Compte-rendu et réflexions suite au CHSCT de la DRAC Hauts-de-France du 23 avril 2020

Pour SUD Culture Solidaires participaient Tahar Benredjeb, Thomas Byhet, Olivier Doyelle (comme expert), Isabelle Poirier et Anissa Santos de Oliveira. Pour la CFDT, Christine Bongart, Karine Delfolie et Anne-Lise Devernay. Pour l’administration Marc Drouet, Frédérique Boura, Héléne Dron et Isabelle Laurent. Nous avons regretté l’absence complète des médecins de prévention, ce qui en dit long sur l’intérêt qu’ils/elles portent, en ces circonstances difficiles, aux agent.es de la DRAC. Ce CHSCT s’est déroulé par conférence téléphonique. Pendant toute la durée de l’état d’urgence sanitaire, des procédures spécifiques ont été mises en place.

En guise de préliminaire

Afin de donner un cadre formel aux réunions téléphoniques du jeudi, l’intersyndicale avait demandé la tenue d’un CHSCT, ce qui oblige l’administration à en respecter les règles de fonctionnement telles qu’elles sont définies dans son règlement intérieur. Le president du CHSCT, garant du respect du fonctionnement du CHSCT, doit notamment transmettre, en amont de la réunion, toute documentation relative à chacun des points de l’ordre du jour susceptible d’éclairer les membres du CHSCT. La secrétaire générale s’était engagée à informer les représentant-es du personnel de tout sujet qui entrent dans le champ de compétence des instances. Une nouvelle fois, nous avons vu ce que valent ces engagement puisque nous n’avons eu droit qu’à une documentation particulièrement indigente se limitant à ½ page de données incomplètes sur le statut administratif des agent.es durant le confinement . Il n’y avait strictement rien sur les points importants de l’ordre du jour. A l’évidence, ces mauvaises pratiques et ce simulacre de dialogue social sont trop ancrés pour qu’elles changent et le lien de confiance, qui était déjà faible, est désormais rompu. C’est bien parce que nous avons été élu.es et que vous nous faites confiance pour vous représenter que, malgré la tentation, nous essayons de ne pas pratiquer la politique de la chaise vide.

Lire le compte-rendu complet :

Grèce : Réintégration immédiate de notre camarade syndicaliste Ilias M., licencié injustement par les éditions Spandidos

Dessin - Le peuple uni

UD Culture Solidaires a été informé par le Syndicat des Travailleurs/ses de l’édition, des librairies, des centres de photocopies, de la papeterie et du commerce des appareils numériques de l’Attique, région d’Athénes, en Grèce, du licenciement injustifié du vice-président de ce syndicat, dans le cadre de ce qui est clairement un acte de répression anti-syndical.

Le message du syndicat d’Athènes peut être consulté ici (en anglais) : https://bookworker.wordpress.com/2020/03/11/immediate-reinstatement-of-our-colleague-who-was-fired-maliciously-at-spandidos-publications-announcement/

Les messages de solidarité internationaux reçus par ce syndicat sont eux consultables ici : https://bookworker.wordpress.com/tag/spandidos_apolysi_2020/

Face à cette répression anti-syndicale qui vise un syndicaliste membre d’une organisation syndicale combative, alternative et militante du secteur de la Culture, SUD Culture Solidaires est intervenu pour dénoncer l’attitude inacceptable de l’employeur, dans le cadre de notre action syndicale internationaliste.

Voici donc en anglais et en français le courrier de protestation envoyé aux éditions Spandidos, dont le siège est à Londres, en Angleterre.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre toutes et tous

Revendications spécifiques aux annexes 8 et 10 de l’assurance chômage. Intermittent-e-s du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel

Le secteur culturel est particulièrement impacté par la crise du covid 19. Il a été un des premiers champs professionnels à devoir cesser toute activité et sera certainement dans les derniers à pouvoir reprendre. Les programmations sont suspendues, les temps de création ne peuvent avoir lieu, le montage de nouvelles productions est impossible, de nombreux festivals sont d’ores et déjà annulés, de même que les interventions en milieu scolaire et les manifestations associatives, les tournages sont également à l’arrêt. Ces annulations et arrêts auront des répercussions pendant plusieurs saisons. Ce secteur a la particularité d’un recours massif aux contrats précaires, dont ceux des salarié-e-s intermittent-e-s du spectacle, qui sont privé-e-s, de fait, de toute activité professionnelle et de rémunérations salarié-e-s pendant cette crise.
Il est évident que la possibilité de retravailler n’existera pas au 1er juin ! Quand bien même la période de recherche de droit est allongée, ce sera une période sans contrat pour la quasi totalité des intermittent-e-s et cela indépendamment de leur désir de travailler.

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Informations CSE Hatier sur la mise en place de l’activité partielle

Lors de la réunion d’information des salarié.e.s organisée sur Teams jeudi 02/04, vous avez notamment interrogé les élu.e.s sur la mise en place de l’activité partielle aux éditions Hatier. Dans cette lettre d’info n° 3 spéciale activité partielle, sont rassemblés tous les éléments de réponse dont nous disposons à ce jour. N’hésitez pas à nous faire remonter vos questions via l’adresse mail du CSE : cehatgr@editions-hatier.fr

A très bientôt, bon courage à tous et toutes, continuez à prendre bien soin de vous et continuez à compter sur vos élu.e.s pour être à vos côtés dans cette période exceptionnelle.

Questions de l’intersyndicale Culture envoyées pour la conférence téléphonique avec le ministre du 13 avril

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Vous trouverez ci-dessous les questions de l’intersyndicale envoyées mercredi matin 8 avril à la SG. Certaines ont fait l’objet de réponse du ministre ( cf. Le compte-rendu intersyndical à sortir le 15 avril) ; d’autres restent sans réponse de la SG.

Bonne lecture et bonne santé !

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Les travailleur-se-s précaires de la culture ne doivent pas être laissé-e-s pour compte !

La période actuelle nous montre l’impérieuse nécessité des services publics et des droits sociaux. SUD Culture Solidaires dénonce l’utilisation de rhétoriques guerrières justifiant la destruction du droit du travail et autres injonctions de travail à tout prix – c’est de coût humain dont il est question, ne l’oublions jamais. Les grands discours ne doivent pas rester sans suite, et des mesures fortes et radicales doivent absolument être prises pour favoriser un réel partage du bien commun. Vous trouverez ici le courrier syndical que SUD Culture Solidaires a adressé au ministre de la Culture le 8 Avril 2020 concernant ces travailleurs/ses.

Manifestant-es SUD Culture Solidaires

Le secteur culturel est particulièrement impacté par la crise du covid 19. Il a été un des premiers champs professionnels à devoir cesser toute activité et sera certainement dans les derniers à pouvoir reprendre. Les programmations sont suspendues, les temps de création ne peuvent avoir lieu, le montage de nouvelles productions est impossible, de nombreux festivals sont d’ores et déjà annulés, de même que les interventions en milieu scolaire et les manifestations associatives, les tournages sont également à l’arrêt. Cette situation va durer des semaines, voire des mois. Les activités culturelles ne reprendront pas immédiatement mais sans doute progressivement en fonction des restrictions de jauges et de la réorganisation de nos activités. Ces arrêts auront des répercussions pendant plusieurs saisons. Ce secteur a la particularité d’un recours massif aux contrats précaires, dont ceux des salarié-e-s intermittent-e-s du spectacle, qui sont privé-e-s, de fait, de toute activité professionnelle et de rémunérations salarié-e-s pendant cette crise. Cela aura également un très lourd impact sur le maintien de leurs droits à l’assurance chômage notamment au titre des annexes 8 et 10.

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