Communiqué de Solidaires Etudiant-es

Mardi 20 août, la Ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a présenté, en grandes pompes, son nouveau dispositif : la « caution locative étudiante ». Ce dispositif consiste à permettre à des étudiant-e-s d’obtenir que l’état se porte garant (à la place de leurs parents) pour la location d’un logement lorsque ces étudiant-e-s sont coupé-e-s de leurs parents. Quelle audace de présenter cette mesure en grandes pompes ? Cette mesure est, en réalité, dirigée contre les étudiant-e-s précaires et contre les services publics.

Le dispositif est d’abord très limité : il ne touchera, au maximum, que 20.000 étudiant-e-s soit moins de 1% des étudiant-e-s inscrit-e-s en 2012 et, pour cette année, ce dispositif ne concernera que 0,2% des étudiant-e-s.

Ce dispositif est inacceptable car il vient, de nouveau, aider le parc locatif privé. Le problème n’est pas que des étudiant-e-s soient sans garant mais que les garanties exigées par les propriétaires sont trop nombreuses. Les propriétaires et les agences locatives profitent de la pénurie de logement, notamment étudiant-e-s, pour « sélectionner » leurs locataires par l’argent (garanties, loyers…). Rien n’est fait contre les « marchands de sommeils » et autres pratiques inacceptables des propriétaires (prélèvements de la caution sans raison suffisante, logements insalubres ou inférieurs à 7m2…) ou d’agences (« vendeuses de listes » par exemple). A l’inverse, ce dispositif vient cautionner une partie de leurs pratiques.

En parallèle, le gouvernement poursuit son démantèlement du logement étudiant public, notamment par la privatisation rampante des CROUS avec le projet CROUS 2020 : au lieu d’être financés selon les besoins réels des étudiant-e-s en termes de logement ou de restauration, les CROUS seront financés selon leur rentabilité et leur capacité à trouver d’autres sources de financements que les fonds publics. Les avantages au logement privé (caution solidaire, système Lokaviz… transforment le CROUS en simple agence immobilière publique. S’agissant enfin des 40.000 logements promis par Fioraso, il ne s’agit que de la continuation des politiques précédentes : beaucoup d’ambitions, peu de moyens et, au final, beaucoup de logements construits et gérés en partenariats public-privé.

Mais ce dispositif est encore plus pervers. Pour « compenser les aléas », l’Etat prélèvera 1,5% du loyer aux étudiant-e-s bénéficiaires. L’Etat fait donc payer aux étudiant-e-s leurs situations familiales. Cela va encore inciter des étudiant-e-s à davantage se salarier pour payer leurs loyers (et la taxe de 1,5% du loyer mise en place par l’Etat) et à risquer de compromettre leurs études.

Finalement, les grands gagnants de cette mesure sont l’Etat et les organismes partenaires qui récolteraient entre 120.000 et 140.000 euros.

Solidaires Etudiant-e-s, dans le domaine du logement, revendique :

 Un plan massif de construction et de réhabilitation de logements étudiants publics dignes et à bas loyer afin de répondre à la crise du logement, ainsi que la réquisition des logements vides ;

 Une véritable politique de réglementation des loyers et de lutte contre les abus des propriétaires et des agences, au-delà des simples effets d’annonce ;

 Le retrait des « cadeaux » (avantages fiscaux, « Caution locative étudiante ») accordée aux propriétaires et aux agences privées, mesures qui ne bénéficient pas aux étudiant-e-s

 Le retrait du projet CROUS 2020 et un refinancement public massif des CROUS.

Marseille solidaire contre l’extrême droite

Le FN, organise son université d’été à Marseille les 14 et 15 septembre 2013. Dans le but de gagner plusieurs grandes municipalités en 2014, il compte démarrer là sa campagne électorale.

Le collectif Marseille solidaires contre l’extrême droite appelle, le samedi 14 septembre à Marseille à une grande manifestation unitaire contre la tenue des Universités d’été du FN, réaffirmant nos valeurs de solidarité, de partage et notre opposition farouche au FN, à l’extrême-droite et aux réactionnaires.

Cette manifestation de septembre sera préparée par une large mobilisation militante, unitaire et populaire, une série de réunions, d’actions de rue, d’éducation populaire dans les semaines qui précédent.

Cette manifestation ne doit pas être une fin en soi et ni une seule réaction aux Universités d’été du FN, mais comme la remise en marche d’un combat global contre le fascisme et le racisme sous toutes leurs formes.

Des départs sont organisés depuis différentes villes de France.
Plus d’info sur le blog du collectif et les pages facebook des collectifs unitaire marseillais et parisien.

Nouvelles attaques contre nos retraites : Toutes et tous en grève et aux manifestations le 10 septembre !

2013 08 19 Retraites 10 septembre1993, 1995, 2003, 2007, 2010, et maintenant 2013 : les gouvernements successifs s’acharnent contre notre système de retraite, satisfaisant ainsi les revendications patronales. Leur volonté permanente est de brader les acquis sociaux, gagnés grâce aux luttes syndicales passées. Le nouveau projet de loi sera présenté début septembre, mais nous connaissons déjà son orientation : faire payer les salarié-es, les chômeurs-ses, les retraité-es, les jeunes en formation.

Lisez la suite de ce tract ci-dessus.

CinéSolidaires N°20

Le numéro estival de CinéSolidaires est là, bronzé et imprimé.

Au sommaire:

  • AVANT J’ETAIS CAISSIERE, l’affiche détournée;
  • Les cinémas Gaumont Pathé, après le nouveau C.E. et la nouvelle représentativité :
    les négociations salariales & la question du partage du profit;
  • LYON: les maux de Bellecour sont T.Rocourt;
  • Cinéma les Carmes d’Orléans : appel à soutien pour une reprise en SCOP par les salariéEs;
  • Les états Généraux du film documentaire à Lussas (07);
  • Disney, le sexisme et l’actualité résumée du mois de juin.

Contractuel-les à temps incomplet de la DASV (« vacataires » week-end, nocturne, heure de table…) : CE QUE SUD A OBTENU

2013 07 07 Tract contractuels à temps incompletLors du comité technique du 19 décembre 2012, SUD avait saisi la direction sur l’écart constaté entre le temps de travail réel et le temps de travail payé des « vacataires week-end » de la DASV (105 personnes concernées en 2012). Pour certain-es, c’est l’équivalent d’un mois de salaire par an qui n’était pas rémunéré. Et visiblement (au regard des contrats et
des plannings), cette situation perdurait depuis une dizaine d’années. On comprend mieux pourquoi la direction refusait d’ouvrir des discussions sur les rémunérations des « vacataires » durant cette période !

 Suite à cette intervention, l’administration du Louvre a constaté qu’a contrario d’autres contractuel-les étaient rémunéré-es pour un nombre d’heures supérieur à celui effectivement travaillé.

Après plusieurs mois de discussions entre les organisations syndicales et la direction, un protocole d’accord a été signé. Ses dispositions ont été adoptées en Comité Technique le 11 juin puis en Conseil d’Administration le 21 juin.

 De nouveaux contrats seront mis en place à compter du 1er octobre 2013.

Voici ce que SUD a obtenu en suivant deux objectifs :

  • rétablir les agents lésés dans leurs droits,
  • minimiser le plus possible les conséquences défavorables d’une mise en
    conformité temps de travail / rémunération pour les « vacataires » dont la présence était inférieure à la quotité prévue par le contrat.

Lisez la suite de ce tract ci-contre.