INRAP : nouveau préavis de grève intersyndical

Préavis de grève reconductible pour l’ensemble des agents de l’Inrap du 1er au
31 mai 2021 de 0 à 24 heure.

Par la présente, les organisations représentatives de l’Inrap renouvellent le préavis de grève reconductible concernant l’ensemble des agent.es de l’Inrap déposé par les organisations représentatives du personnel en date du 22 février 2021 pour la période du 2 au 26 mars, puis le 25 mars pour la période du 27 mars au 30 avril.
Les textes réglementaires prévoient une obligation de négociation, pendant la durée du préavis, entre les organisations syndicales et l’administration employeur. Malgré cela aucun.e représentant.e de l’administration n’a reçu les organisations syndicales, ni avant, ni le 16 mars dernier, jour d’actions à Paris et dans les régions. C’est la première fois depuis 20 ans que l’administration ne nous reçoit pas dans ce cadre. Aussi, nous protestons face à ce déni du dialogue social.

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16 mars : Grève des agent.es de l’INRAP

Un préavis de grève national a été déposé par les organisations syndicales de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) pour la journée du 16 mars 2021. Des archéologues et administratifs de toute la France s’associent à cette mobilisation.

Après s’être battus pendant plus de 20 ans pour défendre l’archéologie préventive, pour la création d’un cadre réglementaire et d’un établissement public puis contre le modèle libéral dans lequel l’archéologie préventive a été jetée, les archéologues de l’Inrap revendiquent aujourd’hui une revalorisation de leur salaire. Derrière la vitrine des belles découvertes et des vestiges qu’ils s’attachent, au nom du progrès de la connaissance, à comprendre et à partager avec le plus grand nombre, il y a des archéologues et des agents dont la grille salariale n’a pas évolué depuis… 2002 !

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Un service public de l’archéologie sans avenir ?

CGT – FSU – Sudculture – CNT INRAP

Emploi et pyramide des âges

Le très fort besoin en emploi et en amélioration de carrière n’est toujours pas assuré et garanti ni à l’Inrap ni dans les SRA. Alors même que le renforcement des SRA fait consensus dans la communauté archéologique mettant en avant l’obligation de l’État d’exercer les missions de contrôle scientifique prévues par la loi. Les effectifs complémentaires apportés par concours de la dernière vague de recrutement d’ingénieurs restent toujours insuffisants.

À l’Inrap, les réunions Emploi mises en place au début de l’année 2020 sont au point mort. L’urgence des besoins en emploi est pourtant réelle et seuls des recrutements réguliers et annuels permettront d’endiguer le choc démographique qui s’annonce avec le départ en retraite d’une génération complète d’archéologues.

Ces recrutements doivent se faire sur de l’emploi statutaire et non instaurer une précarité en recrutant en CDD sur des missions besoins qui sont pérennes. La faiblesse du renouvellement des effectifs et des compétences à l’Inrap comme dans les services de l’État obère à court terme les capacités à remplir les missions de service public permettant de garantir la préservation du patrimoine et sa conservation par l’étude. En quelques années seulement, plus de 50 départs à la retraite sont prévus dans les SRA. À l’Inrap, en moyenne, 40 à 60 personnels sortent chaque année sans qu’aucune politique de remplacement ne soit mise en place.

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Archéologie : sur les chantiers ou dans les bureaux, la reprise c’est NON !

Comme tant d’autres secteurs, l’archéologie est impactée par la crise sanitaire. *Le 16 mars dernier, les chantiers archéologiques ont été mis à l’arrêt et tous les lieux de travail fermés. *Depuis cette date, l’ensemble de la profession est « à la maison » : en arrêt pour garde d’enfant ou maladie, télétravail, en travail à distance, autorisation d’absence ou au chômage partiel. *Par manque de matériel informatique et d’accès à des données scientifiques ou professionnelles, le travail à distance est difficile voire impossible, encore plus lorsque des enfants sont à la maison. *De leur côté, les agent·es des services régionaux de l’archéologie n’étant plus présent·es en DRAC, ne peuvent pratiquement plus exercer leurs missions de prescription.

Une précarité accrue

Les très nombreux·euses salarié·es en CDD du secteur bénéficient aussi de cette situation. Enfin, surtout seul·es ceux et celles dont la date de contrat commençait au plus tard le 16 mars. Pour les autres, dépendant d’employeurs privés, leurs contrats ont été suspendus voire annulés, les renvoyant alors à la case chômage. Ceux et celles dont le contrat devrait être prolongé durant cette période de confinement verront-ils leur contrat effectivement reconduit ? Tout·es ces CDD se retrouvent à présent en plein confinement dans une incertitude professionnelle complète alors que le contexte actuel ne se prête pas aux changements de situation et aux démarches administratives.

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