Lyon : Manifestation contre les violences de l’extrême-droite le 23 octobre

https://solidaires.org/IMG/png/affiche-jg-texte-2-724x1024.png

Lyon, considérée comme un « laboratoire de l’extrême droite », depuis maintenant plus de 10 ans, subit de multiples agressions de l’extrême droite (attaques racistes, islamophobes, antisémites, attaques au couteau, attaques de manifestations, attaques de librairies, attaques LGBTIphobes, etc…).

Nous avons constaté ces derniers jours, à Lyon et ailleurs, ces dernières semaines, une accélération de ces violences, allant même jusqu’au projet d’attentats.

La situation lyonnaise, que nous dénonçons depuis plusieurs années, est en train de s’étendre sur l’ensemble du territoire.

L’extrême-droitisation des discours, du champ politique et médiatique a une immense responsabilité, et ce jusqu’au gouvernement.

Continuer la lecture de « Lyon : Manifestation contre les violences de l’extrême-droite le 23 octobre »

Hommage à Lucio Urtubia

Nous apprenons avec tristesse la disparition de Lucio Urtubia, à l’âge de 89 ans, ce 18 juillet 2020, quelques semaines après le décès d’une autre grande figure de la lutte, Maurice Rajsfus, disparu le 13 juin (voir ici : https://sud-culture.org/2020/06/15/maurice-rajsfus-est-mort-continuons-son-combat-antifasciste/).

Militant anarcho-syndicaliste de la CNT espagnole en exil, antifasciste, franc-tireur turbulent et collectiviste à la fois, solidaires des luttes sociales et des opprimé-e-s, Lucio était partisan de l’action directe et des actes concrets et les camarades de SUD Culture Solidaires qui ont croisé sa route gardent le souvenir d’un homme généreux au franc-parler.

Lucio avait créé et animait le centre Louise Michel dans le 20éme arrondissement de Paris qu’il mettait volontiers à disposition pour la tenue de réunions d’organisation de différents collectifs auxquels nous avons participé.

C’est donc avec émotion que nous souhaitons lui rendre hommage en ce jour.

Adiós compañero, la lucha continua !

Pour connaître l’action militante de Lucio, il est possible de consulter sa notice du dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social : https://maitron.fr/spip.php?article139802

Ainsi que de courtes vidéos : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=PVPtE9ySsQw&feature=emb_logo&fbclid=IwAR1wddudLGuTshILQTYrh-v-ZPRrr-UNTYDnISesPhWuWnc0wokBr801N0U

https://www.youtube.com/watch?v=7TIJopNTw90&fbclid=IwAR0LhuWlV3X5aGmzGFWXkkLIvUinINmXtOeBZZf7iZNM4-tm0D-apBwvJW0

Maurice Rajsfus est mort. Continuons son combat antifasciste !

Union syndicale Solidaires

Image / illustration

Maurice Rajsfus est mort. Continuons son combat antifasciste ! Le jour même de la forte manifestation à Paris initiée par le Comité Adama contre le racisme et les violences policières, nous avons appris avec tristesse le décès, à 92 ans, de Maurice Rajsfus.

Maurice était rescapé avec sa soeur Jenny Plocki de la rafle du Vel’d’Hiv du 16 juillet 1942, mise en oeuvre par la police française au service de l’occupant nazi. Ses parents Mushim Plocki et Riwka Rajsfus, juifs polonais, furent déporté-es et disparurent à Auschwitz

Après-guerre, jeune militant épris de liberté, il participe à la lutte anticolonialiste contre la guerre d’Algérie et l’OAS.

En mai 1968, alors militant syndical au Syndicat National des Journalistes (SNJ), il participe activement à la puissante grève générale et au mouvement de mai. C’est alors qu’il commence son inlassable travail de documentation des violences policières, constituant un précieux fonds d’archives de 10.000 fiches. Et en mai 1994, avec son complice Jean-Michel Mension (alias Alexis Violet), il crée l’Observatoire des libertés publiques (OLP), suite à l’assassinat du jeune Makomé en avril 1993 par un policier dans le commissariat des Grandes Carrières. Ce sera alors la publication régulière du bulletin Que fait la police ? jusqu’en 2014. Il écrit aussi une vingtaine de livres sur la police et la répression.

Par ailleurs, il est l’un des initiateurs de l’Appel des 250 en 1990 pour contrer la montée du FN, « parti fascisant et raciste », et sera président du réseau antifasciste Ras l’Front jusqu’en 1999. Enfin, il a écrit des ouvrages en soutien au peuple palestinien et critiquant l’idéologie sioniste. Et, faisant oeuvre d’historien, il a rédigé de nombreux livres sur la période de Vichy et de l’Occupation, avec notamment en 2002 un Que Sais-Je ? sur La Rafle du Vel’ d’Hiv’.

L’Union syndicale Solidaires adresse ses condoléances, sincères et amicales à ses proches.

Nous continuerons à nous inscrire dans les pas de Maurice Rajsfus, militant acharné et généreux, en luttant contre le fascisme et contre le racisme.

Paris, le 14 juin 2020