Déclaration intersyndicale en CHSCT ministériel du 2 novembre 2020

Madame la Ministre,

Nous vous remercions d’ouvrir cette séance du CHSCT Ministériel du 2 novembre.

Malgré un train de dispositifs hors normes depuis le printemps, la situation sanitaire connaît une dégradation très importante et l’épidémie de covid-19 constitue une catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population et donc celle des travailleurs.

C’est ainsi qu’au plan législatif et réglementaire des lois et des décrets d’urgence relatifs à l’état d’urgence sanitaire, à la prorogation de l’état d’urgence ou érigeant un régime transitoire pour sortir de l’état d’urgence, et pas moins d’une soixantaine d’ordonnances pour répondre à des mesures ayant un caractère d’urgence économique et sociale ont été promulgués depuis mars dernier.

Des mesures de soutien à l’économie et un plan de relance s’élevant à plusieurs centaines de milliards ont été mis en oeuvre ou sont en passe de l’être.

Au plan scientifique, dès le début de l’été le conseil scientifique COVID-19 institué en mars dernier par le ministre des Solidarités et de la Santé a rendu plusieurs avis alertant le gouvernement quant à la circulation estivale plus active du virus et à un net recul des mesures de distanciation et des mesures barrières. Il mettait en garde contre une reprise à moyen terme de la circulation du virus à un niveau élevé à l’automne 2020 et incitait fortement les autorités à préparer et anticiper tous les scénarios possibles quelles qu’en soient les difficultés. Le conseil précisait en outre très clairement que les décisions devraient faire l’objet d’une discussion avec la société civile et qu’une nouvelle politique de communication devrait être menée. Il précisait aussi qu’il n’existe pas à ce jour d’étude prospective ou rétrospective importante permettant de connaître les modes de contamination des personnes à risque ayant dû être prises en charge en hospitalisation. Il soulignait enfin que les réunions familiales ou entre amis jouent probablement un rôle important dans la contamination de ces personnes se protégeant pourtant habituellement plus que les autres.

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Intersyndicale Culture : Compte-rendu de la réunion du 29 octobre avec la Ministre

Réunion du 29 octobre avec la Ministre suite à l’annonce du reconfinement

Déclaration de l’intersyndicale Culture

Les organisations syndicales représentatives du ministère de la Culture remercient la ministre de la Culture d’avoir organisé cette réunion à distance au lendemain des annonces du Président de la République sur le reconfinement lié à la crise sanitaire de la Covid-19. En effet, la priorité est à la santé des personnels.

Nous ne saurions néanmoins commencer cette réunion sans avoir une pensée très émue pour les victimes de l’attentat perpétré à Nice ce matin même. Nous adressons toutes nos condoléances à leurs familles ainsi qu’à leurs proches.

Nous exprimons notre solidarité avec l’ensemble du monde du travail, avec toutes les travailleuses et les travailleurs et rendons un hommage appuyé aux personnels soignants.

Nous saluons la décision de convoquer en urgence un CHSCT Ministériel extraordinaire lundi 2 novembre, car en effet la santé et l’unité priment, comme ce fut le cas au printemps.

L’ensemble des organisations syndicales représentatives du ministère de la Culture est évidemment aux côtés de tous les personnels, à Paris comme en régions, en administration centrale comme dans tous les établissements publics et dans toutes les entités, qu’elles soient de droit public ou privé. Elles confirment leur disponibilité totale pour suivre l’évolution de la situation dans un dialogue permanent avec l’administration. 

Nous soulignons que le moral des personnels n’est pas le même qu’en mars. Les agent.es ont été mis à rude épreuve depuis le début de l’année et nous font part de leur fatigue, de leur désappointement et d’une forme de colère. En effet, l’action gouvernementale, notamment à travers son concept « tester, alerter, protéger », a échouée, et nous déplorons que le gouvernement fasse un usage trop large des privations de libertés en nous reconfinant pour pallier un manque de politiques de prévention et d’anticipation.

Il est regrettable que le débat public soit trop étroit, comme confisqué, et ne permette pas l’association des citoyens à la réflexion.

Pour nos organisations syndicales unanimes, l’espace politique d’un tel dialogue est le CHSCT-Ministériel qui couvrent les 25 000 agent.es de notre ministère. Les CHSCT locaux doivent à la suite être convoqués dans les meilleurs délais.

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RMN-GP : La santé des personnels avant tout !

Section SUD Culture de la RMN-GP

Alors que les principaux clusters se concentrent sur le lieu de travail, il a fallu attendre que la situation sanitaire soit à nouveau dramatique, et même pire qu’en mars dernier, pour que de nouvelles mesures soient prises !

Ces derniers jours et jusqu’à aujourd’hui, en période de vacances scolaires, nombre de nos collègues ont été exposés à une fréquentation de visiteurs très importante, comme par exemple au Louvre ou à Versailles. Depuis le premier confinement et sa sortie le 11 mai, le télétravail a été mis en place pour certains, en même temps que des mesures contraignantes dans les musées. Mais aucun bilan n’a été dressé, faisant le point sur les conséquences de ces mesures sur les conditions de travail. Les représentant.es du personnel n’ont par conséquent pas eu l’occasion de pouvoir faire des préconisations pour l’amélioration de celles-ci.

C’est pourquoi, notre organisation syndicale demande à la direction de la RmnGP qu’un bilan sur le télétravail et l’effet des mesures sanitaires sur les conditions de travail de nos collègues posté.es soit présenté au CSE de toute urgence. Nous exigeons également que soit présenté l’évolution du dispositif. Ces deux points devant être ensuite examinés par sa Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail.

Et sans attendre, suite à l’annonce du nouveau confinement, SUD Culture de la RmnGP demande :

– Le maintien du salaire à 100% de tou.tes les salarié.e.s comme c’était le cas lors du 1er confinement ;

– La possibilité pour nos collègues éligibles au télétravail qui doivent s’occuper d’enfants ne pouvant pas être accueillis en collectivité de pouvoir bénéficier du chômage partiel ;

– Le bénéfice du chômage partiel pour tou.tes nos collègues en CDD et conférencier.es ponctuel.les pour lesquel.les un contrat était prévu au mois de novembre ;

– Le report des récupérations non prises et des congés posés sur la période du confinement.

Librairies Maupetit et Mucem : l’écho des DP

Nous avons attendu la réunion avec Actes Sud pour boucler cette feuille d’infos. Que retenir de nouveau à part que nous étions des « privilégié·e·s » de pouvoir rencontrer une partie de la direction ? Au niveau chiffres Maupetit se porte bien comparativement aux autres et une stabilité à l’équilibre et l’obtention de bénéfices sont attendus pour 2021 ce qui pourrait se traduire par des augmentations pour les salarié·e·s. Quant à l’avenir de la librairie du Mucem et des personnes qui y travaillent, les inquiétudes et les interrogations grandissent…

Bulletin complet :

Gestion de la tempête Alex : Que s’est-il passé au CMN ?

Après le passage de la tempête Alex entre jeudi 1er et vendredi 2 octobre, toute la France a été choquée par l’ampleur des dégâts qui ont ravagé les Alpes-Maritimes, particulièrement dans les Vallées Alpines de l’arrière-pays niçois. Le bilan humain et matériel est très lourd.

L’intersyndicale CGT-CFDT-Sud Solidaires du CMN tient ici à faire part de sa solidarité et de son soutien aux populations sinistrées.

Un département sinistré par la tempête Alex

Si la violence des intempéries a été un choc pour tout le monde elle n’en était pas moins prévue depuis plusieurs jours par Météo France, les médias s’étaient même faits l’écho de la potentielle « bombe climatique » que représentait la tempête Alex.

Dès le jeudi 1er octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes annonçait sur son site :

  1. Prévisions météo :

« Un épisode méditerranéen de forte intensité concernera le vendredi 2 octobre 2020 le département. Des averses orageuses se mettront en place dès le matin. Ces orages pourront être accompagnés de violentes rafales avec des phénomènes tourbillonnaires, de fortes averses et parfois de la grêle.

Les premières pluies et orages vont commencer dès vendredi matin, mais c’est en cours d’après-midi de vendredi et en soirée, que les pluies deviendront les plus fortes.

Météo France précise qu’un passage en vigilance rouge est possible en cours de journée.

Un risque de vagues-submersion est prévu également à partir de vendredi après-midi. »

  1. Mesures prises :

« Compte tenu de l’intensité du phénomène annoncé, le Préfet a pris la décision de fermer, ce vendredi 2 octobre 2020, l’ensemble des établissements scolaires, publics et privés du département des Alpes-Maritimes : écoles maternelles, primaires, collèges et lycées, crèches et universités.

Les sorties scolaires sont donc annulées.

Les transports scolaires sont également annulés pour toute la journée de demain.

Pour veiller à la sécurité des personnes, le préfet des Alpes-Maritimes activera le centre opérationnel départemental le vendredi 2 octobre 2020 à 7h00, chargé de coordonner les remontées d’informations des collectivités, des services météorologiques et de secours. »

Malgré toutes ces prévisions météorologiques alarmistes,malgré la connaissance par mail, dès 8h42 le vendredi 2 octobre, d’un point de situation émanant du COD (Centre Opérationnel Départemental activé par la préfecture) qui indique clairement une aggravation attendue à partir de 12h00 (Vigilance ROUGE « pluies-inondations », avec un point particulier à surveiller : le secteur de la Roya où est situé le monastère de Saorge),

L’administration locale du CMN va attendre 11h52 pour finalement demander aux agents en service de procéder à la fermeture des monuments de la circonscription des Alpes-Maritimes, à savoir : Saorge, Kérylos et Cap-Morderne (La Turbie ayant déjà été fermé dès 8h22 !), et les inviter à regagner leur domicile « en faisant preuve de la plus grande prudence ».

C’est dans ce contexte que certains de nos collègues se sont retrouvés pris au piège au moment de repartir.

Notamment une agente du monastère de Saorge, dont le retour à son domicile était devenu impossible, a été contrainte de passer la nuit dans le monument, en laissant seuls chez elle ses deux enfants adolescents, sans eau ni électricité, bloqués à l’étage de leur immeuble du fait de la montée rapide des eaux.

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BnF : protection des agent.es vulnérables à la suite de la suspension du décret du 29 août 2020

Courrier envoyé par SUD Culture BnF à la direction lundi 19 octobre 2020

Le 15 octobre dernier, le Conseil d’Etat a décidé de suspendre l’exécution du décret du 29/08/2020 du gouvernement qui établissait une nouvelle liste, beaucoup plus restrictive, des personnes vulnérables en fonction de leurs problèmes de santé dans le cadre de la pandémie actuelle. En effet, le Conseil d’Etat a estimé que ce décret  » limite indûment la liste des personnes vulnérables présentant un risque de développer une forme grave d’infection au virus SARS-CoV-2″ et qu’il n’aurait pas dû exclure les personnes précédemment considérées comme vulnérables, à savoir :

– les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse
– les personnes ayant un diabète non équilibré,
– les personnes ayant une obésité dont l’indice de masse corporelle est supérieure à 30 kg/m²,
– les personnes ayant des antécédents cardiovasculaires,
– les personnes ayant une cirrhose au stade B,
– les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire,
– les personnes ayant un syndrome drépanocytaire majeur,
– toute personne âgée de 65ans et plus, en général,

A la suite de cette décision, notre organisation syndicale attend désormais une action précise de la direction de la BnF afin de protéger, en vertu de ce jugement, le plus rapidement  possible, les personnels anciennement considérés comme vulnérables au titre des situations précédemment décrites et ayant été exclus d’un placement en ASA sur le fondement du décret du 29 août 2020. Lors du dernier CHSCT de la BnF, plusieurs organisations syndicales dont la section SUD Culture ont demandé de maintenir ces personnes en ASA afin d’une part de les protéger du risque de contamination dans un contexte de pandémie en ne les faisant par revenir sur site et d’autre part de ne pas leur ajouter de l’anxiété et incompréhension à la traversée de cette crise sanitaire. Cela avait été alors refusé, mais le jugement du Conseil d’Etat permet maintenant de mettre en oeuvre cette mesure.  

Ces agent-es faisant normalement l’objet d’un suivi par le service médical, ils et elles devraient pourvoir être très rapidement informé.es de leur retour à un placement en ASA. Outre l’obligation de protection de la santé de ces agent-e-s qui est la conséquence logique de ce jugement, cette démarche revêt un caractère d’urgence dans un contexte de reprise exponentielle de la pandémie de coronavirus.