Mardi 14 avril, le grand public apprenait par voie de presse, en même temps que l’équipe des salarié·es et des auteur·ices Grasset, que leur PDG Olivier Nora était limogé. Une nouvelle déflagration dans le monde du livre après les nombreuses alertes sur les dangers de la concentration des maisons d’édition et des médias aux mains de quelques milliardaires. Les auteur·ices s’organisent alors pour défendre leurs droits, des acteur·ices du monde du livre expriment leurs inquiétudes, plus d’une centaine de salarié·es du groupe Hachette apportent spontanément leur soutien à leurs collègues de Grasset et interpellent le monde politique dans une tribune parue dans Le Monde le 19 avril 2026.
Continuer la lecture de « Et maintenant, tous·tes ensemble, on fait quoi ? »Revendications de la branche Métiers du livre
Face à la détérioration de nos conditions de travail
Nous dénonçons :
- La précarisation du secteur (salaires bas, contrats précaires)
- Le management brutal
- Les multiples cas de harcèlements moral et/ou sexistes et leur mauvaise gestion de la part de la direction
- Les conditions de travail dégradées (open space/flex office, heures supplémentaires non payées, etc.)
- L’ubérisation des métiers à la tâche (correcteurice, traducteurice…)
- L’utilisation de contrats précaires des stagiaires, alternant·e·s et intérimaires, CDD, travailleureuses indépendant·e·s, prestataires comme variables d’ajustement
- Le manque d’investissement des questions de santé et de sécurité par les employeurs (risques accrus dans certains secteurs comme la logistique ou les librairies)
- Des conditions d’accès aux métiers qui excluent et qui reproduisent et favorisent les inégalités sociales et les discriminations
Tchernobyl année 40
L’accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 est, à juste titre, considéré comme l’une des plus grandes catastrophes d’origine humaine. Deux explosions et l’incendie qui s’en est suivi ont entraîné le rejet d’au moins 200 types différents de radionucléides dans l’atmosphère. La pollution a été d’envergure planétaire. Le césium-137 à lui seul a contaminé plus de vingt pays européens.
Pour commémorer la 40e année de la catastrophe, Enfants de Tchernobyl Belarus (ETB) vous propose :
- un colloque organisé le samedi 25 avril à Paris ;
- une proposition d’action de terrain « Une Pomme pour Belrad » ;
- la publication du journal « L’Écho de Tchernobyl ».
Fayard et maintenant Grasset… ça suffit !
Le secteur de l’édition est victime d’une accélération du phénomène de concentration ces dernières années.
Pour les travailleur·ses, le choix se fait entre deux mondes :
- de grands groupes aux mains de milliardaires, véritables rouleaux compresseurs dont le profit ou l’idéologie fascisante est la seule boussole ;
- ou celui de petites maisons indépendantes qui luttent pour survivre et dans lesquelles le droit du travail n’est pas toujours respecté…
Exposition gratuite… aux produits chimiques au Grand Palais !
Risque chimique au Grand Palais : droit d’alerte déclenché par Sud
Ce qui s’est passé
Les 7, 8 et 10 avril, de nombreux agents ont été exposés à de fortes émanations chimiques à la suite de travaux de pose de résine et de peinture.
Dès la prise de poste, plusieurs salariés ont signalé de fortes odeurs, maux de tête, vertiges, malaises…
Des agents de Pompidou ont exercé leur droit de retrait. Le public, y compris des enfants, a également été exposé.
Continuer la lecture de « Exposition gratuite… aux produits chimiques au Grand Palais ! »1er mai 2026 : la culture bourgeonne de luttes !
Faisons du 1er Mai 2026, journée internationale de lutte pour les droits des travailleureuses, une journée de fête et de mobilisation !
SUD Culture Solidaires appelle l’ensemble du secteur culturel à se mobiliser et à manifester partout sur le territoire, pour célébrer nos conquis sociaux et en faire un jalon dans nos mobilisations en cours et à venir.
Tandis qu’une proposition de loi est à l’étude pour « permettre » à certaines structures professionnelles de travailler le 1er Mai, SUD Culture Solidaires rappelle que le 1er Mai est avant tout une journée de lutte, fériée et chômée grâce à la lutte des travailleureuses elleux-mêmes. Nous refusons que l’on nous « permette » de travailler plus alors que l’heure devrait être au partage du temps de travail !

