COVID 19 : après 2 ans de guerre, le Louvre n’a toujours pas de plan de bataille

Section SUD Culture Louvre

Il y a maintenant près de deux ans, les personnels du Louvre sonnaient la révolte en utilisant collectivement leur droit de retrait face à une pandémie que le gouvernement ne prenait pas au sérieux. Du moins pas assez pour protéger des agent-es qui côtoyaient 40 000 personnes venant du monde entier chaque jour…

Aujourd’hui, ce qui était alors considéré comme une « grippette » s’est inscrit dans notre quotidien. Nous avons appris à vivre avec le risque, en prenant soin de nous et de nos proches. Enfin…dans la mesure où notre environnement professionnel ne nous condamnait pas à être tôt ou tard pris-es dans une chaîne de contaminations. Y compris lorsque l’on est vacciné-es…

On ne dirige pas à coup de pensée magique

Voici deux ans que SUD demande des mesures de bon sens, dont la dotation pour les personnels au contact du public de masques FFP2. Science infuse de vos représentant-es ? Certes non, du travail seulement. Notamment l’analyse de documents connus de tous et toutes, une partie ayant même été rédigée par l’établissement il y a plus de dix ans.

En effet, à l’époque où les services publics n’étaient pas à ce point exsangues, chaque administration avait prévu un « plan de continuité d’activité » en cas de pandémie grippale. Puisque l’anticipation n’est pas le fort de nos gouvernants actuels, SUD demande depuis deux longues années de s’appuyer sur ce travail, fait par les équipe du Louvre, afin de l’actualiser et d’y intégrer les spécificités « COVID ».

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Prière de risquer votre santé en silence et avec discernement

SUD Culture Louvre

Voir Paris et mourir ? Maintenant c’est possible devant la Joconde et sous l’œil bienveillant de la direction du Musée du Louvre. Pire encore, travailler dans la Salle des États et risquer sa vie : une surprise des plus palpitantes qu’offre la direction du musée en guise de cadeau de fêtes à ses agent-es.

Solidarité avec les travailleurs sans-papiers en grève au café Marly au Louvre

Intersyndicale Culture CGT – FSU – SUD

La café Marly est un restaurant du groupe Costes situé dans l’enceinte du Louvre. Le groupe Costes emploie depuis plusieurs années des travailleurs sans-papiers dans l’indifférence de nos dirigeants.

Lundi matin, des travailleurs sans-papiers de ce restaurant se sont mis en grève pour exiger leur régularisation. Lundi soir, le groupe Costes s’est engagé à envoyer dans la soirée le projet de protocole de fin de grève. En réalité mardi, rien n’avait avancé.

Pire, selon toute vraisemblance, c’est à la demande des dirigeants du Café Marly qui ne reculent donc devant aucune vilénie que les forces de l’ordre sont intervenues pour faire évacuer les salariés grévistes et leurs soutiens rassemblés devant le Café Marly sur le parvis de la pyramide du Louvre.

Toutefois, les grévistes ne se sont pas laissé intimider. Ils ont repris la place rapidement.

Les méthodes employées par le groupe Costes dont fait partie le Café Marly en disent long sur la teneur du dialogue social que ces patrons entendent conduire au sein de leur établissement. Preuve en est l’obstination dont ils ont fait montre hier pour ne pas négocier un protocole de fin de conflit portant la régularisation des travailleurs sans-papiers sans lesquels le Café Marly ne pourrait tout simplement pas fonctionner.

Les organisations CGT-Culture, Snac-FSU et SUD Culture, en signe de solidarité avec ces travailleurs sans-papiers du café Marly ont décidé de ne pas siéger au comité technique ministériel convoqué ce matin. Ces salariés doivent bénéficier des mêmes droits que leurs collègues.

Nos organisations pèseront par conséquent de tout leur poids pour obtenir la reprise des négociations et la satisfaction des revendications des salariés sans-papiers du Café Marly.

La Charte sociale du ministère de la Culture, qui concerne donc les salarié-e-s des entreprises extérieures travaillant sur les sites du ministère et de ces établissements, signée entre nos organisations et le ministère de la Culture en 2015, est fondée sur la reconnaissance de la responsabilité sociale du ministère dans toutes ses composantes. Il faut qu’elle soit pleinement appliquée !

En l’occurrence, la ministre, son cabinet, ainsi que le secrétaire général ont été informés de ce conflit au plus vite. Il est donc de leur responsabilité d’intervenir pour que les grévistes obtiennent satisfaction.

Pour rappel, les revendications des salariés sont simples : 

  • La régularisation de l’ensemble des salariés sans-papiers se traduisant par un contrat de travail à durée indéterminée ;
  • La mise place des attestations de concordance et la délivrance des Cerfa ;

Le respect des qualifications et le maintien de l’ancienneté des salariés avec leur positionnement au niveau et à l’échelon correspondants de la grille salariale de la convention collective nationale des hôtels cafés et restaurants ;                                           

  • La régularisation des salaires pour toute la période de l’activité partielle ;
  • L’engagement du groupe Costes de régulariser tout salarié qui serait en situation irrégulière en son sein ;
  • Le paiement de tous les jours de grève effectués.

La responsabilité de la ministre et de son cabinet est engagée. Roselyne Bachelot-Narquin ne peut en effet tolérer que de telles pratiques, iniques et inhumaines, prospèrent au sein de son ministère.

Paris, le 27 octobre 2021

Musée du Louvre : Casse sociale chez Ducasse !

Le Louvre annonce la date de sa réouverture prochaine ...

SUD Culture Louvre

Après les profiteurs de guerre, place aux profiteurs de crise ! Le groupe Ducasse [qui gère des espaces de restaurations au sein du Louvre destinés aux visiteur.ses] compte se débarrasser de 8 de ses salarié-es profitant de l’aubaine qu’est la crise sanitaire. Et c’est avec des représentants syndicaux et grévistes qu’il règle ses comptes ! C’est sous le prétexte fallacieux de la crise qu’il fait le ménage dans son entreprise. Faisant fî par là même des milliards d’euros consenties par l’État à l’hôtellerie afin que ces établissements ne licenciassent pas.

SUD Culture Solidaires s’insurge contre ces pratiques sociales odieuses et refuse catégoriquement que le nom du Louvre soit associé au nom de ce groupe qui éclabousse la Culture pour des profits infâmes ! Nous proclamons notre solidarité indéfectible avec nos collègues menacé-es ! La déontologie associée à un établissement culturel de renommée mondial devrait être naturelle, imposons-là.

Soutenons nos collègues qui sont en train de passer des entretiens préalables au licenciement. Ensemble, faisons barrage à cette injustice sociale et pratique barbare inacceptables !

Musée du Louvre : SUD Culture boycotte le CHSCT

Aujourd’hui SUD Culture Solidaires n’a pas siégé au CHSCT du Musée du Louvre consacré à la mise en place du passe sanitaire car notre organisation syndicale s’oppose totalement et sans équivoque à cette mesure d’une violence inouïe, qui est tout sauf ce qu’elle prétend être (une mesure de la protection de la santé au travail). Car ce dont il est question, c’est bel et bien de la soumission des personnels à un contrôle inédit sur leurs corps et à la levée du secret médical. 

Comment discuter des modalités de mise en place du passe sanitaire qui va contraindre dans leur travail et punir des agentEs qui depuis des mois subissent les pertes des salaires, la dégradation des conditions de travail, l’aggravation des risques psycho-sociaux ? A deux jours du CHSCT ministériel et à une semaine de l’arrivée d’une nouvelle direction, cette instance ne permettait aucune avancée pour les personnels.

Une mesure de protection ? Alors pourquoi ces agentEs « exposéEs au public » (puisque tel est le critère de division décrété par le gouvernement) n’ont jamais été équipéEs d’outils de protection adéquats (les masques FFP2 entre autres) que notre syndicat réclame à chaque CHSCT depuis le début de la crise COVID? Ces mêmes agentEs qui continuent chaque matin et chaque soir à prendre les transports surchargés ?

Soyons lucides, ce passe n’est rien d’autre qu’un passe de relance économique et sociale, appliqué d’une manière brutale et autoritaire. Et qui donc NE PASSE PAS.

Rendez-vous lundi 30 août à l’oratoire : HMI aérée !

Manifestant-es couleur Solidaires

« En attendant Godot » ou quand la prolongation des contrats au ministère de la Culture pendant la crise sanitaire et sociale se fait attendre !

Depuis maintenant un an, nous connaissons une situation sanitaire particulièrement grave, à cause de la pandémie toujours en cours, qui s’est rapidement doublée d’une crise sociale importante.

En lutte contre la précarité !

Pour protéger un minimum les agent-e-s les plus fragiles, et en particulier les agent-e-s contractuel-le-s, à temps plein ou à temps incomplet, qui n’ont que des contrats courts, le ministère de la Culture a prolongé à plusieurs reprises la plupart de ces contrats. C’est ce qui a ainsi été fait le 15 décembre 2020 et le 31 janvier dernier.

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