Violences sexuelles : mais que fait la ministre ?

Ainsi donc, un responsable d’établissement du ministère de la Culture, en la personne du président du CNC, nommé en 2019 par Emmanuel Macron en échange de ses bons et loyaux services, est de nouveau sur la sellette.

L’accusation n’est pas mince : le président du Centre national du cinéma  a été mis en examen ce jeudi pour agression sexuelle et tentative de viol.  Il a également été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec la victime (son filleul) et de se rendre au domicile des parents de la victime.

Comble de l’ironie : en octobre dernier, près d’un an après le séisme provoqué par les accusations d’Adèle Haenel, le CNC avait lancé une formation pour prévenir les violences sexuelles, à destination des employeurs du secteur.

Il y a quelques temps, le ministère avait fait preuve d’une légèreté coupable à l’égard d’un haut cadre de son administration (Christian Nègre) dont l’une des occupations favorites était, entre autres, de faire boire aux agentes qui le rencontraient dans le cadre d’entretiens de recrutements, des diurétiques pour les obliger à uriner devant lui.

Il ne faut pas recommencer cette erreur. Si la présomption d’innocence doit être respectée, nous demandons à Roselyne Bachelot de l’éloigner le plus rapidement possible et à titre conservatoire, des agent.es du CNC.

A défaut tous les beaux discours sur le nécessaire combat contre les violences sexistes et sexuelles apparaîtront pour ce qu’ils sont : de la simple communication !

SUD Culture Solidaires, le 12 février 2020

COLLECTIF DU 23 JANVIER : Appel à mobilisation pour la défense de l’art et de la culture

Nous appelons toute personne qui se sent concernée à se réunir en 

Assemblée  Intersyndicale et Collectif Citoyen

le 15 février 2021 à 13h au Cirque du Manège

à REIMS, 2 bd du Général Leclerc 51100 Reims

13h30 – Intervention d’ouverture de Luc Carton, philosophe : “Quelle place pour l’art et pour les lieux de rassemblement autour de la création dans un monde de droits culturels ?” Retransmission en direct sur la chaîne youtube : https://www.youtube.com/channel/UC0Eq8xQf4JIYbFqrXA3SxrQ    15h – Assemblée collective : Quelles sont nos réalités dans la crise ? Quelles seront nos actions ? Attention : pour raison sanitaire, la jauge est limitée à 100 Personnes. Merci de vous inscrire sur collectifdu23janvier (at) gmail.com. Votre inscription vous sera confirmée par retour de mail.

Pour celles et ceux ne pouvant se déplacer à Reims, des Assemblées Préparatoires auront lieu: → A Nancy : samedi 6 février à 10h à l’Autre Canal, 45 bd d’Austrasie, Nancy – https://www.facebook.com/events/988182685040591 → A Strasbourg : mardi 9 février à 18h au TAPS Laiterie, 10 rue du Hohwald, Strasbourg – https://www.facebook.com/events/845980122919946/Au cours de ces Assemblées Préparatoires, des personnes seront mandatées afin de se faire les portes-paroles le 15/02 à Reims de toutes questions, idées, propositions, expériences, réflexions relevées durant la réunion.

Depuis bientôt un an que la crise de la Covid 19 a mis en panne notre monde, nous avons toutes et tous consenti à des privations de liberté immenses, à des sacrifices de vie sociale, de partages affectifs et sensibles qui mettent à mal nos équilibres humains et précarisent encore plus les plus fragiles d’entre nous.

Dans ce contexte terrible, les sorties pour fréquenter les œuvres d’art, pour se réunir autour de la culture, ont été interdites. L’éducation et les actions artistiques auprès des enfants et adultes sont empêchées ou freinées.
Ne sont-elles pas pourtant essentielles au moment où, plus que jamais, les femmes et les hommes s’interrogent sur qui elles et ils sont, comment elles et ils vivent, sur la fragilité de leur condition ?
Au moment où le désir profond de changer notre monde agite puissamment notre société, pouvons-nous considérer comme facultatif cet espace de création qui nous permet précisément de partager le sensible, de vivifier nos imaginaires et d’inventer nos vies ?

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Nouvelle organisation ou grande pagaille de l’administration centrale ? SUD Culture Administration centrale vous accompagne pour défendre vos droits et vos conditions de travail

SUD Culture Administration centrale vous présente ses meilleurs vœux pour cette année 2021 et reste, encore et toujours, mobilisée à vos côtés pour défendre vos conditions de travail et vos missions.

2020 s’en est allée et nous ne la regretterons pas ! Elle restera une année sombre de notre ministère avec la mise à l’arrêt presque totale de la culture dans notre pays conjuguée à une réforme de l’organisation de l’administration centrale qui nous a été imposée de façon particulièrement brutale !

Au 1er janvier 2021, l’OAC est officiellement mise en place avec la publication des textes réglementaires et l’affectation des agents mais, dans les faits, c’est la plus grande pagaille qui règne pour construire de nouvelles organisations préfigurées dans la précipitation. Et qui subit cette impréparation ? Ce sont les agent.es ballottés d’un service à un autre, d’une direction métier au secrétariat général ou à la nouvelle délégation.

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Communiqué de SUD Culture Loiret / DRAC Val de Centre

Revendications SUD Culture Solidaires Loiret / Drac Centre Val de Loire:

  1. Assurance chômage annexes 8 et 10.
    Quelles que soient les aides accordées à la profession, il y aura toujours des exclus d’où la
    nécessité pour les intermittents du spectacle du report de la date du maintien de nos droits
    prévue jusqu’au 31 août 2021.
    Le maintien des droits doit tenir compte de la période d’incapacité de travailler même
    partielle, plus 1 an.
    La date fixée arbitrairement au 31 août 2021 n’avait un véritable intérêt que si l’ensemble du secteur pouvait reprendre une activité normale au 1er septembre 2020, ce qui n’est pas le cas.
    Les potentiels nouveaux entrants sont exclus de fait du système dit de l’année blanche et se retrouvent sans aucune ressources. Le seuil d’accès aux annexes 8 et 10 doit être abaissé de toute urgence pour ces catégories de salariés.

Communiqué complet :

Grève avant liquidation à la librairie du Mucem !

Le Mucem et sa librairie ont beau être fermés, la section syndicale Sud Culture Solidaires pour les librairies Maupetit et du Mucem appelle néanmoins à la grève !

En effet, depuis plusieurs mois et entre deux confinements, les salarié·e·s de la librairie du Mucem travaillent dans des conditions très pénibles : rumeurs de fermeture définitive, départs non remplacés, mépris permanent de la direction, etc.

Actes Sud a décidé pour des raisons financières de se débarrasser de la librairie du Mucem, rattachée à la librairie Maupetit et filiale du groupe Actes Sud. Cela permettra à Maupetit de se retrouver plus rapidement à l’équilibre puis de dégager des bénéfices.

Rien de très original malheureusement ! Les salarié·e·s ne sont que des variables d’ajustement au gré des choix des actionnaires.

Alors que les libraires viennent d’apprendre qu’un repreneur arrivait d’ici quelques mois, Sud Culture appelle donc à la grève (cf. courrier ci-dessous) et demande notamment que les salarié·e·s soient traité·e·s correctement et respecté·e·s, que des conditions de départ soient proposées aux personnes qui ne souhaitent pas travailler dans une boutique de produits dérivés puisque la librairie de fond c’est fini.

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Le « nouveau monde » de la médiation culturelle : toujours plus avec moins !

Section SUD Culture de la RMN-GP

Alors que le monde de la culture traverse une crise sans précédent du fait de la pandémie COVID, la Rmn-GP négocie, avec le Louvre et le musée d’Orsay-Orangerie, les nouvelles conventions encadrant l’activité de visite-conférence, valable pour la période 2020-2025. A cette occasion, les musées posent certaines conditions : tester de nouveaux formats de médiation. Loin de représenter des perspectives positives pour l’activité, SUD Culture Rmn-GP les considère comme porteurs de dégradations des conditions de travail.

Au musée du Louvre : une journée de marathon à la vitesse du sprint 

Visite scolaire d’une heure au lieu d’une heure et demi : cette demande s’accompagne d’une nouvelle exigence : passer à quatre prises en charge de groupes par jour, au lieu de trois. Le public scolaire représentant 80% des publics de conférences au Louvre, la journée à quatre prises en charge deviendra donc la norme au musée du Louvre.

6 micro-visites d’exposition sur 3 heures : Les conférencier.es prendraient en charge 6 groupes sur 3 heures pour 20 minutes de visite, dans l’exposition temporaire. Le Louvre ne proposerait ce type de visite que pour les premiers samedi du mois, dont la nocturne est gratuite. Les conférencier.es ne serait alloué.es qu’à cette prestation.

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