Fonction publique : Rencontre bilatérale avec Amélie de Montchalin

Solidaires Fonction Publique

Amélie de Montchalin, ministre de la transformation publique et de la fonction publique, nouvellement nommée, a reçu les organisations syndicales représentatives en réunion bilatérale.

Lors de sa rencontre, Solidaires a indiqué à la ministre que la création d’un ministère de plein exercice répond à une demande qui avait été portée en début de quinquennat. Cependant, son intitulé qui rappelle le nom de la loi de août 2019 génère des inquiétudes que la ministre a tenté de dissiper.

Solidaires a insisté sur la nécessité que le dialogue social change sur le fond et la forme pour une véritable prise en compte des revendications des agents.

Par ailleurs la répression anti syndicale envers les représentant-e-s du personnel doit cesser.

Solidaires a réaffirmé lors de cette rencontre la nécessité de tirer les enseignements de la crise afin de prendre des orientations totalement opposées à celles qui prévalent depuis de trop nombreuses années. Il est indispensable que la Fonction publique et les services publics aient enfin les moyens humains et matériels pour assumer des missions de qualité dans tous les aspects de la vie, sur l’ensemble du territoire. Cela passe notamment par des recrutements de fonctionnaires, la titularisation des contractuel-les et l’arrêt des réformes destructrices en cours.

Les services publics sont une richesse pour la population d’un pays, en aucun cas un coût comme cela est systématiquement présenté. Ils ne peuvent être une variable d’ajustement budgétaire.

Solidaires a réaffirmé que le statut est à la fois protecteur pour les agent-es des pressions politiques notamment et qu’il garantit à la population un accès aux services publics sans discrimination, en toute égalité et neutralité.

Solidaires a ainsi réaffirmé sa demande d’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique et que soient rétablies toutes les instances de représentations des personnels (CAP, CHSCT…) et l’ensemble de leurs prérogatives.

Solidaires est par ailleurs revenu sur la nécessité de revalorisation des carrières et rémunérations de l’ensemble des 5,5 millions d’agent-es publics, notamment les carrières féminisées.

Solidaires sera vigilant et défendra ces revendications.

10 juillet 2020

Le Conseil d’État interdit une nouvelle fois au gouvernement de fouler aux pieds la liberté de manifester

Saisi par le SAF, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, le SM, l’UNEF, le DAL et Attac, le Conseil d’État vient de suspendre pour la deuxième fois les dispositions du décret du 31 mai 2020 qui, selon une nouvelle rédaction du gouvernement, soumettait la liberté de manifestation à un régime d’autorisation.

Nos organisations se félicitent de cette décision, l’épidémie de COVID19 ne peut justifier une telle atteinte à la liberté de manifester, composante essentielle de la démocratie.

La liberté de manifester est donc désormais entièrement et pleinement rétablie, seule une déclaration suffit !

En revanche, nous déplorons que le Conseil d’État n’ait pas censuré l’interdiction de principe de tout rassemblement de plus de 5000 personnes qui limite de fait drastiquement la liberté de manifester et ouvre la voie à une part importante d’arbitraire dans la décision de l’administration.

Nous resterons vigilants pour assurer le respect de la liberté de manifester et nous nous opposerons à toute nouvelle règlementation, en application de la loi organisant la « sortie » de l’état d’urgence sanitaire, qui porterait atteinte à nos libertés fondamentales.

Signataires : SAF, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, le SM, l’UNEF, le DAL, Attac

Branche de l’animation (Eclat*) : Le CNEA veut détricoter la convention collective et faire voler en éclat les droits sociaux des salarié.e.s du secteur

Le CNEA**, syndicat employeur du secteur associatif, projette de diminuer les salaires dans une logique comparable à celle du MEDEF. Profitant de la demande de l’Union syndicale Solidaires et de la FERC-CGT de travailler sur la question des bas salaires, le CNEA propose un nouvel avenant qui précarise encore plus les salarié-e-s des associations :

Communiqué disponible ici :

Grenoble: rassemblement le 2 juillet devant le tribunal pour le rendu du jugement en appel des gilets jaunes de Valence et pour être solidaires des militant-e-s poursuivi-e-s

Le 4 juin dernier a eu lieu le procès en appel, à Grenoble, de deux participants au mouvement social des gilets jaunes de la Drôme qui sont victimes de la répression policière et judiciaire et qui risquent une lourde condamnation pour avoir simplement manifester.

SUD Culture Solidaires fait partie de leur comité de soutien et avait appelé à participer à un rassemblement lors de ce procès en appel (voir ici https://sud-culture.org/2020/06/04/proces-de-gilets-jaunes-a-valence-solidarite-avec-stephane-et-tom/), tout comme lors du premier procès.

Le rendu du jugement aura lieu le jeudi 2 juillet, en même temps que le procès de 8 manifestant-e-s interpellé-e-s le 1er mai 2019 à Grenoble, pour le simple fait de descendre dans la rue pour défendre leurs droits.

Une mobilisation est organisée sur Grenoble à cette occasion le 2/07 avec devant le tribunal de Grenoble : A 12h30 une conférence de presse
Puis s’en suivra un temps de prise de paroles à 13h.
A 13h30, le procès des interpellé.es du 1er mai débutera.
A 14h, rendu du délibéré de l’appel du procès de Stéphane et Tom.
Pour plus d’informations à ce sujet, voir ici : https://ricochets.cc/Appel-a-rassemblement-de-soutien-Jeudi-2-juillet-a-Grenoble.html

Nous continuons à être aux côtés des syndicalistes et des membres du mouvement social, aux côtés des victimes de la répression policière et judiciaire. SUD Culture Solidaires appelle donc à participer massivement à ce rassemblement le 2 juillet.

Depuis le 16 mars dernier, la MJC de Villeurbanne est fermée

Communiqué de presse

Les salarié.e.s de la MJC soutenus par leurs organisations syndicales alertent sur la situation actuelle et les risques concernant l’avenir de la MJC.  Avec 2200 adhérents et 10000 usagers, des activités variées en direction de tous les publics dont une saison de spectacles, la MJC devrait, dans la période de crise sanitaire, participer au lien social et au développement des solidarités nécessaires au « vivre ensemble ».

Le Conseil d’administration de la MJC s’est engagé depuis mars dans une voie inverse :

– l’ensemble des salarié.e.s ont été mis en chômage partiel avec une partie très faible de télétravail ne permettant pas d’assurer les tâches indispensables dans la période.

-le poste de Directeur de la MJC est actuellement vacant (une inaptitude médicale a été prononcée) à la suite notamment de son éviction des décisions de gestion dont il avait pourtant délégation.

– la MJC reste fermée et les salarié.e.s ont de nombreuses interdictions notamment celles de contacts physiques entre eux et avec les bénévoles.

– aucune concertation, des informations tardives ou insuffisantes caractérisent les relations CA de la MJC avec les salarié.e.s qui constatent que le travail s’accumule et avec la crainte de devoir supporter l’empilement des tâches à la rentrée.

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