Quelques hypothèses quant à l’avenir de la Librairie du Mucem après sa reprise par Arteum

L’idée première du texte ci-joint était de s’adresser aux administrateurs et administratrices du Mucem alors qu’ils·elles voteront au début du mois de mars la reprise de la librairie du Mucem, et de leur transmette notre inquiétude quant à cette reprise par le groupe Arteum.

Ce texte n’est pas un scénario catastrophe mais un agrégat de faits qui se passent ou se sont passées dans des boutiques gérées par Arteum.

Il nous semble intéressant de rendre ce texte public d’autant plus que dans le même temps où Actes Sud se débarrasse de certaines de ces librairies jugées non rentables (Epona en 2020, librairie du Mucem en 2021), Actes Sud est en plein tripatouillage foncier et financier à Arles pour le plus grand bonheur de ses actionnaires 
(voir l’article « Quand Capitani s’apprête à s’engraisser sur le dos d’Actes Sud » sur le site du journal L’Arlésienne).

Arteum est une petite société qui grossit, grossit et qui s’est spécialisée depuis quelques années dans les boutiques de musées. Elle comptait une trentaine de salarié·e·s en 2012 et entre 150 et 200 aujourd’hui pour une vingtaine de lieux. Arteum grignote essentiellement sur les plates-bandes de la RMN-GP mais a également repris des boutiques et des librairies aux cinémas MK2 et a aussi la volonté de s’étendre en Europe.

La direction d’Arteum affirme : « La place de la librairie est centrale dans chacune de nos boutiques ». La réalité montre pourtant l’inverse, sauf à comprendre que faire des piles de catalogues ou des meilleures ventes comme dans la grande distribution soit le propre du travail d’un·e libraire… Là-dessus Actes Sud (AS) et Arteum convergent puisque la direction d’AS a affirmé à ses salarié·e·s que la librairie de fonds c’était fini au Mucem, que ça ne marchait pas.

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Cité des sciences : tentative d’entrave au CSE ?

Lors du CSE du 20 janvier 2021, pendant la lecture de la délibération sur l’amiante soumise au vote, la direction a demandé à une organisation syndicale de se connecter. Ainsi l’employeur a dérogé à son obligation légale de neutralité vis-à-vis des organisations syndicales.

La directrice générale déléguée, mise au courant, n’a pas mis fin à cette situation illégale qui pourrait s’assimiler à une entrave au bon fonctionnement du CSE. Ce manque d’impartialité évident nuit gravement au dialogue social et met à mal les négociations en cours et à venir.

Nous prendrons donc toutes les dispositions qui s’imposent pour faire respecter le Code du travail.

Code du travail — Art. L. 2141-7 Code du travail / Mis à jour le 10 février 2021 Résumé : L. 2141-7 Il est interdit à l’employeur ou à ses représentants d’employer un moyen quelconque de pression en faveur ou à l’encontre d’une organisation syndicale.

Code du travail — Art. L. 2141-8 Code du travail / Mis à jour le 10 février 2021 Résumé : L. 2141-8 Les dispositions des articles L. 2141-5 à L. 2141-7 sont d’ordre public. Toute mesure prise par l’employeur contrairement à ces dispositions est considérée comme abusive et donne lieu à dommages et intérêts.

À Paris, le 17 février 2021

Les syndicats SUD Culture Solidaires, CGT-EPPDCSI et CFTC

Sauver la Culture? Oui ! Une réouverture dangereuse et au rabais des musées? Hors de question !

Communiqué SUD Culture – section Louvre

Ces derniers temps, il est de bon ton pour les journalistes, les célébrités, les analystes de tous bords de réclamer la réouverture des musées. Soucieux-ses de la santé psychologique de nos concitoyen-nes, on invoque la grande Culture à leur secours. Et ces personnes de comparer l’ouverture des supermarchés à celle des musées qui peuvent établir une jauge sanitairement acceptable.

La section Louvre de SUD Culture Solidaires tient à rappeler à ces personnes des postulats extrêmement simples.  Tout d’abord, il est impossible d’envisager une réouverture des musées sans en solliciter les travailleurs-ses. Il est inacceptable de ne jamais leur demander leur avis sur cette éventualité. En outre, nous sommes manifestement contraint-e-s de rappeler que les agent-es du musée du Louvre sont des êtres humains soumis aux mêmes contraintes biologiques que les visiteur-ses. Et que si des personnes meurent d’inanition dans le monde, à notre connaissance personne ne meure d’un accès restreint au musée. Ceci explique sans aucun doute l’ouverture des supermarchés et la fermeture des musées.

Nous rappelons que si les visiteur-ses seraient sans doute amené-e-s à croiser peu de gens durant leur visite, les agent-es des musées sont susceptibles de croiser, comme cela s’est fait cet été, des milliers (15 000) de personnes dans la même journée.
Nous vous informons que malgré les demandes répétées de notre organisation syndicale, la Direction générale du musée du Louvre s’est toujours refusée à nous doter de masques réellement protecteurs, dits FFP2. Enfin nous pouvons constater que la situation sanitaire n’a quasiment pas évolué depuis mars 2020, que les chiffres de nouvelles contaminations stagnent et que des variants très contagieux du virus sont présents partout en France. 
Dans ces conditions, il est ABSOLUMENT hors de question d’envisager une réouverture des musées.

Toutefois, soucieux-ses de la nécessité pour les plus fragilisé-es de nos concitoyen-nes de pouvoir accéder aux collections du musée du Louvre, nous serions heureux-ses que le dispositif permettant aux inscrit-es de l’École du Louvre de pouvoir se rendre dans les salles soit étendu à tou-tes les etudiant-es résidant en France. Car ce sont ces personnes qui ont un besoin crucial de parcourir nos espaces. Nous ne voulons pas qu’à la précarisation sociale qui les concerne particulièrement s’ajoute une précarisation universitaire. Ces étudiant-es doivent pouvoir valider leur cursus.

Nous refusons que les agent-es des musées soient les victimes collatérales de cette réouverture. Les agent-es du Louvre seraient gravement en danger. Toutes et tous en mars 2020, ils/elles ont fièrement exercé leur droit de retrait pendant plusieurs jours. C’est une action qu’ils/elles seront prêt-es à renouveler le cas échéant.

Le 16 février 2021     

Tribune : « Ne poursuivons pas sur la voie sans retour du stockage géologique des déchets radioactifs »

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En août 2020, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs
(Andra) avait déposé un dossier en vue d’obtenir la déclaration d’utilité publique (DUP) pour Cigéo, projet d’enfouissementdes déchets radioactifs les plus dangereux à Bure, dans la Meuse. Le 13 janvier, l’Autorité environnementale [instance indépendante créée en France en 2009, conformément au droit européen de l’environnement], a rendu son avis sur l’étude d’impact globale de l’Andra, soulignant de nombreux oublis ou lacunes et demandant des études complémentaires.
L’Autorité environnementale confirme ainsi nos doutes. Une vigoureuse opposition ne cesse d’alerter, depuis 1987, sur les risques immenses du stockage géologique des déchets radioactifs. L’avis de l’Autorité environnementale corrobore ce que dénoncent des milliers de citoyens, d’élus et de scientifiques indépendants depuis des années, sans être véritablement entendus.

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Rmn-GP : compte-rendude la section SUD Culture du CSE du 29 janvier 2021

Prévention des risques Covid-19 : bien que le sujet ne figurait pas à l’ordre du jour, la réunion du Comité social et économique nous a permis de faire une demande concernant l’attribution de masques de catégorie 1 (qui filtrent au moins 90% de particules de 3 microns contre 70% pour ceux de catégorie 2).

Depuis l’instauration du PRA en mai 2020, deux types de masques ont été distribués en fonction des métiers de chacun.e. Ainsi, pour les métiers face public, des masques de catégorie 1 ont été distribués, pour les autres, des masques de catégorie 2.

Or, avec l’arrivée des nouveaux variants, dont la prévalence est déjà importante en Île-de-France, les autorités de santé recommandent désormais le port de masques de catégorie 1 pour toute la population.

C’est pourquoi nous avons demandé que seule cette catégorie de masques soit distribuée à l’ensemble des personnels.

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COLLECTIF DU 23 JANVIER : Appel à mobilisation pour la défense de l’art et de la culture

Nous appelons toute personne qui se sent concernée à se réunir en 

Assemblée  Intersyndicale et Collectif Citoyen

le 15 février 2021 à 13h au Cirque du Manège

à REIMS, 2 bd du Général Leclerc 51100 Reims

13h30 – Intervention d’ouverture de Luc Carton, philosophe : “Quelle place pour l’art et pour les lieux de rassemblement autour de la création dans un monde de droits culturels ?” Retransmission en direct sur la chaîne youtube : https://www.youtube.com/channel/UC0Eq8xQf4JIYbFqrXA3SxrQ    15h – Assemblée collective : Quelles sont nos réalités dans la crise ? Quelles seront nos actions ? Attention : pour raison sanitaire, la jauge est limitée à 100 Personnes. Merci de vous inscrire sur collectifdu23janvier (at) gmail.com. Votre inscription vous sera confirmée par retour de mail.

Pour celles et ceux ne pouvant se déplacer à Reims, des Assemblées Préparatoires auront lieu: → A Nancy : samedi 6 février à 10h à l’Autre Canal, 45 bd d’Austrasie, Nancy – https://www.facebook.com/events/988182685040591 → A Strasbourg : mardi 9 février à 18h au TAPS Laiterie, 10 rue du Hohwald, Strasbourg – https://www.facebook.com/events/845980122919946/Au cours de ces Assemblées Préparatoires, des personnes seront mandatées afin de se faire les portes-paroles le 15/02 à Reims de toutes questions, idées, propositions, expériences, réflexions relevées durant la réunion.

Depuis bientôt un an que la crise de la Covid 19 a mis en panne notre monde, nous avons toutes et tous consenti à des privations de liberté immenses, à des sacrifices de vie sociale, de partages affectifs et sensibles qui mettent à mal nos équilibres humains et précarisent encore plus les plus fragiles d’entre nous.

Dans ce contexte terrible, les sorties pour fréquenter les œuvres d’art, pour se réunir autour de la culture, ont été interdites. L’éducation et les actions artistiques auprès des enfants et adultes sont empêchées ou freinées.
Ne sont-elles pas pourtant essentielles au moment où, plus que jamais, les femmes et les hommes s’interrogent sur qui elles et ils sont, comment elles et ils vivent, sur la fragilité de leur condition ?
Au moment où le désir profond de changer notre monde agite puissamment notre société, pouvons-nous considérer comme facultatif cet espace de création qui nous permet précisément de partager le sensible, de vivifier nos imaginaires et d’inventer nos vies ?

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