Des collectifs et organisations s’apprêtent à déposer un référé au Conseil d’État concernant la nouvelle convention d’Assurance chômage.

SUR la base des conclusions du Défenseur des droits qui a établi la discrimination fondée sur l’état de grossesse des intermittentes du spectacle dans la réouverture de droits aux indemnités journalières de l’Assurance chômage.

 SUR l’aspect discriminatoire par la convention d’Assurance chômage décrit ci-dessus, étendu à toutes les femmes en emploi discontinu.

 SUR l’aspect discriminatoire la convention d’Assurance chômage, au regard de tous les salariés en travail discontinu, en situation de congé maladie.

 SUR l’inégalité de traitement à l’égard de tou.te.s salarié.e.s en emploi discontinu, puisque cette convention, telle que rédigée, vise à obtenir une main d’oeuvre flexible en réduisant l’accès de tous à la protection sociale.

 SUR l’inégalité de traitement au regard de tous les salarié.e.s privés d’emploi puisque cette convention réalise des économies directement sur le dos des chômeurs et détruit des droits acquis par les salarié.e.s.

Le Défenseur des droits, la Cour des comptes, le HCEhf, le HCSP, tous les rapports convergent vers un état des lieux catastrophique :

Discrimination avérée depuis 2012, établie par le Défenseur des droits, fondée sur l’état de grossesse et reconduite dans la nouvelle convention, en toute connaissance de cause de l’Unédic.

• Le HCEhf (Haut Conseil de l’Égalité hommes femmes) n’a pas été entendu : Malgré sa mise en garde auprès du gouvernement sur le caractère discriminatoire de la convention et de l’action en justice qui va être menée, celui-ci a décidé d’agréer l’accord.

• En vertu des droits des assurés, de l’égalité de ces droits, et d’une manière plus large du simple respect de la loi, sans même dénoncer ce que d’aucuns appelleraient une parfaite hypocrisie législative, le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) considère que « l’on jugera injustes les inégalités qui résultent de circonstances indépendantes de la responsabilité des personnes ».

Les termes de cette convention n’ont pas été précisément étudiés avant qu’elle ne soit signée !
Le ministre du Travail a décidé de l’agréer malgré les nombreuses alertes envoyées – on pointera notamment celles de l’intersyndicale du ministère du Travail et du Syndicats des Avocats de France.

Les discriminations au regard des congés maladie et maternité pour les salarié.e.s en emploi discontinu peuvent être dores et déjà dénoncées car elles existaient dans la précédente convention et n’ont pas été corrigées.

D’autres entorses au droit des salariés sont aujourd’hui relevées, de nouveaux points contestables que nous allons réunir pour les dénoncer conjointement dans le cadre de cette saisie du Conseil d’Etat.

 Le travail des collectifs, associations et syndicats est en cours.

Parallèlement, la CGT dépose un recours administratif concernant la déloyauté des négociations.

Parallèlement, les grèves et actions continuent pour réclamer l’abrogation de cette convention.

Premières organisations signataires : Collectif Matermittentes, Coordination des Intermittents et des Précaires IdF, Recours Radiation, Sud Culture Solidaires, Sud Spectacle.

Contact presse pour Sud Culture Solidaires : Caroline Sart : 06.69.58.82.77

La conférence VRAIMENT sociale

La précarité se généralise, les inégalités se creusent et deviennent chaque jour plus insupportables, les contrôles et les pressions sur les précaires s’intensifient, les mouvements sociaux sont méprisés… Nous n’attendons rien de la conférence sociale officielle programmée pour entériner le « pacte d’irresponsabilité » du gouvernement-MEDEF !

Des associations, syndicats et organisations de chômeu-r-se-s, précaires, intermittent-e-s, mal-logé-e-s, avec ou sans papiers s’unissent pour proposer une alternative : nous appelons tou-te-s celles et ceux qui souhaitent construire une autre société à nous rejoindre pour participer à la conférence VRAIMENT sociale.

  • Abordons ensemble les VRAIS problèmes
  • Proposons ensemble NOS SOLUTIONS pour une société juste et solidaire
  • Pour GARANTIR L’ACCES AUX DROITS pour tous et toutes et en OBTENIR DE NOUVEAUX !

Notre vie ne peut pas, ne doit plus se décider sans nous !
Rendez-vous à la conférence VRAIMENT sociale !

Ne nous laissons pas berner par les déclarations d’un gouvernement à la botte du Medef : continuons la lutte !

L’accord d’assurance chômage est inadmissible. Les petites adaptations sur le régime des intermittent-es ne répondent nullement à la gravité de la situation. La lutte doit continuer !

Jeudi 18 Juin, au mépris de la mobilisation existant depuis des mois, au mépris des grèves qui se multiplient, au mépris de tous les courriers de syndicats, de politiques, de collectifs dénonçant l’accord sur l’assurance chômage… le gouvernement annonce qu’il compte l’agréer.

Le même mépris existe face à la grève des cheminot-es. Mépris face aux alertes envoyées au travers du vote à l’extrème droite. Ce gouvernement suit la politique du Medef et affiche qu’il ne compte pas changer de ligne. Il détruit nos droits : droit des travailleur-euses, droits sociaux, droit à des services publics de qualité. Ce faisant il cherche à briser les solidarités, augmenter la concurence de tous contre tous, détruire nos possibilités de résistance. Il est urgent de toutes et tous nous révolter !

Afin de tenter de calmer la mobilisation contre cet accord d’assurance chômage qui est grandement portée par les intermittent-es, le gouvernement annonce une mesurette d’adaptation du différé : il n’est pas annulé mais son coût est pris en charge par l’état, au grand bonheur du Medef qui cherche à détruire la solidarité interprofessionnelle ! On pourrait se demander pour combien de temps cette prise en charge. Mais surtout, cela n’est absolument pas une réponse à la gravité de la destruction des conditions d’indemnisations. Notamment parce que les alarmes et propositions des premier-ères concerné-es n’ont toujours pas été écoutées, que le principe mutualiste détruit en 2003 n’est plus mis à l’ordre du jour des discussions.

Tous les syndicats, associations et coordinations en lutte contre cet accord appellent à continuer le combat ! Tous avaient immédiatement exprimé le fait que cette mise en place d’un médiateur sur la seule question des annexes 8 et 10 n’était pas à la hauteur de ce que nous dénonçons : c’est l’accord dans son ensemble qui est inadmissible. Alors que la norme de l’emploi devient la discontinuité, cet accord vise à continuer de détruire les règles spécifiques créées pour compenser cette flexibilité.

Le gouvernement, en ne parlant que des intermittent-es, cherche à mettre un écran de fumée devant le scandale : déjà aujourd’hui 6 chômeur-euses sur 10 ne sont pas indemnisé-es et cet accord va augmenter la précarisation de toutes et tous, va obliger les travailleur-euses à accepter n’importe quel emploi pour survivre et pour conserver des miettes d’indemnisation, va empêcher les salarié-es de se battre dans leurs entreprises en les contraignant à accepter des diminutions de leurs salaires ou de leurs conditions de travail face à la menace de ce chômage qui ne protège plus de la misère.

Parallèlement, le gouvernement annonce le dégel des budgets de la culture afin de tenter de démobiliser les employeur-euses du spectacle et directeur-trices de festivals dont beaucoup ont réclamé le non-agrément. Certes, un dégel c’est déjà ça. Mais rappelons que dans la culture nous réclamons aussi beaucoup plus que ça face à la situation catastrophique.

Le gouvernement cherche une fois de plus à nous diviser en faisant des annonces fumeuses. Ne nous laissons pas faire ! Au contraire, il faut voir que même s’il tente de dire qu’il est ferme sur ses positions, il a fait des adaptations parce qu’il a peur de la révolte actuelle. Il faut continuer la lutte !

La lutte paie. Seule la lutte paie. Face à un gouvernement qui cherche par tous les moyens à briser les solidarités et les vies, il est urgent de toutes et tous nous révolter !

SUD Culture Solidaires, 20 Juin 2014

Aux camarades du Rail, Aux Chômeurs, Précaires et Intermittents En lutte pour défendre des droits et des valeurs

Réuni-e-s en congrès national à Angers du 16 au 19 juin 2014, les militant-e-s de Solidaires Finances Publiques apportent tout leur soutien à leurs camarades du Rail ainsi qu’aux Chômeurs, Précaires et Intermittents.

Les un-e-s et les autres sont en lutte depuis plusieurs jours pour défendre leurs droits mais aussi, comme à la Direction Générale des Finances Publiques, pour tenter d’endiguer une vague néolibérale qui noie sur son passage tout ce qui crée le lien social et les valeurs communes de notre pays.

Tout comme pour nous, un front du refus et de la dénégation se heurte aux légitimes revendications portées des mois durant et qui les obligent depuis plusieurs jours à les clamer dans la rue par des grèves et des blocages.

Tout comme nous, nombre de ces camarades sont militant-e-s d’un syndicat membre de l’Union Syndicale Solidaires. Leurs combats sont les notres parce qu’ils sont justes et sont le reflet des valeurs que nous partageons.

En ce premier jour de leur congrès, les militant-e-s de Solidaires Finances Publiques adressent à toutes et tous leur soutien fraternel.

Angers, le 16 juin 2014

Communiqué du collectif des salariées de l’association Travail et Culture (TEC), en grève

Aujourd’hui, vendredi 13 juin, nous sommes 4 salariées sur 5 en conflit avec la direction, les arrêts de travail pour maladie se multiplient et l’une d’entre nous fait actuellement l’objet d’une procédure de licenciement que nous considérons illégitime et infondée.

Cette grève constitue l’aboutissement d’une succession d’interpellations d’un ensemble d’acteurs qui n’ont pas permis à ce jour d’enrayer le processus de dégradation de nos conditions de travail :
Présidence de l’association, Conseil d’Administration, Médecine du Travail, Inspection du Travail. Notre action est soutenue par deux organisations syndicales SUD-Culture et Synptac-CGT.

Surcharge de travail, conflit du travail, mal-être au travail se gèrent et se résolvent à TEC par l’exclusion des salariés gênants. D’autres salariés ont quitté l’association de façon plus discrète mais en grande souffrance. C’est pourquoi nous dénonçons de façon symbolique, le lendemain de l’entretien préalable de licenciement de l’une d’entre nous, un mode de management arbitraire et injuste. L’absence de règles comprises de toutes et applicables à toutes conduisent à la peur. Qui
sera la suivante ?

A chaque interpellation, nous percevons un durcissement des positions de la direction et de la Présidence. Les propositions qui nous sont faites visent un traitement interne des questions alors même que le dialogue est impossible. Pour preuve, le refus de notre direction d’organiser dans les délais légaux, les élections de Délégués du Personnel malgré le rappel à l’ordre de l’inspection du travail. Nous espérions du Conseil d’administration, organe de gestion de l’association, des propositions constructives pour sortir de cette impasse et de cette situation de crise mais nous avons reçu de sa part une fin de non-recevoir : les questions de gestion du personnel ne sont pas de leur ressort !

Enfin, et peut-être d’abord, notre souffrance est aussi éthique :

Comment continuer à faire « La promotion d’une alternative militante face à la dégradation de la condition salariale et de sa représentation (source – Site internet TEC) » dans de telles conditions ?
Comment continuer à travailler pour un projet associatif que nous avons à coeur et dont nous défendons les valeurs quand la perte de sens dans le travail est aussi forte ?

TEC doit être pour nous un laboratoire des relations sociales, et n’est même plus capable d’organiser une confrontation autour de son organisation et de son propre travail.

Face à cette impossibilité de dire et d’être entendues, le travail devient intenable.

Roubaix, le 13 juin 2014

Le collectif des salariées de Travail et Culture en grève : collectiftecengreve@gmail.com

Contact Synptac-CGT : 06 71 77 39 02

Contact SUD-Culture : 06 73 86 77 32