Démission collective des représentants du personnel Sud Culture des deux instances paritaires CT et CHSCT de la DRAC de Basse-Normandie

Les agents de la DRAC de Basse-Normandie ont un système ’enregistrement automatisé de leur temps de travail.

Or, depuis la mise en œuvre de la RGPP, les RP dénoncent une explosion des
dépassements horaires, enregistrée précisément par ce système. Ces dépassements sont en lien direct avec les suppressions de postes.

Pour tenter de réguler les temps de travail et les temps de repos des agents et faire baisser la pression, les RP ont demandé un assouplissement dans les modalités de récupération du temps de travail, et donc de renégocier le protocole ARTT, signé en 2002.

A cette occasion, les RP découvrent que, depuis 11 années, le protocole ARTT est appliqué selon des règles à géométrie variable, en toute opacité, en contradiction avec ce qui était négocié et contrairement à ce qui était régulièrement affirmé par l’administration en CT.

Mensonges à tous les étages ! C’est l’époque !

Vive l’État exemplaire, intègre et transparent ! Vive le dialogue social !
Sans nous !

Caen, le 19 avril 2013

Opérateurs projectionnistes et agents de cinémas : Grève et rassemblement à Paris devant le Gaumont Opéra

2013 04 11 Communiqué Cinémas-11avril2013

CONTRE LA CASSE DE NOTRE METIER, NOTRE COLERE C’EST PAS DU CINEMA !

Par un communiqué en date du 27 mars 2013, un certain nombre de salariés des cinémas Gaumont Pathé souhaitaient attirer l’attention sur le sort qui leur est réservé par leur employeur et sur les conséquences des choix opérés par celui-ci sur le devenir des salles de cinéma.

Débrayages et rassemblements ont eu lieu sur plusieurs sites, Paris, Nice et Avignon notamment. La direction des cinémas Gaumont Pathé est restée sourde à leur demande légitime d’être entendus.

Aujourd’hui, les syndicats SUD Culture Solidaires, la Fédération Communication Culture Spectacle de la CNT, ainsi que le Collectif des Opérateurs Projectionnistes pour la sauvegarde de leur métier appellent tous les salariés des cinémas Gaumont Pathé ont décidé de s’unir pour faire front, face à l’arrogance d’une société qui fait des millions d’euros de bénéfices au mépris des salariés et des spectateurs qui la font prospérer…

Lisez la suite de ce communiqué ci-contre.


A 15 jours de la date « butoir » pour les projectionnistes, SUD Culture Solidaires, la Fédération Communication, Culture Spectacle de la CNT, ainsi que le Collectif des Opérateurs Projectionnistes de Gaumont Pathé pour la sauvegarde de leur métier, appellent à la grève et à un rassemblement à Paris le lundi 15 avril 2013 à 14 heures.

CinéSolidaires N°18

Au sommaire du N°18:

 Cinéma: Représentativité gagnée pour SUD culture !

 Le débat pour la diversité des films et des écrans

 Pathé Saran: une entrée dans l’UES et à pole emploi

 La saga des conti

 l’affiche détournée: Gpec JOke conspiration

La r eprésentativité gagnée dans les cinés, pour SUD culture solidaires !

Une période se termine, celle de la représentativité syndicale héritée de la fin de la guerre de 45 et du décret de 1966.

Faisant suite à l’application de la loi du 20 aout 2008, le 29 mars, la direction générale du travail a présenté les résultats des mesures
d’audience nationale et par branche professionnelle.

Voici ceux de la branche de l’exploitation cinématographique :

CGT = 22,77 % ; CFDT = 24,72 ; FO = 14,66 ; CFTC = 12,59 ; CGC = 10,37 ; SUD Culture Solidaires = 10,04 %.

Seules les organisations syndicales ayant atteint le seuil de 8% peuvent être reconnues représentatives (jusqu’en 2017) après vérification d’autres critères tels que valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté minimale, influence, effectifs et cotisations, implantation territoriale.

SUD culture solidaires est donc en passe d’être reconnue représentatif
dans la branche exploitation cinématographique et pourra enfin participer aux négociations de branches. Enfin une voix indépendante et déterminée
pour défendre les salariés tant lors des négociations salariales et que
celles concernant la Convention Collective …

http://www.sudcinesolidaires.org

« D’égal à égales » à la MJC Mercoeur (Paris)

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Le parcours Fille – Femmes fêtes ses 10 ans dans plusieurs lieux de l’est parisien. Le 22 mars 2013 à 20 heures, à la MJC Mercoeur (4 rue Mercoeur, 75001 Paris) avec le Comité Métallos et l’association la Bande à Léon (organisateur de la Fête à Léon et du Ciné Léon), sera projeté le film « D’égal à égales » de Christophe Cordier et Corinne Mélis.

Ce film s’intéresse à des pionnières.

Elles sont migrantes ou filles d’immigrants, et syndicalistes. Elles ont choisi de s’engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés dans les secteurs du nettoyage, du commerce, des services aux particuliers, d’industries à l’agonie, où l’on retrouve nombre de femmes issues de l’immigration.

En provenance d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest, elles s’inscrivent dans une histoire migratoire post-coloniale qui imprègne leur cheminement individuel. Travailleuses et syndicalistes, elles bousculent les stéréotypes sur les « femmes immigrées ».
Activistes en milieu masculin, elles sortent des rôles féminins attendus.

Enfin, elles ne cessent de se déplacer : des banlieues de résidence à leur lieu de travail, d’un lieu de travail et d’une région à l’autre lorsque l’usine ferme ou qu’elles sont licenciées, de leur lieu de
travail au syndicat, de « tournées syndicales » en négociations, de réunions en manifestations, de l’espace public aux espaces privés.

Traversant et retraversant ces multiples frontières, elles incitent leurs interlocuteurs à modifier leur regard sur les femmes, sur les immigré-e-s, sur les ouvrièr-e-s et les précaires. Elles sont peu
nombreuses dans ce cas : Nora, l’assistante maternelle dont les premiers pas de secrétaire générale ouvrent le film est l’une de ces pionnières, tout comme Dorothée, Keira, et Anissa.

Par delà les conflits du travail, elles nous racontent une démarche d’émancipation individuelle et collective dans une société où sexisme et racisme restent d’actualité, tandis que s’accentue la précarisation du salariat. Dans l’espoir d’être traitées, enfin, « d’égal à égales ».

Ce film sera suivi d’un débat et de l’habituel Auberge Espagnole du Ciné Léon.

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