



=> [MAJ 11/03, 14h] OCCUPATION DU THÉÂTRE DE TOULOUSE EN COURS !


SUD Culture Solidaires Secteur Spectacle Vivant
Aujourd’hui 8 Mars 2021, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes prend une dimension toute particulière en pleine crise sanitaire. Rien d’étonnant à cela, donc, que l’une des revendications importantes portées par les occupant.es du Théâtre de l’Odéon soit un meilleur accès, pour toutes les salariées du secteur, au congés-maternité.
Nous soutenons bien sûr cette revendication, ainsi que l’ensemble des revendications portées par nos camarades qui occupent le Théâtre de l’Odéon. En particulier l’ouverture immédiate de négociations pour la réouverture des lieux de culture.
Mais aussi la prorogation de l’année blanche pour tou.tes les intermittent.es du spectacle, et surtout, son élargissement à l’ensemble de tous les chômeurs et de toutes les chômeuses. Et si nous prenons comme un signal encourageant le fait que La Ministre de la Culture, Roselyne Bachelot soit venue à la rencontre des occupant.es du Théâtre de l’Odéon samedi soir pour écouter leurs revendications, nous ne sommes pas assez naïf.ves pour penser qu’un seul signal (aussi fort soit-il) soit suffisant pour que nous abandonnions la lutte. Car aucun signal à ce jour ne nous laisse penser en revanche que le gouvernement ait prévu d’abandonner sa contre-réforme de l’assurance-chômage (qui devrait s’appliquer à partir du 1er juillet) ni celle des retraites. Or nous savons bien que ces réformes, si elles sont maintenues, auront des effets désastreux et sans précédent sur la paupérisation de
celles et ceux qui sont d’ors et déjà parmi les plus précaires.
Communiqué Sud Culture Solidaires, secteur Spectacle Vivant

Depuis un an que la crise de la Covid 19 a mis en panne notre monde, nous subissons toutes et tous des privations de liberté immenses, notre corps social, nos vies, nos possibilités d’existence sont directement touché·es (avec plus ou moins de violence selon la classe sociale à laquelle nous appartenons). Alors que la crise sanitaire a permis à certains groupes capitalistes d’augmenter de plus de 25% leurs richesses en un an, les plus fragiles d’entre nous sont, comme d’habitude, frappé·es de plein fouet.
Continuer la lecture de « Sauver la culture, c’est d’abord sauver celles et ceux qui la font vivre. »
L’idée première du texte ci-joint était de s’adresser aux administrateurs et administratrices du Mucem alors qu’ils·elles voteront au début du mois de mars la reprise de la librairie du Mucem, et de leur transmette notre inquiétude quant à cette reprise par le groupe Arteum.
Ce texte n’est pas un scénario catastrophe mais un agrégat de faits qui se passent ou se sont passées dans des boutiques gérées par Arteum.
Il nous semble intéressant de rendre ce texte public d’autant plus que dans le même temps où Actes Sud se débarrasse de certaines de ces librairies jugées non rentables (Epona en 2020, librairie du Mucem en 2021), Actes Sud est en plein tripatouillage foncier et financier à Arles pour le plus grand bonheur de ses actionnaires (voir l’article « Quand Capitani s’apprête à s’engraisser sur le dos d’Actes Sud » sur le site du journal L’Arlésienne).
Arteum est une petite société qui grossit, grossit et qui s’est spécialisée depuis quelques années dans les boutiques de musées. Elle comptait une trentaine de salarié·e·s en 2012 et entre 150 et 200 aujourd’hui pour une vingtaine de lieux. Arteum grignote essentiellement sur les plates-bandes de la RMN-GP mais a également repris des boutiques et des librairies aux cinémas MK2 et a aussi la volonté de s’étendre en Europe.
La direction d’Arteum affirme : « La place de la librairie est centrale dans chacune de nos boutiques ». La réalité montre pourtant l’inverse, sauf à comprendre que faire des piles de catalogues ou des meilleures ventes comme dans la grande distribution soit le propre du travail d’un·e libraire… Là-dessus Actes Sud (AS) et Arteum convergent puisque la direction d’AS a affirmé à ses salarié·e·s que la librairie de fonds c’était fini au Mucem, que ça ne marchait pas.
Continuer la lecture de « Quelques hypothèses quant à l’avenir de la Librairie du Mucem après sa reprise par Arteum »
Communiqué SUD Culture – section Louvre
Ces derniers temps, il est de bon ton pour les journalistes, les célébrités, les analystes de tous bords de réclamer la réouverture des musées. Soucieux-ses de la santé psychologique de nos concitoyen-nes, on invoque la grande Culture à leur secours. Et ces personnes de comparer l’ouverture des supermarchés à celle des musées qui peuvent établir une jauge sanitairement acceptable.
La section Louvre de SUD Culture Solidaires tient à rappeler à ces personnes des postulats extrêmement simples. Tout d’abord, il est impossible d’envisager une réouverture des musées sans en solliciter les travailleurs-ses. Il est inacceptable de ne jamais leur demander leur avis sur cette éventualité. En outre, nous sommes manifestement contraint-e-s de rappeler que les agent-es du musée du Louvre sont des êtres humains soumis aux mêmes contraintes biologiques que les visiteur-ses. Et que si des personnes meurent d’inanition dans le monde, à notre connaissance personne ne meure d’un accès restreint au musée. Ceci explique sans aucun doute l’ouverture des supermarchés et la fermeture des musées.
Nous rappelons que si les visiteur-ses seraient sans doute amené-e-s à croiser peu de gens durant leur visite, les agent-es des musées sont susceptibles de croiser, comme cela s’est fait cet été, des milliers (15 000) de personnes dans la même journée.
Nous vous informons que malgré les demandes répétées de notre organisation syndicale, la Direction générale du musée du Louvre s’est toujours refusée à nous doter de masques réellement protecteurs, dits FFP2. Enfin nous pouvons constater que la situation sanitaire n’a quasiment pas évolué depuis mars 2020, que les chiffres de nouvelles contaminations stagnent et que des variants très contagieux du virus sont présents partout en France.
Dans ces conditions, il est ABSOLUMENT hors de question d’envisager une réouverture des musées.
Toutefois, soucieux-ses de la nécessité pour les plus fragilisé-es de nos concitoyen-nes de pouvoir accéder aux collections du musée du Louvre, nous serions heureux-ses que le dispositif permettant aux inscrit-es de l’École du Louvre de pouvoir se rendre dans les salles soit étendu à tou-tes les etudiant-es résidant en France. Car ce sont ces personnes qui ont un besoin crucial de parcourir nos espaces. Nous ne voulons pas qu’à la précarisation sociale qui les concerne particulièrement s’ajoute une précarisation universitaire. Ces étudiant-es doivent pouvoir valider leur cursus.
Nous refusons que les agent-es des musées soient les victimes collatérales de cette réouverture. Les agent-es du Louvre seraient gravement en danger. Toutes et tous en mars 2020, ils/elles ont fièrement exercé leur droit de retrait pendant plusieurs jours. C’est une action qu’ils/elles seront prêt-es à renouveler le cas échéant.
Le 16 février 2021