Prédateur sexuel présumé à la tête du CNC, toujours maintenu à son poste ?
Retour de Dominique Boutonnat sur la scène judiciaire. Le président du Centre National du Cinéma (CNC), nommé en juillet 2019 et reconduit en juillet 2022 pour 3 ans par Emmanuel Macron en échange de ses bons et loyaux services, va être jugé pour agressions sexuelles – la tentative de viol n’ayant pas été retenue après un dépôt de plainte par son filleul en octobre 2020. Comble de l’ironie : depuis octobre 2019, près d’un an après le séisme provoqué par les accusations d’Adèle Haenel sur les violences sexuelles dans le secteur du cinéma, le CNC, sous la houlette d’un agresseur sexuel présumé, a lancé un plan pour prévenir celles-ci, notamment à destination des employeurs du secteur.
Continuer la lecture de « Prédateur sexuel présumé à la tête du CNC, toujours maintenu à son poste ? »JEUDI 29/09 : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE A LA BnF
Le jeudi 29/09, le personnel de la BnF sera de nouveau en grève pour des créations de postes, contre les contrats ultra-précaires, contre les mauvaises conditions de travail et contre la réduction des services offerts aux usagers-ères.
Cela sera la 29ième journée de grève depuis le début de notre mouvement au début du mois de mai.
Continuer la lecture de « JEUDI 29/09 : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE A LA BnF »Fin du monde, fin du mois : même combat ! Grève le 29 septembre

Les luttes pour une augmentation des salaires se multiplient dans les entreprises, et ce ne sont pas les revalorisations de 3,5 % du point d’indice dans la fonction publique, 2,9 % des indemnités chômage ou de 4 % pour les pensions et autres mesurettes cache-misères, qui compenseront l’absence de revalorisation réelle des salaires, du SMIC, des minima sociaux et bourses étudiantes !
Continuer la lecture de « Fin du monde, fin du mois : même combat ! Grève le 29 septembre »Harcèlement sexuel au musée du quai Branly : stop à l’impunité !

Depuis la rentrée 2021, une lauréate de la bourse de recherche doctorale du Musée du Quai Branly est harcelée moralement et sexuellement par un chercheur invité. Prenant le prétexte d’avoir besoin de cours de français pour l’isoler ; il se comporte de façon de plus en plus inconvenante avec elle. Il lui dit qu’il veut la « mordre » et mime le geste quand il la voit, lui fait comprendre qu’il veut la mettre enceinte. L’attitude instable de cette figure hiérarchique à chaque fois qu’elle s’oppose, inquiète l’étudiante. Face à son refus explicite de passer des moments plus « privés » avec lui, il essaie de la faire chanter affectivement. Un soir de novembre 2021, il passe à l’acte, et tente de la forcer à avoir une relation sexuelle avec lui. La doctorante ne répondant plus à ses salves de messages, il joue de son statut pour tenter de l’approcher physiquement à son insu. En décembre, il finit par forcer la porte à code de son immeuble pour déposer dans sa boîte aux lettres un courrier dans une enveloppe officielle du musée où il lui réitère ses avances.
Face à cette surenchère, la doctorante fait un premier signalement aux ressources humaines en décembre 2021. Aucune enquête administrative n’est alors engagée par le Musée du Quai Branly, l’agresseur étant seulement sommé de ne plus entrer de nouveau en contact avec sa victime.
Nullement découragé, le harceleur continue à faire pression pendant les vacances de Noël, en envoyant des messages sur le groupe WhatsApp des doctorant·es et postdoctorant·es dont fait partie l’étudiante. Elle signale le 14 janvier le non-respect de l’interdiction qui lui avait été faite d’entrer en contact avec elle. Aucune suite n’est donnée par l’administration. Regards menaçants, présence insistante…, aidé d’autres agent·es, dont certain·es qui ont par ailleurs menacé la victime, l’agresseur peut maintenir et intensifier la pression sur les étudiantes. En juin dernier, il entre dans le bureau de la doctorante pour menacer une de ses camarades proches.
Continuer la lecture de « Harcèlement sexuel au musée du quai Branly : stop à l’impunité ! »Décision de la Cour Suprême des Etats-Unis : un recul historique des droits des femmes
SUD Culture Solidaires
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, a abrogé vendredi 24 juin l’arrêt « Roe v. Wade » qui avait fait, il y a près de 50 ans, de l’accès à l’avortement un droit constitutionnel. Cette décision pourrait aboutir à l’interdiction de l’avortement dans 26 États. Les conséquences de cette abrogation sont évidemment considérables et catastrophiques pour les femmes américaines.
Empêcher les femmes d’avorter, c’est les condamner à une grossesse et à un accouchement forcés, c’est les contraindre à avorter loin de chez elles pour celles qui pourront se le permettre financièrement. Pour d’autres, ce sera le recours à des méthodes dangereuses, sans accompagnement, aux conséquences parfois mortelles. Ces interdictions, en outre, renforceront les inégalités sociales car elles toucheront de manière disproportionnée les femmes les plus précaires.
L’abrogation de l’arrêt « Roe v Wade » est le résultat de l’action des mouvements religieux fanatiques, des conservateurs et des extrêmes-droites, nous rappelant l’impérieuse nécessité de les combattre partout, tout le temps. Les droits des femmes, obtenus de haute lutte, ne sont malheureusement jamais acquis. Et il n’est pas dit que l’abrogation du droit à l’avortement ne soit pas le début d’autres abrogations de droits fondamentaux tels que l’accès à la contraception et le mariage pour tous.
Cette décision est un recul dramatique pour toutes les femmes, aux États-Unis et ailleurs.
En France, le droit à l’avortement est régulièrement attaqué par les intégristes et l’extrême droite et remis en cause par le manque de moyens à l’Hôpital et dans les centres d’IVG augmentant les délais intervention.
On ne lâchera rien. Nos corps, nos choix !


