Prière de risquer votre santé en silence et avec discernement

SUD Culture Louvre

Voir Paris et mourir ? Maintenant c’est possible devant la Joconde et sous l’œil bienveillant de la direction du Musée du Louvre. Pire encore, travailler dans la Salle des États et risquer sa vie : une surprise des plus palpitantes qu’offre la direction du musée en guise de cadeau de fêtes à ses agent-es.

[Pétition] Non aux fermetures des librairies MK2 Quai de Loire & MK2 Bibliothèque !

«C’est dans les salles obscures que naissent les citoyens éclairés» (Slogan campagne de publicité MK2)

Mais pas que ! En effet, le 5 octobre 2005, Marin Karmitz mise sur la culture pour dynamiser le quartier Jaurès dans le 19e arrondissement et ouvre sa propre librairie à côté du cinéma MK2 quai de Loire. Au même titre que leurs collègues du MK2 bibliothèque avant eux, les libraires et DVDaires ont contribué à ce projet culturel et ont tenu à faire de ce lieu une référence pour le quartier et ses habitants ; un lieu de rassemblement, d’échanges, de découverte et convivialité. Pourtant, le 18 octobre 2021, les salariés des boutiques MK2 quai de Loire et Bibliothèque ont appris la fermeture définitive de leur lieu de travail. Malgré l’attachement des habitants du quartier et des salariés à cet endroit (qui jusque là se portaient bien), ils ont été condamnés à disparition par le biais de la sous- traitance.

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Solidarité avec les salarié-es d’Arteum-MK2 en grève !

Communiqué SUD Culture 13

Les diverses inquiétudes que le syndicat Sud Culture a exprimé au printemps 2021 concernant le transfert de la librairie du Mucem d’Actes Sud à Arteum n’ont pas disparu, loin s’en faut.

Après six mois de fonctionnement de la nouvelle libraire- boutique du Mucem la crainte qu’il se passe au Mucem ce qui s’est passé dans les librairies parisiennes reprises par Arteum, soit : sabordage de l’activité librairie, perte de sens et d’autonomie pour les
libraires, management délétère, etc., est confirmée.

[Paris] Grève des salariés de l’animation des 14 et 15 décembre !

Rendez-vous Mercredi 15 à 13H : Rassemblement devant le Ministère de l’Éducation, 110 rue de Grenelle, métro Solférino, RER Musée d’Orsay.

Pour rappel, les métiers de l’animation participent à la culture, à l’éducation, à la citoyenneté pour une société plus solidaire.

Comme tous les métiers au service de la population (services publics, associations, … ), ils participent de la bonne santé physique et psychique des citoyens.

Ils sont une formidable opportunité de développement économique durable génératrice de milliers d’emplois.

Ne pas respecter les travailleur-ses de l’animation, c’est ne pas respecter les publics qu’ils animent et qui bénéficient de leur travail, enfants, jeunes, séniors, familles soit l’ensemble de la population.

Pourtant ils sont très mal payés, peu reconnus socialement, souvent méprisés !

Il est donc temps que cela change ! En 2022 mobilisons nous et ne lâchons rien !

Toutes et tous en grève pour nos droits, nos métiers, nos conditions de travail !

Pour toute précision, consultez le site du Collectif France animation en lutte !

Solidarité avec les travailleurs sans-papiers en grève au café Marly au Louvre

Intersyndicale Culture CGT – FSU – SUD

La café Marly est un restaurant du groupe Costes situé dans l’enceinte du Louvre. Le groupe Costes emploie depuis plusieurs années des travailleurs sans-papiers dans l’indifférence de nos dirigeants.

Lundi matin, des travailleurs sans-papiers de ce restaurant se sont mis en grève pour exiger leur régularisation. Lundi soir, le groupe Costes s’est engagé à envoyer dans la soirée le projet de protocole de fin de grève. En réalité mardi, rien n’avait avancé.

Pire, selon toute vraisemblance, c’est à la demande des dirigeants du Café Marly qui ne reculent donc devant aucune vilénie que les forces de l’ordre sont intervenues pour faire évacuer les salariés grévistes et leurs soutiens rassemblés devant le Café Marly sur le parvis de la pyramide du Louvre.

Toutefois, les grévistes ne se sont pas laissé intimider. Ils ont repris la place rapidement.

Les méthodes employées par le groupe Costes dont fait partie le Café Marly en disent long sur la teneur du dialogue social que ces patrons entendent conduire au sein de leur établissement. Preuve en est l’obstination dont ils ont fait montre hier pour ne pas négocier un protocole de fin de conflit portant la régularisation des travailleurs sans-papiers sans lesquels le Café Marly ne pourrait tout simplement pas fonctionner.

Les organisations CGT-Culture, Snac-FSU et SUD Culture, en signe de solidarité avec ces travailleurs sans-papiers du café Marly ont décidé de ne pas siéger au comité technique ministériel convoqué ce matin. Ces salariés doivent bénéficier des mêmes droits que leurs collègues.

Nos organisations pèseront par conséquent de tout leur poids pour obtenir la reprise des négociations et la satisfaction des revendications des salariés sans-papiers du Café Marly.

La Charte sociale du ministère de la Culture, qui concerne donc les salarié-e-s des entreprises extérieures travaillant sur les sites du ministère et de ces établissements, signée entre nos organisations et le ministère de la Culture en 2015, est fondée sur la reconnaissance de la responsabilité sociale du ministère dans toutes ses composantes. Il faut qu’elle soit pleinement appliquée !

En l’occurrence, la ministre, son cabinet, ainsi que le secrétaire général ont été informés de ce conflit au plus vite. Il est donc de leur responsabilité d’intervenir pour que les grévistes obtiennent satisfaction.

Pour rappel, les revendications des salariés sont simples : 

  • La régularisation de l’ensemble des salariés sans-papiers se traduisant par un contrat de travail à durée indéterminée ;
  • La mise place des attestations de concordance et la délivrance des Cerfa ;

Le respect des qualifications et le maintien de l’ancienneté des salariés avec leur positionnement au niveau et à l’échelon correspondants de la grille salariale de la convention collective nationale des hôtels cafés et restaurants ;                                           

  • La régularisation des salaires pour toute la période de l’activité partielle ;
  • L’engagement du groupe Costes de régulariser tout salarié qui serait en situation irrégulière en son sein ;
  • Le paiement de tous les jours de grève effectués.

La responsabilité de la ministre et de son cabinet est engagée. Roselyne Bachelot-Narquin ne peut en effet tolérer que de telles pratiques, iniques et inhumaines, prospèrent au sein de son ministère.

Paris, le 27 octobre 2021