Du confinement au déconfinement : Une crise inédite, une menace précise, des réponses incertaines, des solutions imprécises…

Loin d’être un virus de plus et sans grand danger, comme voulaient le faire croire encore plusieurs membres du gouvernement en février et début mars, le Coronavirus est à l’origine de l’une des plus terribles crises sanitaires, sociales et économiques de notre histoire contemporaine.

Non seulement la France n’échappe pas à cette tragédie mondiale mais elle fait même partie, au même titre hélas que nos voisins et amis italiens et espagnols, des pays les plus durement éprouvés. Pour nos concitoyens, le bilan provisoire de cette épidémie est des plus cruels. Plusieurs dizaines de milliers de vies ont été perdues dans des conditions qui alourdissent encore le poids de la douleur et du deuil.

Le confinement instauré le 17 mars dernier, voilà plus de 6 semaines maintenant, a sans nul doute permis de ralentir la propagation de la maladie. Reste que celle-ci tue encore chaque jour plusieurs centaines d’entre nous et que nous restons sous la menace d’une seconde vague. De plus, ce confinement, synonyme de mise en sommeil de l’activité, a aussi des conséquences sociales et économiques tout à fait préoccupantes et délétères, et qui seront extrêmement difficiles à panser.

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Déclaration de syndicats palestiniens en ce 1er mai

En ce premier mai, le mouvement syndical palestinien salue les travailleurs du monde entier, particulièrement tous les travailleurs essentiels mettant leur vie en jeu pendant cette pandémie de COVID-19. Nous rendons hommage à tous les travailleurs et à tous les militants que nous avons perdus à cause de ce virus. Cette pandémie a révélé à quel point notre travail collectif est essentiel, et pourtant sous-évalué et peu reconnu, pour le fonctionnement de l’économie mondiale.

Ici, en Palestine occupée, nous sommes confrontés à cette pandémie dans des conditions de discrimination coloniale, d’une occupation militaire et d’un siège de 13 ans dans la bande de Gaza. Des années de politiques de dé-développement économique systémique ont laissé aux Palestiniens une infrastructure de santé inadéquate, une économie en stagnation et des niveaux sans précédent de chômage, de plus de 34% en Cisjordanie et à Gaza avant l’épidémie de COVID-19 et qui ont depuis monté jusqu’à plus de 60%.

L’attaque sur nos conditions de vie même a été méthodique et continue. Les paysans et les travailleurs palestiniens sont les principales victimes des politiques d’Israël de confiscation des terres, de restrictions de mouvement et d’un système de permis discriminatoire. Cette pandémie exacerbe une situation déjà catastrophique. Pourtant, comme toujours, nous restons fermes et espérons que ce moment puisse aussi créer de nouvelles ouvertures, nous aidant à nous connecter à d’autres pour bâtir un pouvoir des travailleurs et un internationalisme renouvelé.

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COVID-19 : Conférence téléphonique avec le Secrétaire d’État du 29 avril

Solidaires Fonction Publique

Solidaires est une nouvelle fois intervenu lors de cette téléconférence pour rappeler au ministre qu’il est indispensable que les agent-es de la fonction publique bénéficient de toutes les mesures de protection nécessaires à leur santé et sécurité dans la période actuelle mais bien entendu dans la période qui va courir à partir du 11 mai. Il est indispensable que la sécurité des agent-es soient au cœur des préoccupations et qu’aucun risque ne soit pris. Une nouvelle fois, il a malheureusement fallu revenir sur le manque de matériel de protection qui existe dans de nombreux services malgré le fait que l’épidémie est présente depuis de nombreuses semaines. Pour Solidaires il est indispensable que dans la période qui s’ouvre, aucune décision ne soit prise sans prendre en premier lieu en compte la sécurité des agent-es et des usager-es qui fréquentent les services publics. Cela est le cas bien entendu sur les missions accomplies comme l’accueil du public par exemple.

Compte-rendu complet :

COMMENT DÉFENDRE NOS DROITS À LA SANTÉ ET À LA SÉCURITÉ ?

Depuis l’annonce d’un début de déconfinement à partir du 11 mai, les entreprises ré-ouvrent les unes après les autres : il est donc impératif de faire valoir ses droits à la santé et sécurité face à un gouvernement prêt à tout pour sauver le système capitaliste !
Rappelons que les patrons sont responsables de notre santé et de notre sécurité et qu’ils ont une obligation de résultats en la matière.

Fiche pratique disponible ici pour le secteur privé :

Compte-rendu et réflexions suite au CHSCT de la DRAC Hauts-de-France du 23 avril 2020

Pour SUD Culture Solidaires participaient Tahar Benredjeb, Thomas Byhet, Olivier Doyelle (comme expert), Isabelle Poirier et Anissa Santos de Oliveira. Pour la CFDT, Christine Bongart, Karine Delfolie et Anne-Lise Devernay. Pour l’administration Marc Drouet, Frédérique Boura, Héléne Dron et Isabelle Laurent. Nous avons regretté l’absence complète des médecins de prévention, ce qui en dit long sur l’intérêt qu’ils/elles portent, en ces circonstances difficiles, aux agent.es de la DRAC. Ce CHSCT s’est déroulé par conférence téléphonique. Pendant toute la durée de l’état d’urgence sanitaire, des procédures spécifiques ont été mises en place.

En guise de préliminaire

Afin de donner un cadre formel aux réunions téléphoniques du jeudi, l’intersyndicale avait demandé la tenue d’un CHSCT, ce qui oblige l’administration à en respecter les règles de fonctionnement telles qu’elles sont définies dans son règlement intérieur. Le president du CHSCT, garant du respect du fonctionnement du CHSCT, doit notamment transmettre, en amont de la réunion, toute documentation relative à chacun des points de l’ordre du jour susceptible d’éclairer les membres du CHSCT. La secrétaire générale s’était engagée à informer les représentant-es du personnel de tout sujet qui entrent dans le champ de compétence des instances. Une nouvelle fois, nous avons vu ce que valent ces engagement puisque nous n’avons eu droit qu’à une documentation particulièrement indigente se limitant à ½ page de données incomplètes sur le statut administratif des agent.es durant le confinement . Il n’y avait strictement rien sur les points importants de l’ordre du jour. A l’évidence, ces mauvaises pratiques et ce simulacre de dialogue social sont trop ancrés pour qu’elles changent et le lien de confiance, qui était déjà faible, est désormais rompu. C’est bien parce que nous avons été élu.es et que vous nous faites confiance pour vous représenter que, malgré la tentation, nous essayons de ne pas pratiquer la politique de la chaise vide.

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