L’extrême-droite a encore tué à Paris

Moins de deux mois après le meurtre de Martin Arrumbum par un néo-nazi du GUD, l’extrême-droite a à nouveau tué à Paris. Un militant d’extrême-droite, Martial Lanoir, a abattu, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 mai, un jeune homme d’une balle dans la tête. Lanoir s’était fait connaître sur Dailymotion pour ses vidéos racistes telles que « sauvons la France » ou « Immigration non-voulue par les Français ». Il y développe des théories xénophobes et conspirationnistes, se revendiquant de « Soral et Dieudonnée ». En septembre 2020, il était intervenu à la sinistre émission « Touche pas à mon poste » véhiculant des idées complotistes. Quelques heures avant le meurtre, Martial Lanoir publiait encore sur son compte télégram un message antisémite et appelait à « éliminer les cafards ».

Le même week-end, Payton Gendron, néonazi, suprémaciste blanc, antisémite tuait 10 personnes dans la ville de Bufalo aux Etats-Unis. Dans un manifeste qu’il a publié, il fait référence au meurtrier néo-zélandais, auteur de l’attentat de Christchurch, ayant fait 51 morts.

Alors que les violences de l’extrême-droite se multiplient partout, le gouvernement français s’attaque à celles et ceux qui la combattent en décidant, par exemple, la dissolution du GALE au motif qu’il provoquerait « des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens ». Dissolution tout récemment annulée par le Conseil d’État.

Comment ne pas constater la complaisance des autorités à l’égard des militant.es d’extrême-droite… pendant que la répression des militant.es antifascistes continue. Le danger est pourtant clair : c’est l’extrême-droite qui assassine ! Elle peut visiblement continuer de le faire sans provoquer d’émoi ni déchaîner un raz-de-marée de dénonciations journalistiques pourtant si promptes quand il s’agit de condamner le bris de quelques vitrines !

L’extrême-droite est un danger mortel !

Grille salariale des entreprises culturelles et artistiques : SUD Culture ne signera pas !

Après une dénonciation de l’accord sur les salaires 2021 menée communément avec la CGT, où l’augmentation proposée par les organisations patronales était juste indécente, nous avons entamé une nouvelle négociation sur les salaires en ce début 2022.

Dans un contexte de sortie de crise sanitaire mais aussi d’inflation galopante, nous avons avancé des arguments simples d’indexation de nos salaires sur le coût de la vie. Nous avons défendu notre vision durant les phases de négociations et, sur les bases du projet d’accord, nous nous refusons à donner notre aval aux arguments avancés par les syndicats d’employeurs.

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Harcèlement moral et discrimination au Studio Théâtre de Stains : SUD Culture Solidaires intervient aux côtés d’une ancienne salariée

À l’annonce de sa deuxième grossesse, Jamila, comédienne au Studio Théâtre de Stains s’est vu stipuler son retrait de toutes les pièces de théâtre dans lesquelles sa participation était prévue. Agressivité, colère et mépris ont été les réactions de la direction du théâtre.: « Tu nous as trahis » ; « il faut choisir entre être comédienne et avoir des enfants. » ; « Tu finiras femme au foyer »… Traumatisée par ces pressions, Jamila a été contrainte à des arrêts maladie successifs durant une grande partie de sa grossesse. À son retour de congé maternité, semaine de réouverture des lieux culturels, elle a été la seule employée à être placée en chômage partiel. « Maintenant, il faut que tu partes ! Il faut laisser les autres travailler… », lui dit alors un membre de la direction. Elle a finalement été licenciée en novembre 2021 « pour inaptitude d’origine professionnelle ».

Aujourd’hui, Jamila conteste son licenciement en saisissant le Conseil des Prud’hommes, procédure à laquelle SUD Culture Solidaires a formé, en soutien, une demande d’intervention volontaire.

Par ailleurs, à la suite de la plainte de Jamila, avec l’appui de l’Inspection du Travail qui a saisi le procureur pour harcèlement moral et discrimination en raison de l’état de l’état de grossesse, SUD Culture Solidaires se constituera partie civile aux côtés de Jamila. Comment pourrait-il en être autrement concernant des faits si graves? Le secteur du spectacle vivant n’est pas une zone de non-droit du travail !

Malgré une parole féministe qui a su s’imposer dans l’espace public et sa reprise par les institutions, nous constatons, avec regret et colère, que ces abus collectifs et ces drames personnels se produisent toujours, dans le monde du travail comme ailleurs.

Nous ne tolérerons jamais, que ce soit dans les théâtres, dans les écoles d’art, dans les cinémathèques, dans les festivals ou dans toutes institutions culturelles, que, devant les caméras, la lutte pour les droits de femmes soit instrumentalisée, récupérée pendant qu’en off les violences et discriminations envers les femmes, souvent les plus précaires, perdurent. La cause des femmes ne doit pas être réduite à l’état de spectacle ! C’est une lutte de tous les instants, dans tous les domaines de la vie ! Pour TOUTES les femmes !