de l’attentat de Christchurch, ayant fait 51 morts.

Alors que les violences de l’extrême-droite se multiplient partout, le gouvernement français s’attaque à celles et ceux qui la combattent en décidant, par exemple, la dissolution du GALE au motif qu’il provoquerait « des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens ». Dissolution tout récemment annulée par le Conseil d’État.

Comment ne pas constater la complaisance des autorités à l’égard des militant.es d’extrême-droite… pendant que la répression des militant.es antifascistes continue. Le danger est pourtant clair : c’est l’extrême-droite qui assassine ! Elle peut visiblement continuer de le faire sans provoquer d’émoi ni déchaîner un raz-de-marée de dénonciations journalistiques pourtant si promptes quand il s’agit de condamner le bris de quelques vitrines !

L’extrême-droite est un danger mortel !