Comité Technique Ministériel du 5 janvier 2021 : D’une année, l’autre ?

Le CTM, convoqué le 11 décembre, n’avait pu se tenir faute de quorum, la majorité des représentant.es du personnel, ayant refusé de siéger. Nous voulions ainsi dénoncer la parodie de dialogue social mise en oeuvre depuis plusieurs mois. Le CTM avait donc été reconvoqué ce 5 janvier. Effet bénéfique ou pas de cette période de fin d’années propice à prendre de bonnes résolutions, il semble que l’administration soit revenue à une conception plus normale, plus respectueuse et moins crispée du dialogue social. Une fois n’est pas coutume, des amendements proposés en séance sur les projets de textes (surtout ceux qui n’obligeaient pas trop l’administration) n’ont pas été purement été simplement balayés d’un revers de la main. Pourvu que ça dure…

Les deux premiers textes nécessitant de recueillir l’avis des représentant-e-s du personnel, concernent directement les agent.es du ministère.

Compte-rendu complet :

Communiqué de SUD Culture Loiret / DRAC Val de Centre

Revendications SUD Culture Solidaires Loiret / Drac Centre Val de Loire:

  1. Assurance chômage annexes 8 et 10.
    Quelles que soient les aides accordées à la profession, il y aura toujours des exclus d’où la
    nécessité pour les intermittents du spectacle du report de la date du maintien de nos droits
    prévue jusqu’au 31 août 2021.
    Le maintien des droits doit tenir compte de la période d’incapacité de travailler même
    partielle, plus 1 an.
    La date fixée arbitrairement au 31 août 2021 n’avait un véritable intérêt que si l’ensemble du secteur pouvait reprendre une activité normale au 1er septembre 2020, ce qui n’est pas le cas.
    Les potentiels nouveaux entrants sont exclus de fait du système dit de l’année blanche et se retrouvent sans aucune ressources. Le seuil d’accès aux annexes 8 et 10 doit être abaissé de toute urgence pour ces catégories de salariés.

Communiqué complet :

Suspension temporaire du jour de carence dans la fonction publique : maintenant il faut l’abrogation !

Communiqué de Solidaires FP concernant la suspension du jour de carence dans la fonction publique pour les arrêts liés au Covid, suite au CCFP de ce 7 janvier 2021.

Un CCFP consacré à la suspension du jour de carence dans la fonction publique pour les personnels contaminés par le Covid 19 s’est tenu le 7 janvier.

Si cette suspension est pour Solidaires un premier pas non négligeable pour les agent-es, il n’en reste pas moins que cette mesure est non rétroactive.

Cela signifie une inégalité de traitement et une injustice pour les agent-es contaminé-es entre les deux périodes de suspension c’est-à-dire entre le 11 juillet et le mois de janvier. Faut-il préciser que cela correspond par ailleurs à une période pendant laquelle un très grand nombre de contaminations ont eu lieu.

Cette mesure s’inscrit également dans un laps de temps particulièrement court puisque le texte ne prévoit la suspension que jusqu’au 31 mars, alors même que personne n’imagine que l’épidémie sera terminée à cette date.

Enfin, cette mesure temporaire, non rétroactive et limitée à une seule maladie ne correspond pas à la revendication de Solidaires qui est bien celle d’une abrogation totale du jour de carence pour l’ensemble des travailleur-ses du secteur public et privé et pour l’ensemble des maladies.

Cette mesure injuste, contre productive au plan sanitaire et financièrement pénalisante doit disparaître au plus vite.

7 janvier 2021

[RASSEMBLEMENT ANNULE] Appel pour un soutien inconditionnel à Claire

Claire, militante du comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires de la CGT, a été arrêtée pendant la manifestation du 5 décembre. Son arrestation s’est faite sans aucune raison valable et relève d’une violence d’État qui utilise la brutalité policière afin de criminaliser le droit de manifester.

Le gouvernement actuel, dans son processus de destruction et de démantèlement du système social, cherche à intimider celles et ceux qui voudraient s’y opposer. Tout est bon : arrestations arbitraires, humiliations, procédures judiciaires. Claire, coupable d’être venue manifester samedi 5 décembre contre le chômage et la précarité, a subi des violences policières, a ensuite passé deux jours en garde à vue, pour être finalement présentée au tribunal de grande instance (TGI).

Ce que les pouvoirs publics lui reprochent ? « Rébellion » et « refus de se disperser » ! Devant cette mascarade de justice, Claire a refusé la comparution immédiate. Elle est convoquée au tribunal de grande instance mardi 5 janvier pour y être jugée.

NON À LA CRIMINALISATION DES MANIFESTANT·ES
AUCUNE SANCTION POUR CLAIRE
RASSEMBLEMENT MARDI 5 JANVIER
12 HEURES TGI PORTE DE CLICHY

Nous continuons d’exiger :
L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage.
L’abrogation du décret du 29 décembre 2018 sur le contrôle des chômeur∙es.
Une nouvelle convention indemnisant 100 % des chômeur∙es et précaires.
Une année blanche pour les intermittentes et intermittents de l’emploi, et pour les travailleuses et travailleurs précaires, à compter de la fin de la crise sanitaire.
L’arrêt des contrôles et le redéploiement des effectifs vers l’indemnisation et l’accompagnement.
L’abrogation de la loi Sécurité globale et l’abandon du nouveau schéma du maintien de l’ordre.